Cherry Servers est devenu le partenaire officiel en infrastructure de Soverity, une société européenne spécialisée dans l’ingénierie d’infrastructures, qui accompagne les entreprises dans la migration de leurs charges de travail des grands fournisseurs cloud vers des serveurs bare metal et d’autres environnements sous contrôle accru. Cette alliance combine les services de migration de Soverity avec l’infrastructure dédiée de Cherry Servers, facilitant la démarche de la « repatriation cloud ».
Les enjeux de Cherry Servers et Soverity en 30 secondes
- Cherry Servers devient partenaire officiel en infrastructure de Soverity.
- Soverity évalue les charges, conçoit des stratégies de migration et transfère les systèmes depuis les hyperscalers.
- Cherry Servers fournit des serveurs bare metal configurables selon chaque charge.
- Ce modèle vise à offrir des coûts plus prévisibles et à réduire certains frais liés à la consommation dans le cloud.
- Les deux entreprises présentent cette collaboration comme une alternative européenne pour les organisations souhaitant un contrôle accru sur leur infrastructure.
Cette démarche s’inscrit dans une tendance qui s’est renforcée depuis un certain temps parmi certains départements technologiques : reconsidérer quelles charges de travail peuvent continuer à bénéficier de la cloud public, et lesquelles seraient plus judicieuses sur des serveurs dédiés.
Le concept de cloud repatriation, ou repatriation cloud, ne signifie pas nécessairement abandonner complètement les grands fournisseurs de cloud. Il consiste souvent à déplacer certaines charges vers une infrastructure propre, des serveurs dédiés ou des fournisseurs spécialisés lorsque le coût, la performance, la prévisibilité ou le contrôle des données prennent le pas sur la flexibilité qu’offre la cloud public.
Cherry Servers et Soverity visent précisément à couvrir cette étape complexe : décider quoi transférer, comment le faire et sur quelle infrastructure déployer ces charges par la suite.
Soverity apporte l’ingénierie de la migration
Soverity est un groupe d’ingénieurs spécialisés en infrastructure, basé aux Pays-Bas. Selon l’entreprise, ses activités incluent l’évaluation des charges, la conception des plans de migration et l’exécution du transfert depuis les hyperscalers vers une infrastructure bare metal propriétaire, louée ou vers des fournisseurs cloud européens.
Soverity propose aussi des services d’ingénierie de plateformes et un support permanent pour des systèmes nécessitant une disponibilité continue.
Ce volet est crucial car migrer une application d’AWS, Azure ou Google Cloud vers des serveurs dédiés ne se limite pas à dupliquer des machines virtuelles.
Les applications dépendent souvent de services managés, réseaux virtuels, stockage, bases de données, systèmes d’identité, automatisation, et autres composants spécifiques au fournisseur original. La migration implique donc une révision de ces dépendances, avec la décision de maintenir certains services, d’en remplacer d’autres, ou de redéfinir le design global.
L’accord avec Cherry Servers apporte une infrastructure concrète sur laquelle déployer ces charges une fois la migration effectuée.
Bare metal vs modèle de consommation cloud
Cherry Servers fournit des serveurs physiques dédiés, configurables en fonction des besoins. Contrairement à une infrastructure partagée ou à un modèle basé sur la virtualisation à la demande, le bare metal garantit un accès exclusif à la machine physique.
La société avance trois arguments majeurs pour ce modèle : coûts plus prévisibles, performances dédiées et contrôle accru sur l’infrastructure.
Dans leur approche, les serveurs dédiés sont proposés à prix fixe, avec un volume de trafic défini, ce qui contraste avec certains modèles cloud où la facture peut varier en fonction de la consommation et de frais de transfert.
En termes de performance, le hardware dédié évite le partage des ressources, éliminant l’effet « voisin bruyant » où la charge d’un autre client peut impacter les performances.
Ce choix ne signifie pas qu’un serveur bare metal est toujours plus économique ou plus adapté qu’un cloud public. La décision dépend de la nature de la charge, de ses modèles d’utilisation, des besoins en scalabilité et des services requis.
L’offre combinée de Cherry Servers et Soverity s’adresse en particulier aux organisations avec des charges relativement prévisibles, qui souhaitent diminuer leur dépendance à certains services des hyperscalers.
Une question de souveraineté technologique
L’aspect géographique joue aussi un rôle. Cherry Servers, basé en Lituanie, présente son infrastructure comme une alternative européenne pour les entreprises souhaitant évoluer sous une seule juridiction.
Soverity inscrit sa collaboration avec Cherry Servers dans une stratégie plus large d’offres alternatives européennes aux grands fournisseurs cloud américains.
Frank Costa, cofondateur et responsable commercial de Soverity, considère que pour développer des alternatives européennes, il faut une collaboration entre entreprises du continent. Il précise que cette démarche fait partie du positionnement commercial de l’alliance, sans garantir que toutes les migrations seront adaptées à chaque organisation.
L’emplacement de l’infrastructure peut être déterminant pour les entreprises ayant des exigences spécifiques sur la localisation de leurs données, leur traitement, ou leur conformité réglementaire, leur architecture, ou leur gestion opérationnelle.
L’accord vise à combiner cette dimension géographique avec une infrastructure physique dédiée et un service spécialisé pour accompagner la migration.
La repatriation cloud ne signifie pas revenir au centre de données traditionnel
L’un des changements majeurs apportés par ce modèle est que déplacer des charges hors d’un hyperscaler ne nécessite pas forcément de posséder et exploiter un centre de données physique.
Une entreprise peut transférer certains services vers des serveurs bare metal loués tout en conservant une infrastructure gérée par un prestataire externe. Cela maintient une part de flexibilité opérationnelle tout en évitant certains coûts liés au modèle de facturation basé sur la consommation.
Pour des charges à forte utilisation et relativement stables, cette architecture peut permettre une meilleure prévisibilité des coûts et offrir un contrôle accru sur le hardware utilisé.
Pour d’autres applications, notamment celles à demande variable ou fortement dépendantes de services managés, la cloud public peut rester préférable.
La démarche de Soverity commence par une évaluation des charges et la conception de la migration. La décision ne consiste pas simplement à changer de fournisseur, mais à déterminer quelles composants migrer et quelle architecture adopter par la suite.
Ce partenariat illustre ainsi une évolution dans le débat sur le cloud. Après plusieurs années où migrer vers des hyperscalers était à peu près la recommandation standard pour la modernisation des infrastructures, de plus en plus d’organisations revoient la rentabilité de certaines charges.
Cherry Servers fournit le hardware dédié, tandis que Soverity propose l’ingénierie pour accompagner la migration. Résultat, une offre adaptée aux entreprises souhaitant combiner serveurs physiques dédiés et processus de migration gérés, mais dont la pertinence dépendra des caractéristiques spécifiques de chaque projet.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la repatriation cloud ?
La repatriation cloud consiste à déplacer certaines charges de travail depuis des fournisseurs de cloud public vers une infrastructure propre, des serveurs dédiés ou des prestataires alternatifs. Cela ne signifie pas forcément abandonner complètement les hyperscalers.
Que fournit Soverity dans cette alliance ?
Soverity offre des services d’ingénierie pour évaluer les charges, planifier et réaliser les migrations, ainsi que pour assurer un support post-migration. Elle intervient aussi dans l’ingénierie de plateformes et la maintenance continue.
Que propose Cherry Servers ?
Cherry Servers fournit des serveurs bare metal dédiés, configurables selon les besoins, avec une offre à prix fixe et une infrastructure basée en Lituanie.
Le bare metal est-il toujours plus économique qu’un hyperscaler ?
Pas nécessairement. La rentabilité dépend de la charge, de l’utilisation, des besoins d’évolutivité et des services requis. Ce modèle est particulièrement intéressant pour des coûts plus prévisibles et des ressources dédiées.