Commvault figure pour la quinzième année consécutive dans le quadrant des leaders du Magic Quadrant Gartner 2026 pour les plateformes de sauvegarde et de protection des données, publié le 29 juin. Une longue série qui dit quelque chose sur la solidité de l’offre, mais qui ne suffit pas à résumer ce que la société cherche à faire en 2026 : sortir du simple rôle de fournisseur de sauvegarde pour s’affirmer comme une plateforme de résilience opérationnelle.
La distinction n’est pas cosmmétique. Quand une entreprise subit un ransomware, une panne majeure ou une compromission d’identité, la question utile n’est plus « avons-nous une sauvegarde ? » mais « en combien de temps retrouvons-nous notre fonctionnement normal, et sur quels systèmes ? ». C’est ce changement de perspective qui structure aujourd’hui l’offre de Commvault.
ResOps : résilience opérationnelle comme discipline
Commvault fédère ses capacités sous le cadre des Resilience Operations (ResOps), qui combine protection des données, sécurité des identités, réponse aux cyberattaques et préparation aux incidents liés à l’IA. L’objectif est de réduire les délais de récupération et de simplifier la gestion dans des organisations qui ne fonctionnent plus dans un seul environnement.
Une grande entreprise typique mélange aujourd’hui des serveurs on-premise, plusieurs clouds publics, des dizaines d’applications SaaS, des outils IA et des dépôts de code. Protéger tout cela avec des produits isolés crée des angles morts et alourdit la réponse en cas d’incident. La promesse de ResOps est de traiter ce périmètre distribué comme un tout cohérent.
Cette approche rencontre un contexte où les attaques deviennent plus sophistiquées. Comme le montrent les données de Kaspersky sur les brèches non détectées, 52 % des compromissions graves en 2025 n’ont été identifiées qu’après plus de 90 jours. La sauvegarde seule ne répond pas à ce problème ; la visibilité sur l’état réel du système et la vitesse de récupération, oui.
Commvault Cloud Unity étend la couverture aux nouvelles charges SaaS
La dernière version de Commvault Cloud Unity ajoute la protection de charges de travail modernes : Azure Databricks lakehouse, GitHub, GitLab, BigQuery et monday.com. Ces ajouts répondent à une réalité que beaucoup d’entreprises découvrent trop tard : leurs données critiques ne sont plus dans des bases de données relationnelles et des fichiers sur serveur, mais dispersées entre des dizaines de services SaaS et plateformes cloud.
Commvault a aussi intégré la technologie de sécurité et d’analyse de risques de Satori. L’objectif : améliorer la visibilité sur les informations sensibles, identifier où elles résident, comment elles sont utilisées et quels risques elles portent. Ce type de cartographie devient un prérequis dans les environnements soumis à des exigences de conformité (RGPD, NIS2, exigences sectorielles bancaires ou médicales).
La protection des identités, le point aveugle de la sauvegarde classique
Le support d’Okta dans la plateforme illustre un changement plus profond. La plupart des incidents de sécurité graves ne commencent pas par la destruction de fichiers : ils passent d’abord par la compromission d’un compte, l’abus d’une permission ou un accès non autorisé à un système critique. Protéger les données sans protéger les identités qui y donnent accès, c’est laisser une porte ouverte.
Pranay Ahlawat, Chief Technology and AI Officer de Commvault, le dit clairement : les organisations ont besoin de confiance pour protéger les informations critiques, sécuriser les identités, et se remettre rapidement en cas d’interruption. Avec les systèmes d’IA qui s’ajoutent à l’équation, la récupération doit aussi couvrir les applications et les données liées à ces modèles.
Ce que le Magic Quadrant dit — et ce qu’il ne dit pas
La position de Commvault en haut à droite du quadrant Gartner reflète à la fois sa capacité d’exécution et l’étendue de sa vision. Mais comme le précise Gartner lui-même, le Magic Quadrant n’est pas une recommandation d’achat directe. C’est un outil d’analyse du marché qui doit être croisé avec les besoins techniques, budgétaires et réglementaires spécifiques de chaque organisation.
Le marché est concurrentiel. Veeam, Cohesity, Dell Technologies et Rubrik visent eux aussi le même périmètre. La différence se joue de moins en moins sur la seule couverture de sauvegarde et de plus en plus sur la vitesse de récupération vérifiable, l’intégration avec les outils SIEM et SOAR, et la capacité à couvrir les nouvelles charges SaaS et IA. Sur ce terrain, la réponse conjointe de NetApp et Cisco face au ransomware dans le stockage montre que d’autres acteurs avancent vite.
Questions fréquentes
Pourquoi Commvault est-il leader Gartner pour la 15e année consécutive ?
Gartner évalue les fournisseurs sur leur capacité d’exécution et l’étendue de leur vision. Commvault cumule une plateforme mature, une couverture étendue des environnements hybrides et une évolution continue vers la résilience opérationnelle (ResOps), ce qui lui maintient une position de tête depuis 2012.
Qu’est-ce que ResOps ?
ResOps (Resilience Operations) est le cadre de Commvault qui combine protection des données, sécurité des identités, récupération après cyberattaque et préparation aux risques IA dans une approche unifiée, plutôt qu’en produits isolés.
Quelles nouvelles charges Commvault Cloud Unity protège-t-il en 2026 ?
La plateforme étend la protection à Azure Databricks lakehouse, GitHub, GitLab, BigQuery et monday.com, en plus des environnements on-premise et cloud traditionnels déjà couverts.
Pourquoi Commvault supporte-t-il maintenant Okta ?
Parce que la majorité des incidents graves commencent par une compromission d’identité, pas par une destruction de fichiers. Protéger les données sans sécuriser les identités qui y accèdent laisse un angle mort critique dans la chaîne de résilience.
Le Magic Quadrant Gartner est-il une recommandation d’achat ?
Non. Gartner précise explicitement que le Magic Quadrant est un outil d’analyse de marché, pas une recommandation directe. Chaque organisation doit croiser les résultats avec ses propres besoins techniques, budgétaires et réglementaires avant de choisir un fournisseur.
Fuente: Commvault