Capgemini participe à EURO-3C, une initiative européenne menée par Telefónica et soutenue par la Commission européenne, visant à développer une infrastructure numérique fédérée, sûre et interopérable. Ce projet rassemble 87 organisations et prévoit la mise en place de plus de 70 nœuds d’edge computing et de cloud répartis dans 18 pays européens, afin de faciliter de nouveaux services numériques dans des secteurs tels que le transport, l’énergie, l’automobile et les services publics.
Les points clé d’EURO-3C en 20 secondes
- EURO-3C regroupe 87 organisations issues de 18 pays européens.
- L’infrastructure comprendra plus de 70 nœuds d’edge et de cloud.
- Capgemini sera en charge des capacités d’interopérabilité et de souveraineté des données.
- Le projet combine télécommunications, edge computing, cloud et intelligence artificielle.
- Le réseau vise à supporter des services à faible latence dans des secteurs stratégiques européens.
L’objectif d’EURO-3C est de construire une infrastructure permettant de combiner ressources de télécommunications, de calcul en périphérie, de services cloud et d’intelligence artificielle sous un modèle fédéré. La proposition vise à permettre à différents opérateurs et fournisseurs de travailler sur une infrastructure interopérable sans concentrer tous les ressources dans un seul environnement.
Pour Capgemini, sa participation se concentrera notamment sur l’interopérabilité et la souveraineté des données. La société travaillera sur les mécanismes nécessaires pour faciliter l’échange d’informations entre les différents acteurs du projet, en intégrant dès la conception des aspects liés à la vie privée, à la sécurité et à la conformité réglementaire.
Cette initiative prévoit le déploiement de plus de 70 nœuds d’edge et de cloud dans 18 pays européens. Selon la documentation fournie par Capgemini, ces pays sont : l’Espagne, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande, la Norvège, la Pologne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Grèce, la République tchèque, la Roumanie, la Suède, l’Irlande, la Belgique, l’Autriche, le Portugal et la Suisse.
Une infrastructure qui rapproche la computation du lieu de génération des données
Un des éléments techniques d’EURO-3C est l’utilisation de l’edge computing, un modèle permettant de traiter les informations plus près du lieu où elles sont générées. Cette approche peut réduire la distance parcourue par les communications et faciliter des applications nécessitant des réponses rapides.
Le projet prévoit d’utiliser cette infrastructure pour des services numériques performants dans des domaines comme la mobilité connectée et autonome, l’automatisation industrielle, les systèmes énergétiques intelligents et d’autres applications liées à des secteurs stratégiques.
L’architecture proposée combine des ressources réseau et de calcul réparties entre différents opérateurs et fournisseurs. La fédération de ces capacités doit faciliter la mise à disposition de services utilisant des ressources provenant de divers environnements tout en maintenant des mécanismes communs d’interopérabilité et de contrôle.
Capgemini apportera également ses compétences en intelligence artificielle afin de gérer les ressources en edge. Selon la société, ces technologies serviront à optimiser la gestion de l’infrastructure et à favoriser une utilisation plus efficace des ressources numériques.
Ce rôle s’inscrit dans son expérience dans les espaces de données décentralisés. Dans le cadre d’EURO-3C, cette expertise sera utilisée pour développer des mécanismes d’échange d’informations entre organisations, tout en respectant les exigences de confidentialité, de sécurité et de conformité.
EURO-3C vise à réduire la dépendance technologique
Le projet rassemble des opérateurs de télécommunications, des fournisseurs de services cloud, des entreprises technologiques, des organismes de recherche et des partenaires industriels. Cette composition vise à créer une infrastructure où différents acteurs peuvent collaborer via des standards et des mécanismes communs.
La souveraineté numérique est un des objectifs proclamés d’EURO-3C. La démarche cherche à réduire les dépendances stratégiques et à renforcer la capacité européenne à développer et à gérer certains services numériques sur une infrastructure fédérée.
La souveraineté des données occupe une place centrale dans le rôle de Capgemini. La société œuvrera à établir les conditions permettant d’échanger des informations en toute sécurité entre acteurs, en maintenant des mécanismes de contrôle sur l’utilisation des données.
Ce principe s’applique également à l’intelligence artificielle. L’infrastructure conçue intégrera des capacités IA adaptées, en complément des ressources de télécommunications, cloud et calcul distribué. Selon Capgemini, cette synergie favorisera le développement de services qui requièrent le traitement de données proches de leur source et l’utilisation de ressources informatiques distribuées.
Laurent Perea, directeur général de Capgemini Espagne, considère EURO-3C comme un projet stratégique pour la souveraineté numérique européenne. Il souligne l’engagement de la société dans la fédération des capacités de télécommunications, d’edge et de cloud, ainsi que ses efforts dans la souveraineté des données et des applications IA en edge.
Le projet bénéficie d’un financement de l’Union européenne, bien que Capgemini n’ait pas précisé dans cette communication le budget total ni le calendrier complet pour le déploiement des plus de 70 nœuds.
Les services commerciaux concrets qui seront disponibles une fois l’infrastructure déployée ne sont pas encore précisés. EURO-3C apparaît comme une étape pour développer les compétences technologiques nécessaires et permettre ultérieurement le déploiement de services numériques interopérables dans divers secteurs.
Pour Capgemini, cette participation consiste à travailler sur une architecture combinant réseaux, calcul et données dans un cadre fédéré. La société assumera une responsabilité spécifique pour l’interopérabilité et la souveraineté des données, tandis que le consortium de 87 organisations se concentrera sur le développement de l’infrastructure européenne.
Ce projet reflète une stratégie visant à répartir les ressources numériques entre plusieurs lieux et acteurs, plutôt que de les concentrer en un seul centre ou fournisseur. La combinaison d’edge computing, de cloud et d’intelligence artificielle permettra aux applications d’utiliser des ressources proches de leur lieu de génération, tout en maintenant des mécanismes communs pour connecter ces environnements.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’EURO-3C ?
EURO-3C est une initiative européenne visant à développer une infrastructure numérique fédérée, sécurisée et interopérable, combinant télécommunications, edge computing, cloud et intelligence artificielle.
Combien d’organisations participent à EURO-3C ?
Le consortium rassemble 87 organisations issues de 18 pays européens.
Quel sera le rôle de Capgemini dans EURO-3C ?
Capgemini dirigera le développement des capacités relatives à l’interopérabilité et à la souveraineté des données, en apportant également des compétences en intelligence artificielle pour la gestion des ressources en edge.
Combien de nœuds prévoit le projet ?
EURO-3C prévoit plus de 70 nœuds d’edge computing et de cloud répartis dans 18 pays européens.
Source : capgemini