Broadcom augmente les prix de VMware et accélère la migration vers Proxmox

Proxmox fait un pas de plus vers la grande entreprise avec un support mondial 24/7

Les nouvelles conditions commerciales de VMware sous Broadcom poussent certaines entreprises à reconsidérer leur infrastructure de virtualisation. Un client rapporte que le coût de son renouvellement a explosé de 700 %, ce qui l’a conduit à débuter une migration vers Proxmox dès cette même semaine. Son expérience illustre le dilemme entre le coût de maintien d’une plateforme d’entreprise et l’effort technique et financier nécessaire pour la remplacer.

Les essentiels de VMware et Proxmox en 30 secondes

  • Broadcom a modifié le modèle commercial de VMware, en intensifiant l’importance des abonnements et des packages de produits.
  • Un client raconte une hausse de 700 % de son coût de renouvellement, une expérience individuelle qui ne représente pas nécessairement la tendance du marché.
  • Une enquête menée par Unisphere Research, en partenariat avec Rimini Street, indique que 90 % des participants envisagent des alternatives en raison des coûts de licence.
  • Proxmox apparaît comme une option pour réduire la dépendance à VMware, bien que la migration nécessite planification, tests et ressources techniques.
  • Le coût n’est pas la seule barrière : la complexité opérationnelle, la formation et la gestion multi-fournisseurs jouent également un rôle important.

La critique envers Broadcom s’inscrit dans une décision stratégique : concentrer l’offre VMware sur de grands clients et des formules d’abonnement, quitte à proposer des conditions moins attractives pour certains organizations. Pour les infrastructures petites ou moyennes, cela peut rendre la rénovation difficile à justifier face à un budget limité.

Le témoignage ayant suscité cette réflexion décrit une négociation longue pour obtenir une réponse claire sur le renouvellement. Le coût final, selon la personne concernée, a été une hausse de 700 %. L’entreprise a finalement payé, ne pouvant remplacer instantanément sa plateforme de virtualisation, mais elle a immédiatement commencé à préparer une alternative.

Aucun document contractuel, facture ou détail précis des produits inclut dans le renouvellement n’est fourni, ce qui empêche de vérifier l’augmentation ou d’identifier précisément les éléments expliquant cette différence. Cet exemple illustre la pression que subissent certains clients, mais ne doit pas être généralisé comme une tarification typique de VMware.

La nouvelle stratégie commerciale de VMware met en avant le coût

Depuis l’acquisition par Broadcom, l’offre commerciale de VMware a été réorganisée, avec un accent accru sur les abonnements et les packs de produits. La société maintient la valeur de sa plateforme intégrée, tandis qu’une partie de ses clients critique le prix des nouveaux contrats et l’obligation d’acheter des produits non nécessaires.

Ce changement modifie la façon de calculer les dépenses liées à la virtualisation. Les entreprises doivent reconsidérer le nombre de cœurs, les modalités d’abonnement, les produits inclus et les services de support. Pour celles ayant construit leur infrastructure autour d’anciennes licences, la renégociation peut obliger à revoir leur budget.

Le raisonnement économique est simple : payer davantage pour une plateforme connue peut paraître moins risqué que de migrer des systèmes critiques, mais cette décision n’élimine pas le coût futur. Si l’entreprise anticipe une répétition de ces conditions lors des prochains renouvellements, elle pourrait juger que migrer reste une option à moyen terme.

Les résultats financiers de Broadcom aident à comprendre son approche stratégique, mais il faut dissocier ces chiffres. Lors de ses résultats du troisième trimestre fiscal 2026, clos le 2 août 2026, Broadcom a annoncé un chiffre d’affaires total de 29,6 milliards de dollars. Ce montant couvre toutes ses divisions, pas uniquement VMware. Toute comparaison entre la marge historique de VMware et celle de la division logiciel de Broadcom doit préciser la période, la périmètre comptable et la méthode de calcul.

L’intérêt pour d’autres solutions ne signifie pas nécessairement une sortie immédiate. Une organisation peut continuer à utiliser VMware tout en évaluant une autre solution d’hyperviseur, notamment pour des applications critiques telles que bases de données ou services d’entreprise, où une interruption aurait des conséquences lourdes.

90 % envisagent des alternatives, mais la migration reste complexe

Une enquête publiée par Rimini Street en octobre 2026, en partenariat avec Unisphere Research, fournit un aperçu du malaise des utilisateurs. L’étude a recueilli les réponses de 269 responsables et professionnels issus d’organisations utilisant VMware entre décembre 2025 et février 2026. 90 % d’entre eux indiquent envisager des alternatives à cause de l’augmentation des coûts de licences.

Ce chiffre doit être interprété avec prudence. Rimini Street propose des services de support tiers pour VMware, ce qui a un intérêt commercial dans la recherche de solutions alternatives. La collaboration avec Unisphere Research doit également être prise en compte. De plus, ce pourcentage indique une intention, pas une migration réalisée : neuf entreprises sur dix ne sont pas encore passées à une autre plateforme.

L’enquête identifie plusieurs obstacles au changement. 40 % citent la complexité opérationnelle, 38 % évoquent la difficulté de gérer plusieurs fournisseurs, et 37 % mentionnent la nécessité de former leurs équipes. Ces facteurs expliquent pourquoi beaucoup continuent de payer des renouvellements coûteux : la migration demande d’inventorier, de verifier la compatibilité, de concevoir un nouvel environnement, de tester des sauvegardes et de planifier des périodes de maintenance.

Parmi les alternatives, Proxmox VE est une option à considérer. La plateforme associe virtualisation KVM, gestion centralisée et supporte des technologies de stockage comme Ceph pour des déploiements appropriés. Son modèle commercial et ses services diffèrent de ceux de VMware, bien que le coût total dépende de l’architecture, des exigences de disponibilité, du personnel et des services nécessaires.

Le témoignage d’un utilisateur indique que ses charges fonctionnent déjà sur Proxmox, et souligne que le support se calcule par socket, avec un coût nettement inférieur à celui de son ancien abonnement. Sans connaître la taille de son infrastructure, la version de l’édition ou le niveau de support, une comparaison universelle des prix reste difficile.

La décision de migration ne se limite pas à déplacer des machines virtuelles. Il faut aussi revoir réseaux, stockage, plans de reprise d’activité, supervision, automatisation et routines opérationnelles. Certaines entreprises migreront une partie de leurs charges tout en conservant VMware pour certaines applications, d’autres opteront pour une transformation plus large. La meilleure stratégie dépendra des besoins techniques et du coût de maintien en production.

Questions fréquentes

Pourquoi certaines entreprises abandonnent-elles VMware ?

Le coût des nouvelles conditions de licence et d’abonnement incite de plus en plus à rechercher des alternatives. La complexité de migrationner des systèmes critiques freine toutefois parfois une sortie immédiate.

Quel pourcentage d’utilisateurs de VMware envisagent des alternatives ?

L’enquête d’Unisphere Research avec Rimini Street montre que 90 % des 269 répondants considèrent des options alternatives en raison de la hausse des coûts de licence. Ce chiffre reflète une intention, pas une migration déjà effective, et provient d’un sondage lié à un fournisseur de support externe.

Proxmox peut-il remplacer VMware ?

Proxmox VE couvre plusieurs besoins en virtualisation, mais il convient d’analyser la compatibilité et le travail de migration pour chaque infrastructure. Il faut valider application, stockage, réseau, sauvegarde et reprise après sinistre avant d’envisager la migration vers la production.

Migrer vers Proxmox est-il toujours plus économique ?

Pas nécessairement dans tous les cas. Le prix du support n’est qu’une partie du coût total, qui inclut aussi le matériel, le personnel, la formation, les outils et le travail pour réaliser la migration.

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