
L’Amérique latine se remonte : la « pile » technologique que la Chine occupe pendant que l’Occident vend des actifs
Depuis plusieurs années, de nombreuses sorties d’entreprises en Amérique latine sont présentées comme un simple exercice de « prudence » : céder des filiales, réduire la dette et se concentrer sur des marchés « sûrs ». En Espagne, le discours est similaire : Telefónica accélère son retrait de l’unité Hispam pour céder des opérations dans la région, tandis qu’Iberdrola ferme des projets importants au Mexique — y compris la vente de 13 centrales pour 6,2 milliards de dollars. Cependant, cette lecture financière est trop limitée lorsqu’on adopte une perspective technologique. Car ce qui se reconfigure n’est pas seulement la propriété actionnariale : c’est l’ensemble « stack » physique et numérique qui permet de faire fonctionner une économie moderne. Dans un



