Artec quitte VMware pour Proxmox et améliore les performances de 40 %

Le panorama actuel des solutions de sauvegarde pour Proxmox VE

La migration de VMware vers Proxmox VE n’est plus une simple conversation de laboratoire ou de départements informatiques cherchant des alternatives plus économiques. Elle commence également à se concrétiser dans des entreprises industrielles où l’impact se mesure en temps de processus, continuité opérationnelle et capacités de croissance. Un exemple concret a été présenté par Proxmox en collaboration avec Artec Srl, un fabricant italien spécialisé dans les cylindres pneumatiques pour l’automatisation industrielle, qui affirme avoir amélioré de 40 % les performances de ses charges critiques en remplaçant son environnement précédent par une infrastructure hyperconvergée basée sur Proxmox VE.

Ce cas est intéressant car il ne porte pas sur une startup technologique ni une entreprise digitale native, mais sur une industrie où l’informatique doit servir la production, et non l’inverse. Chez Artec, tout retard dans la planification, le contrôle qualité ou la maintenance peut impacter le rythme de fabrication. Ainsi, au-delà des économies sur les licences, l’entreprise recherchait une plateforme capable d’offrir stabilité, simplicité de gestion et possibilité d’évolution sans accroître les frictions opérationnelles.

Un environnement VMware devenant obsolète

Selon le cas publié par Proxmox, Artec rencontrait plusieurs problèmes avec son environnement basé sur VMware. D’une part, le coût des licences pesait lourd sur le budget. D’autre part, le rendement ne répondait plus aux besoins d’une entreprise dont la production dépend de temps de traitement prévisibles pour planifier la fabrication et garantir la qualité. S’ajoutait une perception de rigidité technique : toute modification était plus lente que souhaité, et les fenêtres de maintenance augmentaient le risque en périodes critiques.

Ce contexte explique la décision de l’entreprise de repenser son infrastructure. Il ne s’agissait pas simplement de changer d’hyperviseur par idéologie ou par mode, mais d’un besoin pratique : simplifier les opérations, réduire la dépendance à une plateforme perçue comme coûteuse et rigide, et libérer l’équipe informatique pour des tâches à plus forte valeur ajoutée. La direction d’Artec résume cela à la recherche de transparence, de contrôle et de capacité à évoluer — trois éléments récurrents dans les migrations des environnements fermés vers des solutions plus ouvertes.

Fondée en 1982 à Cento, dans la province de Ferrara, en Italie, Artec conçoit et fabrique des cylindres pneumatiques pour l’automatisation industrielle. Ce profil explique pourquoi leur infrastructure IT doit être extrêmement fiable. Ici, une panne ou un ralentissement peut avoir des conséquences tangibles sur la production et la qualité. Dans un contexte où chaque amélioration en latence, stabilité ou facilité de maintenance influence directement le fonctionnement quotidien, la robustesse du système est cruciale.

Trois nœuds, Ceph natif et stockage tout flash

La migration a été menée avec l’aide de MegaByte Sistemi Informatici, partenaire de Proxmox basé également à Cento. Le projet s’est déroulé en plusieurs phases : analyse de l’environnement existant, conception du nouveau cluster, migration planifiée lors de périodes creuses, validation, puis formation du personnel interne pour assurer une gestion fluide de la nouvelle plateforme.

L’architecture choisie s’appuie sur un cluster de trois nœuds avec stockage Ceph natif, une solution clairement orientée vers la simplification de la haute disponibilité et une montée en charge simultanée du calcul et du stockage. La conception technique inclut des serveurs professionnels à double processeur, une alimentation redondante, un stockage all-flash NVMe pour garantir une faible latence et une performance constante, un réseau 100 GbE pour la réplication Ceph, du 25 GbE pour le trafic du cluster, et du 10 GbE pour les données utilisateur.

Ce détail est important, car il montre que l’amélioration de 40 % ne résulte pas uniquement du changement logiciel. La réussite dépend d’un ensemble cohérent : nouvelle architecture, stockage flash, conception réseau, intégration native entre virtualisation et stockage distribué, et un processus de déploiement minutieux. Présenter cela comme une simple victoire d’un produit sur un autre serait réducteur. Ce cas illustre que des infrastructures plus cohérentes et mieux adaptées aux besoins du business peuvent débloquer des gains significatifs.

Moins d’impact sur la production, plus de marge pour la croissance

Le point le plus marquant est l’amélioration de 40 % des délais de traitement pour les charges critiques. Proxmox souligne cet aspect comme un des principaux succès, associé à un autre avantage particulièrement important pour une industrie : la maintenance peut désormais s’effectuer sans interruption de la production. Dans un environnement industriel, cette différence représente bien plus qu’une simple amélioration technique. Pouvoir mettre à jour la plateforme sans stopper la fabrication réduit le risque opérationnel et augmente la flexibilité, permettant de maintenir l’infrastructure à jour sans négocier le calendrier de production.

De plus, la suppression des coûts liés aux licences VMware est perçue comme une source d’économies et de liberté financière. Artec considère cela comme une opportunité de libérer du budget à l’innovation. Il faut toutefois relativiser : le gain réel d’une migration varie selon chaque environnement, le support souscrit, le matériel utilisé, la formation interne, et le temps consacré à la transition. Cependant, il semble clair que, dans ce cas, le passage à Proxmox VE a été perçu comme une réduction des coûts et des contraintes opérationnelles.

La société insiste également sur le fait disposer désormais d’une solution « fiable, efficace et prête pour l’avenir », une formule courante dans ce type de témoignages, mais qui s’appuie ici sur des choix techniques précis : redondance dès la conception pour le réseau et le stockage, intégration native avec Ceph, mises à jour régulières, et formation du personnel pour une autonomie opérationnelle sans dépendance extérieure dans les tâches courantes.

Un exemple qui illustre une tendance globale

Bien que Proxmox présente ce projet comme une réussite commerciale, son intérêt dépasse la simple dimension commerciale. Il reflète une tendance qui s’accroît depuis plusieurs années dans les entreprises moyennes et industrielles : la recherche de plateformes de virtualisation plus prévisibles en coûts, plus ouvertes, et mieux adaptées aux besoins spécifiques. Toutes les migrations ne conduisent pas à +40 % de performance, mais toutes témoignent d’une volonté croissante d’aligner la virtualisation avec le vrai enjeu du métier, plutôt que par simple habitude ou tradition.

Dans le cas d’Artec, cette adéquation semble avoir été la clé. L’entreprise ne cherchait pas une infrastructure plus complexe ni une transformation radicale de ses opérations. Elle voulait avant tout gagner en vitesse, stabilité et simplicité. Et d’après les éléments fournis par Proxmox, c’est ce qu’elle a trouvé dans son nouveau cluster hyperconvergé.

Le message à retenir ne concerne pas la solution universelle, mais la logique qu’elle illustre : lorsque une entreprise conçoit bien son architecture, mesure ses performances, planifie sa migration avec rigueur et forme ses équipes, l’infrastructure cesse d’être un frein pour devenir un levier concret d’amélioration. En une usine, cela se voit bien plus rapidement qu’à l’échelle d’une présentation commerciale.

Questions fréquentes

Qu’a réalisé Artec en migran t de VMware vers Proxmox VE ?
Selon le cas présenté par Proxmox, l’entreprise a augmenté ses performances de 40 %, supprimé le coût des licences VMware et peut effectuer des maintenances sans interrompre la production.

Quelle architecture a maintenant Artec avec Proxmox VE ?
Un cluster de trois nœuds avec Ceph natif, stockage tout flash NVMe, réseau 100 GbE pour la réplication Ceph, 25 GbE pour le trafic du cluster et 10 GbE pour les données utilisateur.

Qui a réalisé la migration vers Proxmox chez Artec ?
C’est MegaByte Sistemi Informatici, partenaire de Proxmox basé à Cento, Ferrara, qui a pris en charge cette opération.

Quelle est l’activité d’Artec et pourquoi était-il crucial d’améliorer son infrastructure ?
Artec conçoit et fabrique des cylindres pneumatiques pour l’automatisation industrielle. Dans ce contexte, la rapidité et la stabilité des systèmes informatiques impactent directement la planification, le contrôle qualité, et la continuité de la production.

via : proxmox

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