Téléfónica et NOS signent une alliance 5G pour la défense et la sécurité

Téléfónica et NOS signent une alliance 5G pour la défense et la sécurité

Telefónica et l’opérateur portugais NOS Comunicações ont signé un mémorandum d’entente pour développer conjointement des capacités de connectivité avancée, des communications sécurisées et des services numériques dédiés à la défense et à la sécurité. L’accord, annoncé par Telefónica le 20/10/2026, a été signé lors de REPMUS 26, un exercice d’expérimentation de systèmes maritimes non habités se déroulant au Portugal, durant lequel les deux opérateurs ont intégré leurs réseaux 5G.

Les points clés de l’accord entre Telefónica et NOS dans le domaine de la défense en 30 secondes

  • C’est un mémorandum d’entente, sans montant, durée ni structure sociétaire précis pour le moment.
  • Ils explorent l’interopérabilité des réseaux, les communications sécurisées, le calcul en périphérie (edge computing), l’intelligence artificielle (IA) et la 5G avancée.
  • Ils étudieront aussi l’intégration avec les systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que les plateformes autonomes.
  • La signature a eu lieu lors de REPMUS 26, avec le soutien de la Marine espagnole et de la Marinha portugaise.
  • Les deux sociétés font partie du réseau ALAIAN, dédié aux solutions 5G.

Selon Telefónica, cet accord marque la fin d’une année de travail collaboratif entre les deux opérateurs. Leur objectif est d’offrir aux utilisateurs des secteurs de la défense et de la sécurité, en Union européenne et dans l’OTAN, des infrastructures de communication coordonnées des deux côtés de la frontière. Le communiqué ne mentionne pas de programme européen de financement ni de contrats spécifiques, il s’agit pour l’instant d’un cadre de collaboration, non d’un projet adjudiqué.

Ce que Telefónica et NOS vont explorer

Les domaines concernés sont nombreux : interopérabilité entre réseaux, communications sécurisées, calcul en périphérie (edge), intelligence artificielle (IA), 5G avancée et nouvelles architectures de connectivité. Ils incluent également l’intégration avec les systèmes de commandement et de contrôle des forces armées, les plateformes autonomes, ainsi que d’autres technologies émergentes. Les deux partenaires envisagent aussi de collaborer sur des technologies à double usage—civil et militaire—au travers d’écosystèmes d’innovation ouverte.

La démonstration concrète a été réalisée lors de REPMUS 26 (Robotic Experimentation and Prototyping with Maritime Unmanned Systems), un exercice dédié à l’expérimentation de véhicules et systèmes maritimes non habités. Lors de cet événement, Telefónica et NOS ont intégré leurs capacités 5G dans un environnement soutenu par la Marine espagnole et la Marinha du Portugal. Le communiqué ne précise pas les équipements utilisés ni les résultats obtenus.

Les deux opérateurs sont déjà partenaires via ALAIAN, un réseau rassemblant des entreprises et startups travaillant sur des solutions basées sur la 5G. Ce nouveau mémorandum permet de faire évoluer cette collaboration vers le secteur de la défense, un domaine auquel les opérateurs européens portent une attention accrue depuis que l’Union européenne et ses États membres ont accru leurs dépenses militaires et mis l’accent sur l’autonomie technologique.

Le rôle de Telefónica dans la défense

Pour Telefónica, cet accord s’inscrit dans sa stratégie d’expansion dans le secteur de la défense et de la sécurité, au sein de sa division d’entreprises, récemment restructurée pour diviser l’Espagne en trois unités et intégrer Telefónica Tech dans le segment B2B. Javier López Gutiérrez, directeur de la défense et de la sécurité chez Telefónica Espagne, souligne que « cet accord contribue à la souveraineté technologique de l’Europe » et que « il a été rendu possible grâce au soutien et à la collaboration de la Marine espagnole et de la Marinha du Portugal ». Selon lui, cette alliance « nous donne le meilleur accès pour que les forces de sécurité de l’État incorporent des technologies numériques ».

De son côté, João Ricardo Moreira, membre du conseil d’administration de NOS Comunicações, affirme que « cette collaboration revêt une importance particulière dans le contexte européen actuel ». Il ajoute que les nouveaux scénarios de défense et de sécurité « nécessitent des infrastructures numériques capables de fonctionner de manière coordonnée », même « au-delà des frontières nationales », pour « garantir des communications sécurisées, résilientes et interopérables ».

Avec ce mémorandum, deux opérateurs proches se positionnent comme des fournisseurs d’infrastructures de communication pour la défense européenne, secteur où la connectivité devient de plus en plus une capacité stratégique. Le communiqué ne précise cependant pas si cet accord aboutira à des contrats ou à des projets financés par des fonds européens.

Questions fréquentes

Que viennent de signer Telefónica et NOS ?

Un mémorandum d’entente visant à développer des capacités avancées de connectivité, des communications sécurisées et des services numériques pour la défense et la sécurité.

Qu’est-ce que REPMUS 26 ?

Un exercice d’expérimentation avec des systèmes maritimes non habités, organisé au Portugal. C’est lors de cet événement que l’accord a été signé, avec l’intégration par les deux opérateurs de leurs capacités 5G.

L’accord comprend-il des investissements ou des contrats ?

Non. Le communiqué ne mentionne ni montants, ni délais, ni contrats précis, ni programmes de financement spécifiques.

Quelles technologies seront explorées ?

L’interopérabilité des réseaux, les communications sécurisées, le calcul en périphérie, l’IA, la 5G avancée, l’intégration avec les systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que les plateformes autonomes.

Sources :

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