KillEXIF dispose désormais d’une application native pour Windows et macOS : un outil qui supprime tous les métadonnées cachées des photos, PDF, documents Office, audio et vidéo, sans avoir à uploader quoi que ce soit sur Internet. La version 1.0.1, publiée le 24/09/2026, est la première à être disponible simultanément sur le Mac App Store et la Microsoft Store, complétant ainsi la plateforme web gratuite proposée par le projet sur son site. L’application analyse chaque fichier, indique en langage clair les informations qu’il révèle, puis efface ces données sans compresser à nouveau l’image ni altérer le contenu.
Les points clés de KillEXIF pour Windows et Mac en 20 secondes
- Supprime les métadonnées des photos, PDF, documents Office, audio, vidéo et ZIP en local, sans serveurs ni comptes.
- Compatible avec macOS 14 ou supérieur et Windows 11.
- La version gratuite nettoie JPEG, PNG, GIF et fichiers Office.
- La version Pro ajoute PDF, HEIC, vidéos, dossiers surveillés et traitement par lots pour 99,99 euros ou 9,99 euros par an.
Les métadonnées sont des informations intégrées dans un fichier, invisibles à l’œil nu. Une photo prise avec un smartphone peut contenir la géolocalisation GPS, la date, l’heure et le modèle de l’appareil. Un document Word ou PDF inclut souvent le nom de l’auteur, la société et le dernier éditeur. Peu de gens vérifient ces données avant d’envoyer un fichier à un client, de le publier en ligne ou de le partager sur un forum, ce qui pose un problème potentiel.
Ce que révèlent les métadonnées et pourquoi elles constituent un risque pour la sécurité
Sur une photo, la donnée la plus sensible est la localisation. Le smartphone enregistre les coordonnées géographiques précises de chaque image ou vidéo, avec une marge de quelques mètres. Une simple photo du salon partagé peut indiquer l’adresse exacte. Avec plusieurs images horodatées, il est aussi possible de déduire des routines : à quelle heure quelqu’un quitte la maison, ou où il se trouve habituellement l’après-midi. Le cas le plus célèbre est celui de John McAfee, retrouvé en 2012 au Guatemala après qu’un magazine ait publié une photo de lui sans effacer ses données GPS.
Pour les documents, la menace est différente. Les fichiers Word, Excel, PowerPoint ou PDF peuvent contenir le nom de l’auteur, la société, la dernière modification, la date de création, la version du logiciel utilisé, etc. En 2003, un rapport secret du gouvernement britannique sur l’Irak a été dévoilé par le biais du historique de révisions caché dans un document Word, révélant des noms d’utilisateur des éditeurs.
Pour une entreprise, ces informations ne sont pas anodines. Les identifiants internes et noms d’employés peuvent servir à monter des attaques de phishing plus crédibles, et les versions logicielles indiquent quels outils sont employés. De plus, un nom personnel dans un fichier représente une donnée à caractère personnel, qu’il est important de protéger selon la réglementation en vigueur. Le débat sur ce qu’on peut déduire des métadonnées n’est pas nouveau : la revue Cloud l’a déjà abordé dans un article consacré à l’inférence d’activité via WhatsApp et Signal.
Certaines réseaux sociaux suppriment partiellement ces données lors du téléchargement, mais pas toutes. Les fichiers envoyés par email, partagés dans le cloud ou publiés sur un site conservent souvent toutes leurs métadonnées. Il est donc conseillé de nettoyer systématiquement ces fichiers avant de les transférer, pour réduire tout risque de fuite d’informations.
Comment fonctionne KillEXIF sur Windows et Mac
L’application fonctionne de façon similaire sur les deux systèmes. Dans la fenêtre principale, il suffit de faire glisser les fichiers vers l’interface ; ils s’affichent dans une liste avec une barre qui indique la quantité d’informations révélées, accompagnée d’un résumé clair, comme « indique où vous étiez et avec quoi ».
L’opération de nettoyage ne modifie pas la codification de l’image. Selon les développeurs, KillEXIF ne supprime que les blocs de métadonnées, laissant inchangés, byte par byte, les données compressées de l’image, pour garantir qu’aucune perte de qualité ne survient. Il vérifie ensuite que le fichier nettoyé s’ouvre correctement et que les champs effacés ne sont plus présents.
L’application propose des profils prédéfinis pour simplifier le choix de ce qui doit être supprimé : dans la capture d’écran pour macOS, on trouve « Nettoyage maximal », « Pour réseaux sociaux » et « Seulement localisation ».
Elle supporte aussi le traitement par lots de milliers de fichiers, avec une barre de progression, et s’intègre dans le système d’exploitation : sous Windows, l’option « Nettoyer avec KillEXIF » s’ajoute au menu contextuel de l’Explorateur. Sur Mac, elle fonctionne via une extension du Finder et les Services de macOS.
Une fonction pratique pour le quotidien est la surveillance automatique de dossiers. On choisit un dossier, comme celui des photos exportées ou des documents à transmettre, et tout ce qui y est stocké est nettoyé automatiquement. Attention toutefois : cette fonctionnalité ne fonctionne que si l’application reste ouverte.

Toutes les opérations se font en local. L’application n’utilise pas de serveurs ni de comptes, et la plateforme web n’envoie rien sur Internet : elle fonctionne directement dans le navigateur, sans collecte de données, cookies ni scripts tiers, comme le vérifient les activités réseau lors du nettoyage. Pour ceux qui manipulent des documents confidentiels, il s’agit d’une différence cruciale entre une opération locale et un transfert vers un service externe.
La version 1.0.1 intègre des améliorations concernant les formats les plus critiques. D’après ses notes de version, elle ouvre désormais 68 fichiers TIFF avec métadonnées EXIF sur ses tests, contre seulement 8 auparavant. Lors de tests avec 200 PDF réels, aucun ne conservait un seul champ après nettoyage. Elle reconnait aussi la localisation dans les vidéos iPhone, préserve les photos HDR, et détecte les coordonnées dans XMP. L’interface est disponible en 15 langues, notamment espagnol, catalan, galicien et basque.
Formats pris en charge, version gratuite et version Pro
KillEXIF distingue entre l’analyse et le nettoyage. La phase d’analyse des métadonnées est gratuite pour tous les formats, permettant à chacun de voir ce que révèlent ses fichiers sans débourser un euro. La suppression des métadonnées est modulable selon l’offre :
| Gratuit | Pro | |
|---|---|---|
| Images | JPEG, PNG, GIF | En plus HEIC, WebP, TIFF |
| Documents | Word, Excel, PowerPoint, OpenDocument | En plus PDF |
| Audio, vidéo, ZIP | Seulement analyse | Nettoyage |
| Flux de travail | Trois profils, sans limite de fichiers | Nettoyage via Finder ou Explorateur, dossiers surveillés, traitement par lots, profils personnalisés et limite de taille éliminée |
| Prix | 0 euro | 99,99 euros en paiement unique ou 9,99 euros par an |
L’abonnement annuel offre une semaine d’essai gratuite. Les achats se font dans l’application, et sont spécifiques à chaque plateforme : si l’on veut la version Pro sur Mac et Windows, il faudra payer deux fois. La version web reste gratuite et sans limite d’utilisation.
Le projet indique prendre en charge 34 formats, dont MP4, MOV, MKV, MP3, FLAC, WAV ou M4A. Il précise surtout ce qu’il ne nettoie pas : fichiers RAW, PSD de Photoshop, anciens formats Office (.doc, .xls) ainsi que des conteneurs comme WMV, FLV, RAR ou 7z. Les développeurs préfèrent éviter d’altérer des formats qu’ils ne peuvent nettoyer sans risque de corruption.
Quand est-il recommandé de nettoyer un fichier ?
Tous les métadonnées ne sont pas inutiles. En photographie professionnelle, les mentions d’auteur et de copyright, intégrées à l’image, servent à protéger le droit d’auteur. Sur un fichier interne, la date de création peut aussi être utile. La clé est de décider ce qui doit sortir de l’appareil et sous quelles conditions.
Les cas d’usage courants incluent : l’envoi de propositions et de contrats à des clients, la publication de rapports en ligne, le partage de photos sur des sites ou réseaux sociaux, ou encore la transmission de documents lors d’audits ou de recrutements.
Il est également judicieux de conserver une copie originale non nettoyée lorsque ces métadonnées ont de la valeur, et de ne nettoyer qu’une version destinée à la diffusion. Pour les environnements où la gestion de documents est fréquente, les dossiers surveillés ou le menu de contexte automatisent cette étape, évitant à chaque utilisateur de s’en souvenir.
Note : KillEXIF est une création de Color Vivo, éditeur de la revue Cloud.
Questions fréquentes
Quels types de métadonnées KillEXIF supprime-t-il ?
Il élimine les blocs de métadonnées tels que EXIF et XMP des photos, notamment la localisation, la date, l’appareil, ainsi que les informations d’auteur, d’entreprise et de modification dans les documents Office et PDF. Il ne supprime que ce qui est nécessaire pour que le fichier reste identique visuellement, comme le profil couleur.
KillEXIF envoie-t-il mes fichiers sur Internet ?
Non. Sur Windows et Mac, l’application fonctionne en local, sans serveur ni compte. La version web traite les fichiers directement dans le navigateur, sans échanger de données avec un serveur.
Le nettoyage d’un PDF est-il gratuit ?
La suppression des métadonnées dans un PDF fait partie de la version Pro. La version gratuite travaille sur JPEG, PNG, GIF et documents Office, et permet de visualiser les métadonnées de tous les formats.
Quelles sont les configurations requises pour KillEXIF ?
macOS 14 ou supérieur pour Mac, Windows 11 pour PC. L’application s’obtient via le Mac App Store et la Microsoft Store.
Sources :