Templus porte son centre de données de Valence à 4 MW à Paterna

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Templus va multiplier par quatre la capacité de son centre de données dans le Parc Technologique de Paterna. L’installation passe de 1 MW à 4 MW de puissance IT, et ses salles informatiques passent de 400 à plus de 1 600 mètres carrés. L’inauguration a été marquée par la présence de la conseillère régionale à l’Industrie Marian Cano, du VP Customer Success de Templus Jaime Ciudad, et de la directrice de Spain DC Begoña Villacís. Pour la Communauté Valenciana, le signal est clair : Valence veut exister sur la carte européenne des centres de données, et pas uniquement comme destination touristique.

L’installation sera certifiée Tier III, un standard qui garantit la redondance et la maintenance sans interruption totale du service. C’est le niveau de référence pour les entreprises qui hébergent des charges critiques et ne peuvent pas se permettre de temps d’arrêt non programmé. Cano a qualifié les centres de données d' »infrastructures critiques pour le fonctionnement d’une économie avancée » et les a placés dans la même ligne que la compétitivité industrielle, la santé, le tourisme et l’intelligence artificielle.

Paterna, nœud numérique méditerranéen en devenir

L’emplacement dans le Parc Technologique de Paterna n’est pas neutre. La zone concentre une activité économique dynamique, une bonne connectivité, un vivier de talents technologiques et une proximité avec un tissu industriel diversifié. Pour Templus, Paterna correspond à son modèle de centres de données régionaux : des installations près de l’activité économique, qui offrent colocation, connectivité avancée, haute disponibilité et support pour des environnements hybrides.

Jaime Ciudad a défendu lors de l’inauguration que la numérisation de l’Espagne « doit passer par la Communauté Valenciana » et a mis en avant le potentiel de la région pour devenir l’un des principaux hubs technologiques de la Méditerranée. La tendance est là : les centres de données ne se concentrent plus uniquement dans de grands nœuds hyperconnectés. Ils s’étendent vers des régions où entreprises, administrations et opérateurs ont besoin de latence réduite, de souveraineté des données et de capacités locales. C’est la même logique qui pousse AWS à développer sa région cloud en Aragon avec des sous-stations propres, un peu plus au nord de Valence.

La demande en services cloud, la digitalisation des entreprises et l’expansion de l’IA génèrent une pression croissante sur l’infrastructure physique. Dans ce contexte, Valence cherche à se positionner comme nœud complémentaire à Madrid, Barcelone et d’autres pôles européens, sans tenter de les remplacer mais en capturant des workloads régionaux qui n’ont pas besoin de migrer vers un grand hub distant.

Durée, eau et solaire : ce que Templus promet côté environnement

L’expansion a été présentée avec un volet durabilité détaillé. Selon les informations de la Generalitat, le centre fonctionnera à 100 % avec de l’énergie renouvelable, disposera d’un système de circuit fermé de l’eau et d’une centrale photovoltaïque propre pour l’autoconsommation. Dans un secteur de plus en plus surveillé pour sa consommation électrique et thermique, ces engagements deviennent des critères d’éligibilité, pas seulement des arguments marketing.

Le circuit fermé de l’eau est particulièrement pertinent dans le contexte méditerranéen. La réfrigération est l’un des enjeux majeurs des data centers, surtout dans des régions où les étés sont chauds et le stress hydrique existe. Des designs qui réduisent ou recyclent la consommation d’eau améliorent la compatibilité de l’installation avec son territoire. Ce n’est pas un détail : c’est l’un des éléments qui conditionne les autorisations réglementaires futures. Et comme l’Europe l’a appris avec le cloud IA et les contraintes d’électricité, les limites physiques et réglementaires peuvent freiner des projets bien financés.

L’énergie renouvelable à 100 % et l’autoconsommation photovoltaïque ne résolvent pas tous les problèmes énergétiques, mais ils réduisent l’empreinte opérationnelle et offrent une prévisibilité utile pour une infrastructure qui doit fonctionner 24h/24. À mesure que la demande en IA et en densité par rack augmente, l’efficacité énergétique devient une condition opérationnelle, bien au-delà du simple argument d’image.

Un réseau européen axé sur la proximité

Templus se présente comme un réseau européen de centres de données régionaux, avec des installations en Espagne, au Royaume-Uni, en France, en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suisse. Son offre tourne autour de la proximité, de l’interconnexion, de la souveraineté des données et de la préparation aux workloads IA. Le réseau couvre Madrid, Barcelone, Valence, Lisbonne, Londres, Paris, Milan, Amsterdam, Copenhague, Leeds et Zurich.

Tous les clients ne cherchent pas à déployer leurs données dans un immense campus hyperscale. Beaucoup préfèrent une infrastructure proche, connectée, gérée selon des standards homogènes. C’est particulièrement vrai pour les entreprises à présence régionale, les fournisseurs technologiques, les administrations, et les projets combinant cloud privé, colocation, communications et accès à plusieurs opérateurs.

Pour la Communauté Valenciana, cette extension représente aussi une opportunité économique. Une capacité locale accrue peut aider les secteurs automobile, logistique, santé, tourisme intelligent, industrie avancée ou IA à accéder à des infrastructures de haute disponibilité, sans délocaliser toute leur opération numérique vers d’autres régions. Cela ne remplace pas les grands hubs, mais renforce l’autonomie technologique du territoire.

Ce que ce projet change réellement pour Valence

La réussite dépendra de l’exécution et du profil des clients attirés. La puissance et la superficie comptent, mais la valeur réelle d’un centre de données repose aussi sur sa connectivité, ses opérateurs partenaires, ses accords d’interconnexion, sa sécurité, son support technique et sa capacité à s’intégrer dans des architectures hybrides. Sur ce terrain, la compétition entre fournisseurs régionaux et grandes plateformes cloud est sérieuse.

L’enjeu pour Templus n’est plus seulement d’accumuler de la capacité, mais de montrer qu’un modèle régional peut répondre aux besoins d’une économie digitale qui se décentralise. Valence, avec sa position géographique et son tissu économique, a des atouts réels. L’extension à 4 MW positionne Paterna comme une pièce plus visible de cette dynamique européenne.

Questions fréquentes

Que vient d’annoncer Templus à Valence ?

Templus quadruple la capacité de son centre de données dans le Parc Technologique de Paterna, passant de 1 MW à 4 MW de puissance IT et de 400 à plus de 1 600 mètres carrés de salles informatiques.

Que signifie la certification Tier III pour ce centre de données ?

Tier III garantit la redondance et la possibilité d’effectuer des maintenances sans interruption totale du service. C’est le standard de référence pour les entreprises qui hébergent des charges critiques et ne peuvent pas accepter de temps d’arrêt non programmé.

Quelles mesures de durabilité prévoit l’installation ?

Le centre de Paterna fonctionnera à 100 % avec de l’énergie renouvelable, disposera d’un système de circuit fermé de l’eau pour la réfrigération et d’une centrale photovoltaïque pour l’autoconsommation.

Dans quels pays Templus est-il présent ?

Templus opère un réseau européen de centres de données régionaux en Espagne, au Royaume-Uni, en France, en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suisse.

Pourquoi Paterna est-elle choisie pour cette extension ?

Le Parc Technologique de Paterna offre une connectivité élevée, un vivier de talents technologiques, une proximité avec l’activité économique valencienne et une accessibilité pour les entreprises régionales qui préfèrent une infrastructure proche de leurs opérations.

Fuente: Generalitat Valenciana (GVA)

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