Massive économise 2,9 M$ par an en optant pour le bare metal de DataPacket

Massive évite la "tasa de salida" du cloud avec le bare metal de DataPacket

Massive, spécialisée dans l’accès web en temps réel pour les agents d’IA, les scrapers et les pipelines de données, publie une étude de cas avec DataPacket qui illustre ce que coûte vraiment l’egress cloud. En déployant son infrastructure sur du bare metal dédié plutôt que sur un hyperscaler, la société économise 2,9 millions de dollars par an sur ses frais de sortie, absorbe des pics à 20 Gbps sans surcoût et maintient une latence moyenne de 2 millisecondes vers les grands fournisseurs cloud.

Ce n’est pas seulement un choix technique. C’est une stratégie de protection de la marge dans un secteur où chaque gigaoctet sortant a un prix.

L’egress cloud, ce coût qui explose avec l’IA

L’activité de Massive est structurellement intensive en réseau. Les clients envoient des requêtes via network.joinmassive.com, que la plateforme redirige à travers un réseau mondial de dispositifs volontaires dans plus de 195 pays. L’objectif : obtenir en temps réel des pages rendues, du contenu structuré et des résultats de recherche depuis des emplacements géographiques variés.

Dans ce type de service, la bande passante n’est pas un détail — c’est le cœur du produit. Un agent d’IA qui consulte un site, extrait des données ou analyse des résultats de recherche consomme autant de réseau que de CPU. Sur un hyperscaler facturant au gigaoctet sortant, la croissance du trafic entraîne mécaniquement une hausse de la facture. Massive affiche une croissance de 4 à 5 fois par an : dans ce contexte, la tarification variable à l’egress érode directement la marge.

DataPacket pointe trois problèmes concrets avec le cloud classique pour ce type d’usage. D’abord, chaque byte sortant génère un coût variable. Ensuite, beaucoup de sites cibles étant eux-mêmes hébergés sur ces mêmes clouds, les parcours cloud-à-cloud multiplient les sauts et les pénalités. Enfin, les environnements virtualisés partagés introduisent des variations de latence incompatibles avec un service qui promet moins de 600 ms de temps de réponse.

Bare metal, peering direct et les chiffres du cas Massive

Massive déploie son infrastructure sur des serveurs bare metal dédiés dans quatre sites DataPacket, choisis pour leur connectivité directe avec AWS, Google Cloud et Azure. Si les clients et leurs cibles web résident majoritairement sur ces clouds, être à deux millisecondes de ces points de connexion réduit la friction de chaque requête.

MétriqueRésultat rapporté
Latence moyenne vers grands clouds2 ms
Pics de trafic absorbés20 Gbps
Économies annuelles vs egress cloud2,9 millions de dollars
Pays couvertsPlus de 195
Taux de réussite au premier essai99,8 %
Temps moyen de réponseMoins de 600 ms
SLA disponibilité99,9 %
Croissance annuelle4 à 5 fois

La facturation s’appuie sur le 95e percentile de la bande passante, en ignorant les 5 % de pics les plus élevés — pratique standard dans les services réseau à haute volumétrie. Résultat : des coûts prévisibles même lors des pics, là où un cloud facture chaque gigaoctet.

AMD EPYC, DDR5 et connectivité privée avec le cloud

L’infrastructure de DataPacket combine serveurs AMD EPYC récents, stockage NVMe, mémoire DDR5 et liens 2×25GE non partagés par serveur. Le peering privé direct avec les grands clouds constitue l’élément clé : plutôt que de transiter par l’internet public, les parcours vers AWS ou GCP restent sur des chemins privés, plus courts et plus stables. Pour une plateforme qui promet des réponses en moins de 600 ms aux agents d’IA, une latence de 2 ms n’est pas un argument marketing, mais une exigence opérationnelle.

ComposantSpécification
ServeursBare metal dédié AMD EPYC
StockageNVMe
MémoireDDR5
Réseau par serveur2×25GE non partagés
Facturation bande passante95e percentile, sans coût par GB sortant
Connectivité cloudPeering privé direct AWS/GCP/Azure
SupportIngénieurs réseau en Slack privé

Ce choix implique davantage de préparation initiale : planifier la capacité, les régions, le réseau, la surveillance et l’automatisation demande plus d’efforts qu’un déploiement sur un hyperscaler. En contrepartie, le matériel est dédié, les chemins connus et les coûts stables. Pour les équipes tech qui cherchent à réduire leur facture infrastructure sans sacrifier la performance, voir aussi pourquoi le matériel IT reconditionné séduit de plus en plus les entreprises.

Trois APIs sur une seule infrastructure physique

Trois produits Massive partagent cette infrastructure. La Web Access API assure un accès proxy à tout site internet via HTTPS, HTTP et SOCKS5, depuis le réseau de dispositifs réels dans 195 pays. La Web Render API propose le rendu complet avec exécution JavaScript, produisant du HTML rendu ou du Markdown directement consommable par des modèles de langage. La Web Search API fournit des résultats structurés issus des SERP Google, géolocalisés depuis des emplacements réels, avec résultats organiques, aperçus IA et questions fréquentes.

Jason Grad, CEO et co-fondateur de Massive, formule le calcul directement : « Escalader des charges d’accès web avec des coûts d’egress peut vite devenir prohibitif. Avec DataPacket, nous savons ce que nous paierons chaque mois. » Sur un hyperscaler, la facture d’infrastructure aurait progressé au même rythme que le chiffre d’affaires, rendant la croissance auto-limitante.

Ce que ce cas enseigne sur l’infrastructure IA

Les hyperscalers restent puissants pour les services gérés, l’élasticité, les bases de données, l’entraînement de modèles et les déploiements mondiaux. Mais le cas Massive rappelle une réalité souvent ignorée : dans les architectures IA, toutes les couches n’ont pas à résider dans le même cloud.

La couche d’accès web — proxy, scraping, rendu ou recherche — peut tirer parti d’une infrastructure dédiée à débit prévisible, positionnée à proximité des clouds où s’exécutent les agents. Les modèles et applications restent dans AWS, GCP ou Azure ; la couche réseau spécialisée tourne en bare metal à côté. L’architecture hybride n’est pas une régression technique, c’est une optimisation économique. Sur les contraintes cloud pour l’IA en Europe, voir aussi pourquoi le réseau électrique bloque encore les déploiements cloud IA en Europe.

Pour les équipes qui construisent des agents, des crawlers, des pipelines de données ou des systèmes RAG avec des accès fréquents à du contenu externe, la question ne se limite pas au nombre de GPU nécessaires. Elle porte aussi sur le volume de trafic, ses coûts, la latence vers les fournisseurs cloud et la marge disponible lors des pics. Massive a choisi de répondre avec une infrastructure dédiée à coûts fixes, plutôt qu’un cloud à tarification variable.

Questions fréquentes

Quel problème Massive a-t-elle résolu avec DataPacket ?

Supporter de grands volumes de trafic web pour ses agents d’IA sans que les frais d’egress des hyperscalers n’amputent sa marge à mesure que le trafic croissait.

Quelle économie Massive réalise-t-elle avec le bare metal ?

Selon l’étude de cas, 2,9 millions de dollars par an, comparé à un coût d’egress équivalent sur les grands clouds publics.

Pourquoi les frais d’egress sont-ils critiques pour les services d’IA ?

Parce que les agents et pipelines d’IA lisent, rendent et transmettent de grands volumes de contenu. En tarification variable par gigaoctet sortant, la croissance du trafic érode directement la marge bénéficiaire.

Ce cas prouve-t-il que le bare metal est supérieur au cloud public ?

Non. Le cloud public reste très efficace pour beaucoup d’usages. La leçon ici : pour des services très intensifs en réseau, avec de forts volumes de flux sortants, le bare metal avec peering soigné peut être plus prévisible et rentable qu’un cloud à tarification variable à l’egress.

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