Slack Code amène les agents de programmation avec IA au travail d’équipe

Slack Code amène les agents de programmation avec IA au travail d'équipe

Slack souhaite faire sortir la programmation assistée par intelligence artificielle du cadre d’une conversation privée entre un développeur et son assistant. La plateforme a présenté Slack Code, un nouvel environnement collaboratif où équipes humaines et agents tels que Claude, Devin, GitHub Copilot, ChatGPT ou ceux de Vercel peuvent travailler sur une même tâche, examiner les modifications de code et préparer leur déploiement en production sans quitter Slack.

Les points clés de Slack Code en 20 secondes

  • Slack Code introduit des canaux spécifiques pour collaborer avec des agents de programmation aux côtés du reste de l’équipe.
  • Il permet de consulter les différences de code, la documentation et les aperçus directement depuis Slack.
  • Anthropic, Cognition, GitHub, ChatGPT et Vercel figurent parmi les partenaires initiaux.
  • Les actions sensibles, comme la mise en production de code, peuvent nécessiter une validation humaine.
  • Slack Code est accessible dans les plans Slack, chaque agent nécessitant toutefois son propre accès.

Cette initiative reflète une évolution perceptible dans les outils de développement. Les assistants de code ont initialement été conçus comme des copilotes individuels dans l’éditeur ou le terminal. Les nouveaux agents peuvent désormais prendre en charge des tâches plus complètes, consulter des informations, modifier plusieurs fichiers et préparer des changements avec une autonomie accrue. Slack vise à transférer cette interaction dans l’environnement même où se déroulent déjà de nombreuses conversations entre développeurs, responsables produit, designers et autres départements.

Qu’est-ce que Slack Code et comment ça fonctionne

La principale nouveauté réside dans les Code Channels, des canaux conçus spécifiquement pour développer une tâche en collaboration avec un ou plusieurs agents.

Le fonctionnement proposé par Slack est relativement simple. Lorsqu’une problématique, une nouvelle fonctionnalité ou une modification doit être apportée à une application, un membre de l’équipe peut invoquer un agent compatible. À partir de là, un canal dédié au code pour ce travail est créé.

Au lieu de limiter la session à une simple interaction entre une personne et une IA, les participants au canal peuvent suivre en temps réel ce que fait l’agent, consulter les changements suggérés, examiner les différences entre versions, vérifier les aperçus et donner des instructions complémentaires.

Ce qui distingue cette approche d’une simple intégration d’un chatbot dans Slack, c’est la nature même de l’espace de travail. Les Code Channels sont conçus pour produire des résultats concrets, pas seulement pour tenir des conversations.

Par exemple, un responsable produit pourrait détecter un incident signalé dans Slack et demander à un agent d’analyser une solution possible. L’agent pourrait utiliser le contexte disponible, étudier la documentation et les captures partagées pour élaborer une modification.

Un développeur pourrait ensuite rejoindre le même canal pour examiner la différence, valider le résultat et approuver la création d’une pull request (PR).

Slack prévoit même que des personnes sans connaissances approfondies en programmation puissent participer à certaines étapes du processus. Cela ne signifie pas que tout employé puisse remplacer le travail d’ingénierie, mais que le contexte et les décisions liés au développement peuvent être partagés avec davantage de profils, sans qu’ils aient besoin d’un terminal ou d’un environnement de développement.

Une fois le travail terminé, le canal peut être archivé et conservé comme historique consultable.

ChatGPT, Claude, Devin et Copilot dans les canaux

Slack Code se souhaite comme une plateforme ouverte à différents fournisseurs d’agents.

Parmi ses partenaires initiaux figurent Anthropic avec Claude, Cognition avec Devin, GitHub Copilot, ChatGPT et les agents de Vercel. Ces entreprises développent des intégrations via les API des Code Channels.

Ce choix est important car Slack ne cherche pas à imposer un seul modèle d’intelligence artificielle pour la programmation, mais veut être la couche collaborative où divers agents et équipes peuvent se retrouver.

La société prévoit également d’ouvrir ces API à davantage de développeurs.

Si ce modèle fonctionne, il est envisageable que les Code Channels soient utilisés pour des tâches dépassant la simple programmation. Slack évoque l’utilisation potentielle dans des domaines comme le marketing ou la revue de documents juridiques comme perspectives d’extension future.

Ce concept s’inscrit dans une tendance plus large en IA d’entreprise : passer du copilote répondant à des questions à l’agent recevant une tâche et utilisant des outils pour la réaliser.

Cependant, cette évolution soulève aussi de nouvelles problématiques. Lorsqu’un agent peut modifier du code, consulter des dépôts ou exécuter des actions sur des systèmes d’entreprise, il devient crucial de contrôler ce qu’il peut faire, bien plus que lorsque l’IA se contentait de générer du texte.

Slack prépare une interface dédiée à la coexistence avec les agents

Les Code Channels ne sont pas une initiative isolée. Slack modifie également d’autres éléments de son interface pour que les agents aient une présence différenciée.

Les Agent DMs permettent d’échanger des conversations directes avec eux, de façon similaire à des messages privés entre collègues, mais en identifiant clairement les agents.

Une nouvelle onglet Agents sera également accessible, pour consulter les agents actifs, surveiller leur statut, localiser des conversations bloquées ou arrêter une tâche en cours.

Une autre fonctionnalité, Add to Slack, vise à simplifier l’intégration d’agents créés via des plateformes ou outils externes. Slack cite notamment NanoClaw, Lovable, Hyperagent, Superhuman, n8n, Vercel, ChatGPT, LangChain, Runlayer et Skydive. Le processus automatiserait des aspects comme OAuth, la configuration du manifeste et certaines variables d’environnement.

La gestion de l’identité n’est pas négligeable. À mesure que les entreprises ajouteront des dizaines ou centaines d’agents, il sera impératif de savoir qui a effectué chaque action, avec quels permissions, pour qui et sur quels ressources.

Slack affirme que ces agents seront soumis à son modèle de sécurité, de permissions et de contrôles administratifs existant.

Pour les opérations sensibles, la présence humaine sera maintenue. Par exemple, l’envoi de code en production pourra être préparé par l’agent, mais un spécialiste devra le vérifier et l’approuver avant son déploiement.

De la programmation individuelle à la programmation collaborative avec l’IA

La partie la plus intrigante de Slack Code ne réside probablement pas dans la génération de code via une messagerie.

Le véritable changement est dans la visibilité du travail effectué par les agents.

Un développeur peut aujourd’hui entretenir une longue session avec un agent dans son terminal ou éditeur, où l’IA analyse le problème, propose des alternatives et génère une modification. Lorsqu’une telle proposition devient une pull request, une partie du raisonnement et du contexte préalable demeure dans cette session privée.

Slack souhaite que ce processus se déroule désormais devant l’équipe, en temps réel.

Cela peut être avantageux dans les projets où le produit, la conception et l’ingénierie collaborent étroitement, mais soulève aussi des questions : plus de personnes dans une session ne garantissent pas forcément de meilleures décisions, et la rapidité de génération de code par les agents rend encore plus cruciale une revue technique approfondie.

Les outils traditionnels restent essentiels : dépôts Git, intégration continue, tests automatisés, environnements de développement et plateformes d’observation continuent à faire partie intégrante du cycle logiciel.

Slack Code vise à occuper une couche supplémentaire : l’espace où humains et agents coordonnent leur travail avant que les changements ne soient intégrés au produit.

La disponibilité de cette fonctionnalité reste modulable : Slack indique que Code peut être utilisé dans ses différentes offres, mais l’accès à chaque agent doit être souscrit séparément. La disponibilité spécifique peut aussi varier selon la région et les accords avec chaque fournisseur.

La programmation assistée par IA a évolué, passant du simple auto-complétion dans les éditeurs aux chatbots générant des fonctions complètes, puis aux agents capables de travailler sur des dépôts entiers.

Slack Code propose une nouvelle étape : que ces agents participent désormais dans des espaces partagés avec des équipes complètes.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Slack Code ?

Slack Code est un environnement de Slack dédié au travail collaboratif avec des agents de programmation. Ses Code Channels permettent de réunir dans un même espace conversations, modifications de code, aperçus et revues.

Quels agents sont initialement compatibles avec Slack Code ?

Parmi ses partenaires initiaux figurent Anthropic, Cognition, GitHub, ChatGPT et Vercel, avec des agents comme Claude, Devin et GitHub Copilot. L’objectif est d’étendre ultérieurement cet écosystème grâce à leurs API.

Un agent peut-il déployer directement du code en production ?

Slack prévoit des contrôles humains pour les opérations sensibles. Par exemple, un agent peut préparer un déploiement, mais un expert devra le vérifier et l’approuver avant qu’il ne soit effectif.

Slack Code remplace-t-il GitHub ou l’environnement de développement ?

Ce n’est pas le but. Slack Code agit principalement comme un espace collaboratif pour coordonner le travail entre personnes et agents. Les dépôts, tests et autres outils continuent à faire partie intégrante du cycle de développement.

via : salesforce

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