Nace MX-IX, un nuevo Internet Exchange con presencia en India y Oriente Medio

Nace MX-IX, un nuevo Internet Exchange con presencia en India y Oriente Medio

MX-IX a officiellement présenté son projet en tant que Internet Exchange (IX) neutre vis-à-vis des opérateurs et des centres de données, avec Rohit Yadav en tant que fondateur et directeur général. Bien que l’annonce publique évoque le début d’une nouvelle étape, l’infrastructure est déjà enregistrée et opérationnelle dans les bases de données du secteur : elle dispose de points d’échange à Mumbai, Delhi, Dubaï et Fujairah, et utilise le système autonome AS141539 pour ses route servers.

Les clés de MX-IX en 20 secondes

  • MX-IX se présente comme un Internet Exchange neutre, destiné aux opérateurs, fournisseurs de cloud, réseaux de contenu et ISP.
  • La plateforme est présente à Mumbai, Delhi, Dubaï et Fujairah.
  • Elle propose des connexions de 1, 10, 100 et 400 Gbit/s, utilisant AS141539 pour ses route servers.
  • Son plan inclut l’extension des services vers le peering distant, la connectivité cloud, la protection DDoS et une infrastructure réseau adaptée à l’IA.

Le projet est piloté par Rohit Yadav, professionnel ayant une expérience directe du marché de l’interconnexion en Asie. Avant cette nouvelle étape, il a été associé à AMS-IX et a participé à des rencontres spécialisées sur le peering et les Internet Exchange Points (IXP) en Inde et sur d’autres marchés asiatiques. Des registres tels qu’INNOG et AMS-IX l’ornaient précédemment comme représentant et responsable régional de l’organisation.

L’objectif de MX-IX repose sur une idée simple : faciliter l’échange de trafic direct entre réseaux, en évitant, lorsque cela est possible, que ce trafic transite par des fournisseurs de transit IP externes.

C’est le principe fondamental du fonctionnement des Internet Exchange. Un opérateur télécom, un réseau de distribution de contenu (CDN), un fournisseur cloud ou une plateforme numérique peut se connecter à un même point d’échange et établir des sessions de peering avec d’autres réseaux.

Ce processus peut entraîner une réduction des parcours du trafic, une dépendance moindre au transit IP, et selon la topologie et les accords entre participants, des améliorations de la latence, des coûts et de la résilience.

De Mumbai et Delhi à Dubaï et Fujairah

Les informations publiques montrent que MX-IX va au-delà d’une simple présentation commerciale.

PeeringDB enregistre actuellement des points d’échange liés à MX-IX dans Mumbai, Delhi, Dubaï et Fujairah. Les route servers utilisent l’ASN AS141539 et apparaissent en fonctionnement dans ces quatre localités.

La présence physique commence aussi à s’étendre.

MX-IX Mumbai est accessible dans des installations de différents opérateurs de centres de données, telles qu’Equinix MB1 et MB2, CtrlS Mumbai DC1, Sify Airoli, STT Mumbai 2, Tata Communications Mumbai et Web Werks Mumbai 1. PeeringDB indique une capacité agrégée de 120 Gbit/s sur cet échange.

À Delhi, on trouve des installations comme Sify Greenfort et plusieurs centres STT. Le point d’échange y atteint une capacité totale de 220 Gbit/s et compte trois membres, selon les dernières données recueillies par Internet Society Pulse via PeeringDB.

Ce sont des chiffres encore modestes comparés aux grands points d’échange internationaux. Il est donc plus approprié de parler d’une plateforme en phase de croissance initiale, plutôt que d’un concurrent direct des grands IX déjà établis.

La stratégie annoncée vise cependant à construire une présence régionale plus étendue.

Ports jusqu’à 400 Gbit/s et route servers

MX-IX propose des connexions par ports de 1, 10, 100 et 400 Gbit/s, avec un modèle basé sur le port et sans tarification en fonction du volume de trafic échangé.

La plateforme utilise des route servers pour simplifier le peering multilatéral. Au lieu d’établir individuellement une session BGP (Border Gateway Protocol) avec chaque participant, un réseau peut se connecter au route server pour échanger des routes avec plusieurs membres, selon les politiques établies.

La société affirme également appliquer des filtrages via RPKI (Resource Public Key Infrastructure) et IRR (Internet Routing Registry). RPKI permet une validation cryptographique pour contrôler quels systèmes autonomes sont autorisés à annoncer certains préfixes IP, et est devenue une des principales mesures pour réduire les erreurs et la prise en charge frauduleuse des routes BGP.

Il convient aussi de distinguer ici l’infrastructure de l’opérateur et les pratiques de ses membres. En mai dernier, Internet Society Pulse mentionnait que deux des trois membres enregistrés à MX-IX Delhi utilisaient RPKI, mais que l’IX n’était pas encore inscrit dans le programme MANRS (Mutually Agreed Norms for Routing Security) pour points d’échange.

MX-IX annonce aussi des options de peering public et privé, des interconnexions entre centres de données, un accès à des services cloud et des mécanismes de blackholing pour contribuer à atténuer certains attaques distribué de déni de service (DDoS).

Aller au-delà d’un Internet Exchange classique

L’un des aspects les plus intéressants de cette annonce est que MX-IX ne se limite pas au simple échange de trafic public.

Sa feuille de route mentionne le peering distant, la protection DDoS, la connectivité avec des fournisseurs cloud, et une infrastructure réseau adaptée à l’intelligence artificielle.

Le peering distant permet à un réseau d’accéder à un point d’échange sans avoir à déployer directement du matériel dans tous les centres de données où l’IX est présent. Un fournisseur de connectivité peut transporter le trafic jusqu’à la plateforme, étendant ainsi la portée géographique de l’échange.

La connectivité cloud répond à une autre évolution du marché. Aujourd’hui, les réseaux d’entreprises ne se contentent plus d’échanger du trafic avec les opérateurs et les fournisseurs de contenu. La nécessité de connexions privées vers les plateformes cloud, SaaS, centres de données et différentes régions géographiques s’accroît.

L’intelligence artificielle introduit une nouvelle dimension. La gestion de grands volumes de données se déplace entre stockage, grappes GPU, services cloud et utilisateurs, soulignant l’importance de réseaux à capacité élevée et de routes efficaces.

Cela ne rend pas automatiquement un Internet Exchange spécifique à l’IA, mais cela élargit le marché potentiel pour des plateformes capables de fournir une interconnexion haute capacité entre centres de données et prestataires.

Pour MX-IX, le vrai défi sera désormais d’accroître le nombre de réseaux connectés. La valeur d’un point d’échange repose en grande partie sur son effet de réseau : plus il y a d’opérateurs, de fournisseurs de contenu, de CDN et de plateformes cloud participant, plus il offre de possibilités d’interconnexion pour le membre suivant.

Le projet bénéficie déjà d’un avantage : son fondateur connaît bien ce marché. Rohit Yadav a précédemment travaillé au développement de AMS-IX en Asie et a participé à diverses rencontres de la communauté peering dans la région.

MX-IX devra maintenant transformer cette expérience et sa phase initiale de déploiement en une communauté suffisamment large de réseaux connectés.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que MX-IX ?

MX-IX est un Internet Exchange neutre, indépendant des opérateurs et des centres de données, permettant à différents réseaux d’échanger du trafic via peering. Son infrastructure publique est actuellement enregistrée dans des localisations en Inde et aux Émirats Arabes Unis.

Où MX-IX est-il disponible ?

PeeringDB référence des points d’échange MX-IX à Mumbai, Delhi, Dubaï et Fujairah. La disponibilité précise dépend des centres de données et fournisseurs de connectivité présents dans chaque marché.

Quelles vitesses MX-IX propose-t-il ?

L’entreprise annonce des ports de 1, 10, 100 et 400 Gbit/s, ainsi que des services de peering public et privé, connectivité cloud et interconnexion entre centres de données.

Qui est le fondateur de MX-IX ?

MX-IX est dirigé par Rohit Yadav, qui en est le fondateur et CEO. Yadav possède une expérience antérieure dans le secteur des Internet Exchange et a travaillé précédemment avec AMS-IX en Asie.

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