Calendrier des équipements affectés en 2028

Calendrier des équipements affectés en 2028

Orange a mis fin au réseau 2G en France métropolitaine le 20/10/2026, après une fermeture progressive dans les 43 départements où cette technologie fonctionnait encore, marquant ainsi la fin de l’utilisation du 2G sur le territoire continental. Seuls restent les zones blanches réglementaires, dont l’accès sera coupé entre le 1er et le 15 décembre, ainsi que Mayotte, prévue pour la fin de l’année. La prochaine étape concerne la 3G, que l’opérateur prévoit de désactiver en 2028.

Les points clés de l’arrêt du réseau 2G d’Orange en France en 30 secondes

  • Orange a coupé la 2G le 20 octobre dans 43 départements, après un déploiement par phases débuté en mars.
  • Les zones blanches réglementaires resteront actives jusqu’au 1-15 décembre, et Mayotte à la fin de 2026.
  • Les 5 MHz de spectre libérés seront réaffectés à la 4G et à la 5G.
  • Fin mars, 4,5 millions de cartes SIM en 2G ou 3G étaient encore en circulation en France, selon Arcep.
  • La désactivation de la 3G par Orange est prévue pour 2028.

Cette démarche s’inscrit dans un calendrier déployé de manière progressive. Orange a commencé en La Réunion à la fin de 2025, puis en France continentale, le 31 mars 2026, dans la zone de Biarritz, Anglet et Bayonne. Ensuite, Landes et le reste des Pyrénées-Atlantiques le 12 mai, sept départements du sud-ouest le 9 juin, Nice le 22 septembre, et 44 départements le 6 octobre. Dans les Antilles et la Guyane française, la coupure totale a été effectuée le 29 septembre.

Pourquoi Orange désactive la 2G avant la 3G

L’opérateur explique sur son site que la 2G et la 3G ne répondent plus aux besoins actuels de connectivité et sont moins efficaces d’un point de vue technique et environnemental. La 4G couvre désormais 99,9 % de la population française, selon Orange, et la 5G continue à se développer. La 2G est prioritairement désactivée en raison de son ancienneté et de son usage réduit.

L’un des arguments principaux concerne l’économie d’énergie. Orange cite la Fédération Française des Télécommunications (FFT), qui estime que les réseaux 2G et 3G consomment encore entre 21 % et 33 % de l’électricité totale des réseaux mobiles, et qu’émettre un gigaoctet via la 2G peut nécessiter jusqu’à 500 fois plus d’énergie que via la 5G. Les 5 MHz de spectre libérés seront réorientés vers la 4G et la 5G. La société ajoute que les technologies plus modernes offrent une meilleure sécurité, avec un chiffrement et une authentification renforcés, ce qui réduit la surface d’attaque potentielle.

Des millions de SIM et d’équipements concernés par la fin du réseau

Le problème ne concerne pas uniquement les téléphones mobiles, mais aussi les appareils connectés. Arcep, le régulateur français des télécommunications, indique que les dispositifs ne fonctionnant qu’en 2G ou 3G devront être remplacés : alarmes, systèmes de vidéosurveillance connectés, systèmes de téléassistance, thermostats intelligents, interphones automatiques, certains dispositifs médicaux, ainsi que les téléphones plus anciens ou simples sans compatibilité 4G. Selon la presse spécialisée, les alarmes d’ascenseur sont également concernées. Une autre problématique concerne les boutons d’urgence de véhicules, sujet que nous avions évoqué en abordant l’impact de la coupure 2G/3G sur les boutons SOS des véhicules en Europe.

Selon l’observatoire d’Arcep, à la fin mars 2026, on comptait en France métropolitaine 2,13 millions de cartes SIM pour téléphones et tablettes limitées à la 2G ou la 3G, représentant 2,6 % du parc, ainsi que 2,40 millions de SIM M2M (machine-to-machine), soit 9,3 % de ce segment. Ces chiffres diminuent trimestre après trimestre, attestant que la majorité des équipements touchés sont des dispositifs connectés plutôt que des téléphones. Le régulateur recommande de vérifier dès à présent ces appareils auprès des fournisseurs de services, en s’assurant que les mobiles prennent en charge la 4G et les appels VoLTE, car certains terminaux 4G ne peuvent pas effectuer d’appels vocaux sans cette fonction.

Orange affirme ne pas réduire sa couverture, y compris dans les zones rurales et montagneuses, que ses clients n’auront pas à changer d’offre, et qu’elle a informé depuis des années les particuliers et les entreprises, notamment via des messages vocaux pour ceux utilisant encore la 2G. Les autres opérateurs français suivent leur propre calendrier : selon Arcep, SFR prévoit de couper la 3G à fin 2028, Bouygues Telecom à fin 2029, tandis que Free Mobile n’a pas encore annoncé de date. La France rejoint ainsi une tendance européenne, où des opérateurs comme Deutsche Telekom ont déjà fixé leur propre calendrier d’arrêt de la 2G en 2028.

Questions fréquentes

Quand Orange a-t-il arrêté la 2G en France ?

Le 20/10/2026, Orange a finalisé la fermeture dans les 43 derniers départements de la métropole. Dans les zones blanches réglementaires, l’accès sera coupé entre le 1er et le 15 décembre 2026, et à Mayotte, la fin est prévue pour la fin d’année.

Quand Orange désactivera-t-il la 3G ?

En 2028, aussi bien en métropole qu’outre-mer.

Quels appareils cessent de fonctionner lorsque la 2G disparaît ?

Selon Arcep, il s’agit notamment des appareils exclusivement en 2G ou 3G, tels que certaines alarmes, systèmes de téléassistance, interphones automatiques, thermostats connectés, dispositifs médicaux spécifiques, ainsi que les mobiles sans 4G.

Combien restait-il de cartes SIM en 2G ou 3G en France ?

Fin mars 2026, Arcep comptabilisait 2,13 millions de SIM pour mobiles et tablettes en 2G ou 3G, et 2,40 millions de SIM M2M, représentant respectivement 2,6 % et 9,3 % du total dans la métropole.

Sources :

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