Kaspersky a mis à jour son offre Kaspersky Next Optimum avec cinq modules de sécurité conçus pour étendre la protection des petites et moyennes entreprises sans nécessiter la refonte totale de leur infrastructure de cybersécurité. Ces nouvelles options couvrent la formation contre le phishing, la sécurité des courriels, la gestion des charges de travail, l’analyse des menaces et la gestion des vulnérabilités.
Les points clés de Kaspersky Next Optimum en 20 secondes
- Kaspersky intègre cinq modules de sécurité modulables selon les besoins spécifiques de chaque entreprise.
- Ces modules couvrent la formation du personnel, la sécurité des emails, la protection des charges de travail, l’investigation des menaces et la gestion des vulnérabilités.
- Une étude de la société révèle que le phishing est l’une des cyberattaques les plus fréquentes en PME, atteignant 20 % des incidents.
- La mise à jour étend également les simulations de phishing et l’analyse des identifiants compromis.
Cette approche répond à un problème récurrent chez les petites structures : sécuriser leur environnement de manière évolutive sans accumuler des outils indépendants difficiles à gérer. Selon une étude du centre de recherche de Kaspersky, 86 % des PME interrogées ont connu au moins un incident de cybersécurité au cours de la dernière année, avec une moyenne de trois types d’incidents différents.
Le phishing apparaît comme la menace externe la plus courante, cité par 20 % des organisations, suivi par l’exploitation de vulnérabilités logicielles (17 %) et les accès distants non autorisés (16 %). Ces données proviennent d’une enquête interne à Kaspersky, à interpréter dans leur contexte.
La complexité des outils est également un facteur. 26 % des organisations participantes ont mentionné des problèmes d’intégration ou de compatibilité comme raisons de changer de fournisseur de cybersécurité, tandis que 23 % cherchaient à centraliser plusieurs produits sur une seule plateforme.
Cinq modules pour renforcer la sécurité par domaine
Kaspersky a construit la nouvelle architecture de Next Optimum autour d’une protection de base des terminaux, à laquelle des fonctionnalités additionnelles peuvent être ajoutées. L’objectif est qu’une PME puisse ajuster ses outils au fur et à mesure que son infrastructure, ses risques ou ses ressources évoluent.
Le premier module, Security Awareness, vise à sensibiliser et former les employés contre le phishing, la manipulation sociale et les erreurs humaines. Ce type de protection est crucial car de nombreux attaques nécessitent une interaction humaine, comme l’ouverture d’un fichier malveillant ou la divulgation de ses identifiants.
Email Security sécurise en partie la messagerie d’entreprise. Il détecte les menaces avant leur arrivée dans la boîte aux lettres et offre une meilleure visibilité sur l’infrastructure des emails et les communications qui y transitent.
La troisième solution, Workload Security, vise la protection des charges de travail déployées dans des environnements cloud ou hybrides. Son intégration reflète que la sécurité d’une entreprise ne peut plus se limiter aux ordinateurs ou appareils physiques, quand applications, machines virtuelles et services se dispersent entre infrastructure locale et cloud.
Threat Lookup & Analysis fournit des outils pour examiner les fichiers suspects et enrichir l’analyse d’incidents. Il s’agit d’accélérer les investigations en permettant aux équipes de comprendre rapidement l’origine d’une alerte ou d’une menace.
Enfin, Vulnerability Management aide à repérer et gérer les vulnérabilités dans l’infrastructure. La gestion proactive de ces failles est essentielle : une étude de Kaspersky indique que 17 % des PME ont subi des incidents liés à l’exploitation de vulnérabilités logicielles.
Ces modules complètent les capacités de détection et de réponse offertes par la gamme Kaspersky Next, qui englobe également des solutions EDR (Endpoint Detection and Response), XDR (Extended Detection and Response) et MXDR (Managed Extended Detection and Response).
Plus de simulations de phishing et de surveillance des identifiants
L’amélioration ne se limite pas aux modules. Kaspersky a également étendu les campagnes de phishing simulé à Kaspersky Next EDR Foundations, une fonction auparavant disponible uniquement dans Next XDR Optimum et Next MXDR Optimum.
Les administrateurs peuvent utiliser des modèles prêts à l’emploi pour lancer des simulations d’attaques et évaluer la réaction des employés. Des rapports automatisés permettent d’identifier les lacunes en formation et de suivre leur progression. Bien que ces tests ne préviennent pas directement les attaques réelles, ils contribuent à repérer les comportements à risque avant qu’un vrai incident ne réussisse à tromper un utilisateur.
De plus, Kaspersky Next MXDR Optimum propose de nouvelles fonctionnalités de recherche des menaces, alimentées par Kaspersky Digital Footprint Intelligence. Ce service croise des identifiants compromis avec des alertes et tentatives suspectes de connexion, afin d’identifier des comptes potentiellement compromis et de hiérarchiser les interventions.
L’entreprise a également adapté certaines fonctionnalités aux appareils mobiles et tablettes. Les notifications d’incidents envoyées via Telegram peuvent désormais indiquer la priorité, les actifs affectés, des recommandations, et proposer un accès direct à l’incident concerné.
Autre évolution : la gestion centralisée via des consoles. Les organisations peuvent commencer par utiliser Pro View Console, conçue pour une gestion simplifiée, puis migrer vers Expert View Console si elles ont besoin de contrôles plus avancés.
La cybersécurité des PME s’étend au-delà des ordinateurs
Cette approche modulaire intervient alors que les PME étendent leur environnement numérique. Courriels, applications SaaS, services cloud, accès à distance et identifiants de l’entreprise forment une surface d’attaque difficile à couvrir uniquement par l’installation d’un logiciel de sécurité sur les machines.
De nouveaux pièges apparaissent également. En juin, Kaspersky a signalé que ses solutions avaient détecté plus de 33.300 attaques ciblant des PME entre janvier et avril 2026, utilisant des logiciels malveillants ou potentiellement indésirables imitant des services very populaires d’intelligence artificielle. Ce chiffre est près de cinq fois supérieur à celui du même trimestre en 2025, selon les données de la société.
L’update Next Optimum vise justement à s’adapter à cette diversité. Plutôt que d’imposer dès le départ toutes les fonctionnalités, Kaspersky propose d’ajouter des modules autour d’une base commune. Pour une petite entreprise, cela peut signifier commencer par une protection des endpoints et une formation anti-phishing, puis étendre à la sécurité des emails, du cloud ou des outils avancés d’investigation.
L’efficacité de ce modèle dépendra des besoins et de l’infrastructure de chaque organisation, ainsi que des outils déjà en place. La modularité facilite l’intégration de nouvelles couches de sécurité, mais ne remplace pas des actions essentielles telles que le maintien à jour des logiciels, la gestion des accès, la revue des permissions ou les procédures d’intervention en cas d’incident.
Questions fréquemment posées
Quels sont les nouveaux modules intégrés à Kaspersky Next Optimum ?
La mise à jour inclut Security Awareness, Email Security, Workload Security, Threat Lookup & Analysis, et Vulnerability Management. Chacun couvre une facette différente de la sécurité en entreprise.
La solution s’adresse-t-elle aux PME ?
Absolument. Kaspersky présente Next Optimum comme une offre spécialement conçue pour les PME, avec des niveaux modulables de capacités EDR, XDR et MXDR pour s’adapter à leurs ressources et leurs besoins.
Peut-on réaliser des simulations de phishing ?
Oui. Kaspersky a étendu les campagnes de phishing simulé à Next EDR Foundations. Les administrateurs peuvent utiliser des modèles et analyser des rapports pour combler les lacunes en formation.
La protection couvre-t-elle aussi les charges de travail dans le cloud ?
Le nouveau module Workload Security est spécifiquement conçu pour renforcer la sécurité des charges de travail dans des environnements cloud ou hybrides, particulièrement pour les organisations déployant ou étendant leur infrastructure cloud.