Red Sift a lancé BIMI Maker, un outil gratuit utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour préparer les logos en vue de BIMI, vérifier l’authentification des emails, et rassembler en un seul processus toutes les étapes nécessaires à la demande du certificat permettant d’afficher l’identité visuelle d’une marque aux côtés de ses messages sur des services comme Gmail et Yahoo.
Les points clés de BIMI Maker en 30 secondes
- Red Sift propose BIMI Maker comme un outil gratuit pour préparer des logos compatibles BIMI.
- L’IA ajuste le logo au format requis et vérifie les aspects techniques du domaine et de l’email.
- Le service examine notamment l’état de la configuration DMARC avant de lancer la demande de certificat.
- Le flux permet de choisir entre un Verified Mark Certificate (VMC) ou un Common Mark Certificate (CMC).
- Red Sift indique que environ 50 000 domaines publient déjà BIMI, mais seulement 6 500 organisations disposent d’un certificat.
BIMI (Indicators de Marque pour l’Identification des Messages) permet d’associer une identité visuelle aux emails envoyés par une organisation. Si le service de messagerie est compatible et que les exigences techniques sont respectées, le logo de la marque peut apparaître à côté du message reçu, offrant à l’utilisateur une indication visuelle de l’expéditeur.
L’objectif de Red Sift n’est pas tant le standard BIMI lui-même, mais les démarches nécessaires pour le mettre en œuvre. La société a conçu BIMI Maker comme un parcours guidé démarrant d’un site web ou d’un fichier de logo, et aboutissant à la préparation de la documentation requise pour obtenir le certificat.
Selon les informations de Red Sift, l’outil ne nécessite pas que l’utilisateur ait recours à un designer ni à des connaissances spécifiques sur le format SVG, le langage utilisé pour représenter le logo dans BIMI. La société assure également que le processus peut être réalisé sans consacrer de temps d’ingénierie à la préparation du fichier.
L’IA prépare le logo et vérifie le domaine
Le fonctionnement de BIMI Maker débute avec l’URL d’une entreprise ou le téléchargement d’un logo existant. L’intelligence artificielle prend en charge l’adaptation de ce logo au format BIMI et le vérifie en se basant sur des éléments de marque trouvés sur le site web de l’organisation ou dans des archives en ligne.
Cette vérification cherche à recueillir des preuves de l’utilisation antérieure du logo. Le système permet aussi de visualiser l’apparence potentielle de l’identité graphique dans une boîte de réception avant de lancer la procédure de certification.
L’outil réalise aussi des contrôles liés à l’authentification de l’email, notamment la vérification de DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting & Conformance), un standard qui impose des politiques pour les messages ne passant pas certains contrôles d’authentification.
L’enjeu est d’identifier d’éventuels obstacles avant de demander le certificat. Une fois le logo et la configuration du domaine validés, BIMI Maker rassemble toutes les informations et preuves nécessaires pour qu’elles soient examinées par l’autorité de certification.
La suite consiste à demander le certificat, réaliser le paiement éventuel, puis configurer les enregistrements DNS requis pour le domaine. Red Sift propose ainsi de traiter tout le processus comme une seule étape, intégrant préparation graphique, vérifications techniques et demande de certification.
VMC et CMC : deux options pour afficher la marque
Un aspect mis en avant par Red Sift est que le processus peut commencer aussi bien pour un Verified Mark Certificate (VMC), certificat de marque vérifiée, que pour un Common Mark Certificate (CMC), une certification alternative destinée aux organisations ne répondant pas aux critères relatifs aux marques déposées.
La distinction est cruciale car, selon la société, une des barrières à l’adoption de BIMI est liée aux exigences en matière de propriété de marque. Red Sift explique que les CMC offrent une alternative pour les entités qui ne remplissent pas toutes les conditions liées à une marque déposée pour une certification.
Actuellement, environ 50 000 domaines publient une entrée BIMI, mais seules 6 500 organisations disposent du certificat permettant d’afficher correctement le logo. Red Sift indique aussi qu’environ 87 % des organisations ayant tenté de déployer BIMI abandonnent avant la finalisation, en partie à cause des exigences relatives aux logos et aux marques.
Ces chiffres, issus de Red Sift, n’ont pas été accompagnés d’une méthodologie précise, ils permettent cependant d’illustrer le problème que BIMI Maker cherche à résoudre. Ils ne doivent pas être interprétés comme une mesure exacte de l’adoption globale de la norme dans le monde.
Red Sift note aussi une augmentation de 39 % des taux d’ouverture des emails chez les organisations utilisant BIMI. La société évoque un impact commercial potentiel en montrant le logo dans la boîte de réception, bien que le communiqué ne donne pas de détails sur l’étude ou les conditions de cette statistique.
L’intérêt pour BIMI est aussi motivé par des considérations de sécurité. La présence d’un logo vérifié ne remplace pas les mécanismes d’authentification, mais s’insère dans un système liant l’identité visuelle d’une organisation à ses messages authentifiés.
BIMI Maker a été développé dans le cadre de l’offre de Red Sift centrée sur la sécurité des emails, des sites web et des systèmes de gestion de clés (PKI). La société précise que le service peut être utilisé sans enregistrement préalable pour vérifier un logo ou générer un SVG compatible BIMI.
Rahul Powar, cofondateur et CEO de Red Sift, souligne que beaucoup du travail technique visant à passer d’un logo à un certificat peut être automatisé avec des logiciels et des outils d’IA. Nick Schafer, responsable de la délivrance et conformité chez Sinch Mailgun, a également salué la réduction des obstacles pour les expéditeurs souhaitant respecter BIMI.
La disponibilité de BIMI Maker met en lumière une étape précise de la mise en œuvre : simplifier la préparation du logo, la vérification des paramètres du domaine, et la collecte de la documentation pour la certification, tout en rappelant que le résultat final dépendra toujours des exigences du certificat choisi, de la configuration de l’authentification et de l’évaluation par l’autorité de certification.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que BIMI ?
BIMI est une norme qui permet aux organisations d’associer leur identité visuelle à leurs emails authentifiés. Sur les services de messagerie compatibles, le logo peut apparaître à côté du message dans la boîte de réception.
À quoi sert Red Sift BIMI Maker ?
BIMI Maker prépare un logo pour BIMI, vérifie les aspects liés à l’authentification des emails, et rassemble les éléments nécessaires pour lancer la demande d’un certificat VMC ou CMC.
Quelle différence entre VMC et CMC ?
Le Verified Mark Certificate (VMC) est un certificat attestant la propriété vérifiée d’une marque, tandis que le Common Mark Certificate (CMC) offre une solution alternative pour des organisations ne remplissant pas tous les critères liés à une marque déposée.
Combien coûte BIMI Maker ?
Red Sift présente BIMI Maker comme un outil gratuit, utilisable sans inscription pour vérifier un logo ou générer un SVG compatible avec BIMI. La certification elle-même peut entraîner des coûts selon le certificat choisi.