Aire Cloud intègre CDN, WAF et protection DDoS sur une plateforme européenne

Groupe Aire devient Aire et unifie son offre technologique pour accélérer son apuesta pour le cloud

Aire a enrichi sa plateforme cloud publique en intégrant une couche de distribution de contenu et de sécurité en périphérie (edge). La nouvelle offre combine CDN, pare-feu pour applications web, mitigation DDoS, contrôle des bots et détection d’anomalies depuis un environnement unique, grâce à une intégration technologique avec l’entreprise espagnole Transparent Edge.

L’essentiel en 20 secondes : Aire Cloud intègre CDN et sécurité avancée via un tableau de bord commun. La plateforme ajoute WAF, mitigation DDoS, contrôle des bots et détection d’anomalies. L’intégration repose sur la technologie européenne de Transparent Edge. Elle introduit aussi des instances MultiGPU, des améliorations Kubernetes et un stockage S3 immuable. Aire propose des plans fermés ainsi qu’une offre pay-as-you-go.

Cette mise à jour vise deux problèmes souvent liés dans le numérique : assurer la disponibilité d’un site, d’une API ou d’une plateforme vidéo face à une hausse de trafic, et protéger ces services contre les automatisations abusives, les attaques par déni de service et les vulnérabilités potentielles. Jusqu’ici, beaucoup d’organisations combinaient des solutions séparées pour couvrir ces besoins, un outil pour la distribution de contenu, un autre pour le pare-feu, un troisième pour la gestion des bots et un quatrième pour la supervision, au prix d’interfaces, de contrats et de modèles tarifaires difficiles à harmoniser.

Aire propose une alternative intégrée dans son cloud public. Selon l’entreprise, les clients pourront déployer et gérer infrastructure, performance et sécurité depuis une interface unique, même si les détails techniques comparatifs avec les principales plateformes internationales ou les limites précises de chaque plan restent à communiquer.

Une CDN qui rapproche le contenu de la logique de traitement

Le réseau de distribution de contenu, ou CDN, stocke ou traite les informations près de l’utilisateur, ce qui réduit la distance à parcourir pour les requêtes et évite que tout le trafic ne transite par le serveur d’origine. Aire s’appuiera sur une technologie basée sur Varnish Enterprise pour accélérer la livraison des pages web, des interfaces API et des contenus multimédias, avec un reconditionnement à la volée des vidéos en HLS et DASH, deux formats courants dans le streaming.

CapacitéFonction principale
CDNRapprocher le contenu des utilisateurs et alléger la charge à la source
Cache en périphérieFournir des ressources sans consulter systématiquement le serveur principal
Accélération APIRéduire les temps de réponse pour les requêtes répétées
HLS et DASHAdapter la diffusion vidéo à divers appareils et réseaux
Logique en périphérieTraiter certaines règles avant d’atteindre l’application

Le gain dépend de plusieurs facteurs : la répartition géographique des utilisateurs, le pourcentage de contenu mis en cache, la configuration des règles et la qualité de l’application d’origine. Un site avec beaucoup d’images et de ressources statiques réduira nettement sa charge serveur, tandis qu’une application générant une réponse propre à chaque utilisateur exigera une stratégie plus fine, pour ne pas stocker de données privées ni servir de contenu périmé. La CDN compte surtout lors des pics de trafic : une promotion, une actualité virale ou la mise en vente de billets peuvent générer des milliers de requêtes en quelques minutes, et si une partie transite par le réseau distribué, la pression sur le serveur principal diminue d’autant.

WAF, DDoS et bots dans une même couche de protection

La sécurité constitue l’autre axe de cette mise à jour. Aire Cloud intègrera un pare-feu pour applications web (WAF) chargé d’inspecter le trafic HTTP/HTTPS avant qu’il n’atteigne l’application, pour détecter les tentatives d’injection SQL, les attaques XSS, l’usurpation de requêtes et d’autres techniques visant à compromettre pages web ou API. Aire affirme que sa couverture dépasse les catégories classiques du Top 10 de l’OWASP, sans encore préciser les règles gérées, les moteurs utilisés ni la fréquence de mise à jour.

Module de sécuritéRisque ciblé
WAFExploitation de vulnérabilités web et attaques contre API
Anti-DDoS couche 3/4Saturation réseau et transport
Anti-DDoS couche 7Surcharge des pages, recherches et fonctionnalités applicatives
Mitigation botsScraping, fraude, vol de comptes et occupation d’inventaire
Détection d’anomaliesVariations inattendues de trafic, erreurs ou scans

La mitigation DDoS couvrira les couches 3, 4 et 7 : les deux premières traitent les attaques volumétriques de réseau, la dernière analyse le comportement de l’application, car une requête isolée peut paraître légitime tout en devenant dangereuse si elle se répète sans fin — le même principe de défense en profondeur décrit dans notre retour d’expérience sur une attaque DDoS de 1,3 Tbps. Le contrôle des bots devra distinguer automatisations utiles et trafic malveillant : moteurs de recherche, outils de monitoring ou d’accessibilité utilisent eux aussi des programmes automatiques, et les bloquer créerait de nouveaux problèmes.

Les cas les plus sensibles touchent le e-commerce et la billetterie : certains systèmes automatisés testent des identifiants dérobés, récoltent des prix, créent des comptes factices ou réservent des stocks à l’avance. Aire cite explicitement le credential stuffing, la fraude publicitaire et le scalping comme des comportements que sa nouvelle plateforme vise à freiner. La détection d’anomalies analysera les patrons de trafic pour repérer des signaux avant-coureurs d’incidents : une hausse d’erreurs 503 peut indiquer une saturation, un scan inhabituel peut trahir une recherche de vulnérabilités. Ces outils aident à repérer une activité suspecte, mais ne remplacent ni la sécurité dans le code, ni la gestion des correctifs, ni une configuration soignée des identités et permissions — un WAF bloque de nombreux vecteurs d’attaque connus, il ne corrige pas la vulnérabilité réelle de l’application.

Transparent Edge : une infrastructure de proximité

L’intégration s’appuie sur Transparent Edge, une entreprise spécialisée dans les services CDN et la sécurité applicative. Aire présente cette alliance comme une façon de proposer une technologie européenne, conforme au RGPD, avec un support de proximité. La localisation du fournisseur peut compter pour les organisations qui veulent réduire leur dépendance aux plateformes étrangères ou documenter l’origine du traitement de leurs données — un enjeu de souveraineté numérique plus complexe qu’il n’y paraît, même pour des solutions au siège européen. Il faut aussi vérifier la localisation des points de présence, les sous-traitants éventuels, le routage du trafic, les outils d’assistance et la juridiction applicable à chaque service.

Questions à examinerImplication
Localisation du traitementIndique où circulent et sont stockées les données
Enregistrement et conservation du traficInclut potentiellement adresses IP et autres données techniques
Accès au supportImpacte la confidentialité et la traçabilité
Sous-traitantsÉtendent la chaîne de fournisseurs
Plan de continuitéDéfinit la réponse en cas d’incident ou de panne
Portabilité des règlesFacilite une future migration

Aire structure son offre en quatre formules, Start, Pro, Enterprise et Pay-as-you-go, censées éviter des coûts imprévus liés au trafic sortant, aux règles ou à la mitigation bots. Les prix, limites de transfert, nombre de requêtes comprises, niveaux de protection ou engagements de service ne sont pas précisés dans l’offre publique, ce qui laisse la prévisibilité commerciale dépendre des conditions négociées au cas par cas.

MultiGPU, Kubernetes et stockage immuable

L’évolution ne se limite pas à la CDN. Aire Cloud introduira des instances avec jusqu’à quatre GPU, conçues pour l’inférence en intelligence artificielle, le rendu graphique et d’autres charges accélérées. Le support MultiGPU permet de répartir certains travaux entre plusieurs accélérateurs, mais toutes les applications ne s’y adaptent pas automatiquement : les modèles et logiciels doivent gérer l’exécution distribuée, disposer de mémoire suffisante et s’appuyer sur un réseau interne capable de transférer les données sans goulet d’étranglement.

Innovation infrastructureApplication envisagée
Instances avec jusqu’à 4 GPUIntelligence artificielle, inférence, rendu et calculs intensifs
NodeGroups dans KubernetesOrganisation des nœuds par capacité ou fonction
Équilibrage L7Répartition du trafic HTTP/HTTPS selon règles applicatives
S3 WORMEmpêcher la modification ou suppression d’objets pendant une période donnée
Politiques de cycle de vieAutomatiser la migration ou la suppression de données
Migration à chaud du stockageDéplacer les volumes de stockage sans interruption

Kubernetes bénéficiera de l’ajout de NodeGroups pour structurer les nœuds selon leurs caractéristiques : une entreprise pourra ainsi séparer les charges générales, les services à haute mémoire et ceux qui nécessitent des GPU, tout en restant dans un même environnement géré. L’équilibrage L7 distribuera le trafic HTTP/HTTPS selon des règles applicatives, ce qui facilite le traitement de la charge et la gestion d’incidents temporaires.

L’ajout du stockage S3 immuable, avec ses fonctionnalités WORM (Write Once Read Many), protège contre la modification ou la suppression des données pendant une période fixée, idéal pour les sauvegardes, les logs et la restauration face au ransomware. Cette immuabilité ne convient pas à tous les types de données et exige une mise en œuvre soignée : comptes séparés, authentification multifactorielle, politiques de rétention, copies de sauvegarde éprouvées et contrôles pour éviter qu’un attaquant ne modifie la configuration WORM elle-même. Aire met aussi en avant la migration à chaud des disques via une interface glisser-déposer, pensée pour transférer du stockage sans arrêter la machine, selon la charge, le volume à transférer et le processus de synchronisation.

Une offre pensée aussi pour les MSP et intégrateurs

Une partie de l’offre vise les fournisseurs de services gérés, intégrateurs et distributeurs, qui pourront intégrer CDN et protection d’applications à leur catalogue sans déployer leur propre réseau. Des options de services gérés et de marque blanche sont aussi prévues, permettant à un fournisseur de gérer les politiques de ses clients ou de commercialiser la solution sous sa propre identité. Pour ces partenaires, l’intérêt tient à consolider infrastructure cloud, sécurité et distribution de contenu sous une seule relation commerciale, à condition de maîtriser la configuration du WAF, l’interprétation des alertes et la réaction face aux attaques.

Cette proposition parle surtout au e-commerce, aux plateformes SaaS, aux médias numériques, aux services vidéo, à la billetterie et à toute activité qui dépend d’API publiques — des secteurs qui partagent la même contrainte : garder leur application disponible tout en filtrant le trafic non légitime. Cette évolution étend le périmètre d’Aire Cloud, de la simple infrastructure à la sécurisation et la livraison des applications. La vraie preuve de son efficacité se jouera sur la transparence des prix, la couverture, les SLA et la tenue de charge lors de pics ou d’attaques réelles.

Questions fréquentes

Que rajoute Aire Cloud à sa plateforme ?

CDN, WAF, protection DDoS, mitigation des bots, détection d’anomalies, ainsi que des fonctionnalités nouvelles pour GPU, Kubernetes, équilibrage de charge et stockage.

Quel rôle joue Transparent Edge ?

Elle fournit la technologie de distribution de contenu en périphérie et la sécurité intégrée à Aire Cloud. Les deux sociétés mettent en avant une solution européenne, conforme au RGPD.

L’environnement protège-t-il contre le ransomware ?

Le stockage S3 WORM empêche la modification ou la suppression d’objets durant la période protégée, mais cela doit s’accompagner de mesures complémentaires : sauvegardes, contrôle d’accès et plans de restauration.

Quels sont les coûts du service ?

Des plans Start, Pro, Enterprise et Pay-as-you-go sont annoncés, mais aucune tarification ni limite spécifique n’a été divulguée dans l’offre publique. La prévisibilité financière doit donc être validée selon les conditions concrètes négociées.

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