Canalink complète 553 kilomètres de câble sous-marin pour renforcer le réseau des Canaries

Canalink complète 553 kilomètres de câble sous-marin pour renforcer le réseau des Canaries

Canalink a récemment achevé le déploiement en mer profonde du projet Atlantique, avec la dernière insertion d’ancrage prévue à Playa Blanca, à Lanzarote. Le navire câblier Teliri a donc terminé les opérations de pose qui lui étaient assignées dans le cadre de cette initiative, avec un total de 553 kilomètres de câbles sous-marins déployés pour renforcer les connexions entre La Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote.

Les clés d’Atlantique en 20 secondes

  • Canalink a déployé 553 kilomètres de câble sous-marin entre les îles orientales.
  • Le projet relie La Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote par le biais de deux tracés distincts.
  • Le budget s’élève à 34 millions d’euros, dont 23 millions proviennent des fonds CEF Digital.
  • Le déploiement maritime est terminé, mais des travaux terrestres et plusieurs ancrages restent encore à réaliser.
  • Ce réseau vise à augmenter la capacité et à offrir des routes de secours en cas d’incidents.

Le projet Atlantique entre désormais dans une nouvelle phase. Bien que la pose du câble en eaux profondes ait été achevée, il reste encore à réaliser diverses interventions sur terre afin de relier l’infrastructure sous-marine au réseau de télécommunications et de préparer sa mise en service.

Canalink est une entreprise publique dépendant du Cabildo de Tenerife, via l’Institut Technologique et des Énergies Renouvelables (ITER). La société développe ce projet dans le but de renforcer la connectivité entre les îles orientales et d’augmenter la capacité des communications dans l’archipel.

Les 553 kilomètres de câble déployés équivalent, selon la société, à près de 1 300 terrains de football. Cette donnée donne une idée de l’ampleur physique de cette infrastructure qui sera installée sous la mer, puis intégrée avec les stations et canalisations terrestres.

Deux tracés pour relier les îles orientales

Atlantique prévoit deux parcours distincts. Le tracé oriental relie Ojos de Garza, à La Gran Canaria, à Puerto del Rosario, à Fuerteventura, ainsi qu’à Playa Honda, à Lanzarote.

Le tracé occidental relie Barranco de Tenoya, également à La Gran Canaria, à Corralejo, à Fuerteventura, puis à Playa Blanca, à Lanzarote. Ce dernier point a été le dernier lieu d’ancrage réalisé par le Teliri dans le cadre des travaux de déploiement en eaux profondes.

Cette configuration permet de créer de nouvelles routes de communication entre les îles et d’augmenter la capacité disponible. Par ailleurs, Canalink envisage cette infrastructure comme une manière d’améliorer la résilience des communications en disposant de routes alternatives en cas d’incidents sur l’un des liens.

Le projet inclut également la branche de Costa Calma, déployée précédemment, qui permet d’ajouter un point de connexion supplémentaire avec Fuerteventura. Cette opération a bénéficié du financement du Ministère de la Transformation Digitale et de la Fonction Publique dans le cadre du Plan de Récupération, de Transformation et de Résilience.

Le travail en mer a nécessité l’intervention du navire câblier Teliri, accompagné d’embarcations auxiliaires et d’équipements spécialisés. Avec la finalisation de l’amarrage à Playa Blanca, le bateau a terminé tous les travaux de pose prévus dans le cadre du projet Atlantique, selon Canalink.

Pour Rubén Molowny, PDG de la société, la fin des opérations du Teliri marque le passage à une autre étape du projet, centrée sur la réalisation des infrastructures terrestres nécessaires. Le directeur a également souligné la complexité technique et logistique de l’installation de centaines de kilomètres de câble sous-marin.

Encore des travaux à réaliser avant la mise en service du réseau

La fin du déploiement en mer ne signifie pas que le projet Atlantique soit déjà opérationnel. Canalink doit encore réaliser diverses interventions pour connecter les câbles à l’infrastructure terrestre.

Parmi les travaux à venir figurent les terminaux en terre (« shore-end »), qui consistent à acheminer le câble sous-marin jusqu’à la terre à Ojos de Garza, Tinoca et Corralejo. Deux forages sont également prévus, un à La Gran Canaria et un autre à Fuerteventura, ainsi que la pose de canalisations enterrées pour achever les parcours terrestres.

Le projet prévoit aussi la mise en place des stations de télécommunications ou CLS (Cable Landing Stations) associées à chacun des sept points d’ancrage. Ces installations sont indispensables pour relier physiquement le système sous-marin aux réseaux terrestres et finaliser l’infrastructure avant sa mise en service.

Ainsi, les 553 kilomètres de câble représentent la fin de la phase de déploiement en mer, mais ne constituent pas la fin d’Atlantique. La prochaine étape consistera à finir les raccordements terrestres et à préparer les installations pour intégrer la nouvelle capacité dans le réseau de communication.

Le projet dispose d’un budget total de 34 millions d’euros. Sur cette somme, 23 millions sont financés par l’Union Européenne par le biais du programme CEF Digital, destiné à soutenir les infrastructures numériques stratégiques.

L’envergure européenne de ce projet souligne aussi l’importance des connexions sous-marines pour les territoires insulaires. Pour les Canaries, ces liens par câble permettent d’établir des communications à haute capacité entre les îles et avec l’extérieur, et la présence de routes alternatives peut contribuer à diminuer la dépendance à une seule route.

Canalink fournit actuellement des services de connectivité à des opérateurs comme Vodafone, MasOrange et Maroc Telecom, entre autres. La société est contrôlée par le Cabildo Insular de Tenerife et concentre ses activités sur les infrastructures et solutions de télécommunications sous-marines.

L’achèvement du déploiement Atlantique ajoute une nouvelle infrastructure à ce réseau. La prochaine étape consistera à finaliser les travaux terrestres dans les différents points d’ancrage et à équiper les stations de télécommunications pour que les câbles sous-marins déployés soient connectés aux réseaux terrestres.

Pour l’archipel, ce projet représente une infrastructure conçue pour répondre à la croissance des besoins numériques de La Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote. La capacité réelle que cette nouvelle infrastructure apportera dépendra toutefois de l’achèvement des installations terrestres et de leur mise en service ultérieure.

Questions fréquentes

Combien de kilomètres de câble sous-marin Canalink a-t-il déployé ?

Le projet Atlantique totalise 553 kilomètres de câble sous-marin déployés entre La Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote.

Quelles îles relie le projet Atlantique ?

Atlantique prévoit des connexions entre La Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote, avec deux parcours distincts : oriental et occidental.

Quel est le coût du projet Atlantique ?

Le budget total s’élève à 34 millions d’euros, financés à hauteur de 23 millions par l’Union Européenne via le programme CEF Digital.

Le nouveau câble sous-marin est-il déjà en service ?

Pas encore. Canalink a terminé le déploiement maritime, mais il reste encore des travaux de shore-end, des forages, des canalisations enterrées et des interventions dans les stations de télécommunications avant que l’infrastructure ne soit prête à fonctionner.

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