Muestras, 160 Go et racks Xeon 6+

Muestras, 160 Go et racks Xeon 6+

Intel a commencé à envoyer des échantillons à ses clients pour Crescent Island, sa GPU dédiée à l’inférence en intelligence artificielle (IA) pour les centres de données, qui sera désormais commercialisée sous le nom Intel GPU D-series. La société l’a annoncé lors du sommet OCP Global Summit, la conférence du Open Compute Project, le 12/10/2026, en même temps que de nouveaux modèles de racks équipés de processeurs Xeon 6+ et un pack logiciel destiné au déploiement d’agents IA sur leur matériel.

Les points clés d’Intel lors de l’OCP Global Summit en 20 secondes

  • La GPU D-series (Crescent Island) est actuellement en phase d’échantillonnage, aucune date de sortie pour le grand public n’a été annoncée.
  • La carte PCIe d’Intel dispose de 160 Go ; les 480 Go seront réservés aux configurations des partenaires manufacturiers.
  • Intel présente des racks Xeon 6+ équipés de plus de 46 000 cœurs et de 133,45 kW de puissance.

L’élément central de cette annonce est l’inférence. Intel affirme que l’arrivée d’agents IA, qui chainent de nombreux appels à des modèles pour accomplir une tâche, déplace le poids des coûts depuis l’entraînement vers l’exécution en production, et que cette charge est mieux répartie entre différents types de processeurs et d’accélérateurs plutôt que sur une seule sorte de puce. C’est la thèse que la société a déjà défendue lors de Computex et de Hot Chips, et qui est maintenant concrétisée par un produit en main de ses clients.

La GPU D-series et la nuance des 480 Go

Crescent Island repose sur l’architecture graphique Xe3P, conçue pour l’inférence avec une grande mémoire, et non pour l’entraînement de modèles. Selon Intel, elle offre une bande passante mémoire de 1,5 To/s et 1,3 pétaflops en précision FP8, avec une consommation de 350 W dans une carte PCIe standard refroidie par air. La société assure qu’une seule carte peut exécuter des modèles jusqu’à 300 milliards de paramètres, et qu’un système avec huit GPU peut gérer des modèles dépassant le billion.

L’aspect à surveiller dans les petites lignes concerne la mémoire. Intel continue d’évoquer jusqu’à 480 Go de LPDDR5X, chiffre que nous avons noté lorsque Intel a dévoilé les premiers détails de Crescent Island, mais une note en bas de page précise que sa propre carte PCIe est équipée de 160 Go. Les 480 Go seront une option pour les cartes conçues par les fabricants partenaires (ODM). Pour ceux qui comparent avec d’autres GPU d’inférence, cette différence est importante : la valeur maximale n’est pas celle de la carte de référence.

L’option LPDDR5X plutôt que mémoire HBM suit la même logique qu’Intel a déjà expliquée : elle est moins coûteuse, plus facile à se procurer en pleine pénurie de HBM, et suffisante pour des charges où la capacité importe plus que le débit extrême. Intel vise des services d’IA partagés entre plusieurs clients, des tâches avec des contextes longs, et des applications sensibles à la latence, telles que la robotique. Les chiffres de performance mentionnés sont des spécifications du fabricant ; le disclaimer indique que les résultats dépendent de la configuration et aucune preuve concrète n’est encore fournie.

Racks Xeon 6+ et logiciels pour agents

Concernant les processeurs, Intel a présenté, en partenariat avec ses fournisseurs, des configurations de racks basées sur Xeon 6+, dont plusieurs respectent la norme Open Rack v3 (ORv3) du Open Compute Project. Certaines configurations dépassent 46 000 cœurs par rack, avec une consommation totale de 133,45 kW, une densité qui nécessite des infrastructures préparées à supporter des charges électriques bien supérieures à celles d’un rack traditionnel. La note ne précise pas les fabricants proposant ces configurations.

Quant au logiciel, Intel propose l’outil AI for Enterprise Agent Toolkit, un ensemble d’outils pour orchestrer des applications avec des agents IA fonctionnant sur Xeon, avec une extension prévue pour ses GPU, sans date de sortie. La société annonce également un support dès le lancement pour Muse Glimmer, le modèle de Meta, ainsi qu’une plateforme logicielle commune, Xe, pour la mobilité des charges entre différents GPU. Intel rappelle aussi avoir effectué 116 contributions au Open Compute Project depuis 2011, dont une au groupe de travail Open Adapter Card, qui définit un format standard de carte accélératrice intégrée au rack.

Ce que dit Intel

Nicolas Dubé, vice-président exécutif du groupe systèmes et solutions pour centres de données, souligne que « les modèles ouverts élargissent les options dont disposent les entreprises pour déployer l’IA » et que les structures doivent fournir une infrastructure capable d’allouer à chaque charge le type d’intelligence adapté. Anil Nanduri, vice-président produits IA, ajoute que « l’inférence devient la charge de travail qui définit l’IA ». Kevork Kechichian, vice-président exécutif et directeur général du groupe centres de données, estime que la réussite dépend d’une infrastructure ouverte et hétérogène, plutôt que d’un composant unique. En août, nous avions évoqué comment Intel préparait Diamond Rapids et Crescent Island pour l’ère des agents IA.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Intel GPU D-series ?

C’est la marque commerciale de Crescent Island, la GPU d’Intel destinée à l’inférence IA dans les centres de données, basée sur l’architecture Xe3P et dotée de mémoire LPDDR5X.

Quelle est la capacité mémoire de la GPU D-series ?

La carte PCIe d’Intel possède 160 Go. Les fabricants partenaires pourront proposer des cartes jusqu’à 480 Go de LPDDR5X.

Quand pourra-t-on acheter Crescent Island ?

Intel a uniquement confirmé l’envoi d’échantillons à ses clients. Aucune date de disponibilité générale ni de prix n’ont été communiquées.

Quelle est la consommation électrique des racks Xeon 6+ présentés par Intel ?

Certaines configurations dépassent 46 000 cœurs par rack avec une consommation totale de 133,45 kW, selon Intel.

Sources :

le dernier