Catégorie : Cloud

L'invisibilité de la maintenance : Le travail en coulisse dans l'hébergement des services

L’Amérique latine vit sa fièvre des centres de données, mais tous ne gagneront pas de la même manière

L’Amérique latine est devenue l’un des nouveaux territoires d’expansion pour les centres de données, le cloud et l’infrastructure numérique. Google construit un centre de données de 850 millions de dollars en Uruguay, Amazon a engagé 5 milliards de dollars pour une nouvelle région cloud au Mexique et Microsoft investira 2,7 milliards d’euros dans l’infrastructure cloud et l’intelligence artificielle au Brésil. La région apparaît de plus en plus sur les cartes d’investissement des grands opérateurs technologiques. L’opportunité est réelle, mais il convient de ne pas confondre la construction d’infrastructures avec un développement numérique automatisé. Un centre de données peut attirer des capitaux, améliorer la connectivité et réduire la latence, mais ses effets économiques dépendent de qui l’exploite, des charges qu’il héberge,

Elon Musk présente Colossus : Le cluster IA le plus puissant du monde

La colocation entre en une nouvelle phase sous la pression de l’IA et du cloud

La colocation de centres de données a cessé d’être une solution purement tactique pour les entreprises n’ayant pas souhaité construire leur propre centre de traitement de données (CTD). Avec l’expansion du cloud hybride, l’intelligence artificielle, le edge computing et les charges à forte densité, ce marché devient l’une des couches critiques de l’infrastructure numérique. Les entreprises ne recherchent plus seulement un espace pour racks ; elles cherchent de l’énergie, de la connectivité, de la sécurité, une réfrigération avancée, la conformité réglementaire et la capacité de croissance sans avoir à supporter le coût intégral de la construction d’un centre de données en propre. Ce changement se ressent dans les conversations du secteur. Pendant des années, la colocation a été expliquée comme

Intel 18A-P entre en production à risque et met son activité de fonderie à l’épreuve

Intel 18A-P entre en production à risque et met son activité de fonderie à l’épreuve

Intel Foundry a présenté au Symposium VLSI 2026 un message clair à ses clients, partenaires et investisseurs : le processus Intel 18A-P est désormais en phase de production de risque. Cette technologie constitue la première amélioration de performance au sein de la famille Intel 18A — +9 % de performance à consommation équivalente, ou -18 % de consommation pour une performance identique — avec une compatibilité de règles de conception maintenue avec 18A, ce qui facilite la réutilisation des designs existants. L’annonce revêt une importance particulière pour Intel Foundry. La société ne fabrique plus seulement pour elle-même : elle cherche à se positionner comme alternative avancée à TSMC et Samsung pour des clients tiers. Dans ce contexte, chaque avancée technologique

Film isolant ABF sur substrat semi-conducteur pour puce IA

Ajinomoto fait face au grand goulet d’étranglement invisible des puces IA

Ajinomoto, longtemps associée à l’industrie alimentaire, est aujourd’hui devenue un acteur discret mais essentiel dans la chaîne mondiale des semi-conducteurs. Son film isolant, l’Ajinomoto Build-up Film (ABF), n’apparaît presque jamais dans les présentations des grands fabricants de puces. Pourtant, sans lui, l’encapsulation des processeurs avancés ne tiendrait pas. La pression sur ce matériau monte, portée par la croissance de l’IA générative et la proliferation des centres de données à grande échelle. Selon Shigeo Nakamura, directeur général d’Ajinomoto Fine-Techno, la société peut répondre à la demande de ses clients jusqu’en 2030. Au-delà, la visibilité est plus limitée. Cette prudence reflète le contexte global : la demande en IA croît vite, mais toute la chaîne de fabrication ne suit pas forcément au

Innoscience bat face à Infineon en Chine et ravive la guerre pour les puces GaN

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Innoscience a remporté une victoire importante en Chine dans sa longue bataille de brevets contre Infineon sur la technologie du nitrure de gallium (GaN). La Cour populaire suprême de Chine a confirmé une ordonnance empêchant Infineon de vendre, proposer à la vente ou importer certains produits GaN sur le marché chinois, suite à une décision du Tribunal populaire intermédiaire de Suzhou qui avait conclu à la violation d’un brevet d’Innoscience. Cette décision ferme définitivement ce front judiciaire en Chine et intervient quelques semaines après que le Tribunal de la propriété intellectuelle de Pékin avait confirmé la validité de deux brevets clés d’Innoscience, tout en rejetant les demandes d’annulation déposées par la société allemande. Mais il ne faut pas l’interpréter comme

L'Inde doublera son marché de semiconducteurs d'ici 2030 et se consolide comme un hub mondial de talents

Keynes s’appuie sur le Japon pour faire de l’Inde un centre d’emballage de puces

L’Inde veut entrer dans l’industrie des semi-conducteurs par une voie pragmatique : l’emballage et les tests de puces. La collaboration de Kaynes Semicon avec l’entreprise japonaise AOI Electronics et Mitsui & Co. renforce cette stratégie, avec une usine à Sanand (Gujarat) qui est l’une des initiatives les plus visibles du pays pour s’emparer d’une part de la chaîne d’approvisionnement mondiale en quête d’alternatives à la Chine, Taiwan et l’Asie du Sud-Est. Kaynes Semicon, filiale de Kaynes Technology India, développe une unité OSAT (Outsourced Semiconductor Assembly and Test) avec un investissement approuvé de 3 307 crore de roupies. Le gouvernement indien prévoit que cette installation produira plus de 6,33 millions de puces par jour, destinées aux secteurs industriel, automobile, électronique grand

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