La comparaison entre Starlink et la fibre optique (FTTH) ne se limite plus à un débat “rural contre urbain”. Avec la hausse du télétravail, du jeu en ligne et de la consommation de vidéos 4K, de plus en plus de ménages et d’entreprises se posent la même question : Une connexion satellite moderne en vaut-elle la peine ou devrais-je privilégier une ligne fixe en fibre ? La réponse dépend, presque toujours, d’un mot : constance.
La fibre gagne généralement en stabilité, faible latence et capacité soutenue. Starlink, en revanche, se distingue lorsqu’aucune fibre n’est disponible, ou pour la mobilité ou encore comme ligne de secours dans des points critiques. Bien que le satellite “de nouvelle génération” soit nettement supérieur aux satellites traditionnels (géostationnaires), sa physique diffère toujours de celle d’un câble enterré.
Comment fonctionne Starlink (et pourquoi sa latence peut être “variable”)
Starlink propose un accès à Internet via une constellation de satellites en orbite basse (LEO). Au lieu d’envoyer ton signal jusqu’à un satellite “très loin” (comme les géostationnaires), il est dirigé vers des satellites beaucoup plus proches, réduisant considérablement (voire éliminant) le retard. Cette architecture permet à Starlink d’être utilisable pour les visioconférences, le jeu et le télétravail, ce qui est souvent problématique avec les satellites classiques.
La connexion, en résumé, fonctionne ainsi :
La antenne (terminal) à domicile ou au bureau envoie un signal à un satellite LEO.
Le trafic est routé vers une station terrestre (gateway) ou via un relais entre satellites (selon la couverture et la conception du réseau).
De là, il entre dans l’Internet “classique”, souvent via une fibre dorsale.
Selon des études et rapports cités par la presse basée sur des données réglementaires en Australie (ACCC), Starlink présente une latence moyenne d’environ 29,8 ms, nettement inférieure aux systèmes satellites géostationnaires (centaines de ms). En termes de débit, les publications générales indiquent des plages typiques allant de 100 à 200 Mb/s, avec une moyenne autour de 197,9 Mb/s dans le contexte australien.
Ce qu’il faut retenir : cette latence peut fluctuer à cause du changement de satellite, de la congestion, de la météo, des obstacles (arbres, bâtiments) ou de la charge locale. Autrement dit, la qualité peut être excellente… avec parfois des pics ou des ralentissements.
Comment fonctionne la fibre (et pourquoi elle est une référence pour la “faible latence”)
La fibre optique FTTH transporte Internet par un média physique directement jusqu’au logement (souvent via un réseau PON : GPON/XGS-PON, selon le déploiement). En pratique :
Le signal circule sur un trajet fixe et prévisible.
Il y a moins de “sauts variables” comparé à un système radio ou satellite.
La latence tend à être très faible et stable dans un même pays ou région, avec peu de jitter.
De plus, la fibre moderne offre un haut débit durable, souvent symétrique (débit en upload proche de celui en download) dans plusieurs offres, ce qui est essentiel pour les sauvegardes, les visioconférences et le télétravail avec des fichiers volumineux.
Tableau comparatif : Starlink vs fibre optique
Aspect
Starlink (satellite LEO)
Fibre optique (FTTH)
Comment arrive l’Internet
Enlace radio vers satellites en orbite basse + gateways
Câble en fibre jusqu’au domicile/bureau
Vitesse typique (download)
Généralement entre 100–200 Mb/s (variable)
Plus élevée et plus stable (selon l’offre ; souvent plusieurs centaines de Mb/s à plusieurs Gb/s)
Vitesse typique (upload)
Variable ; souvent inférieure au download
Souvent élevée et souvent symétrique
Latence
Environ quelques dizaines de ms en bonnes conditions (ex. ~29,8 ms en moyenne, selon un rapport)
Normalement plus basse et stable ; peu de pics
Jitter (variations de ping)
Peut être sensible lors de relais ou mouvements de charge
Généralement faible
Stabilité en heures de pointe
Peut diminished en cas de congestion locale
Meilleure stabilité ; dépend de l’opérateur et du backhaul
Sensibilité à l’environnement
Nécessite un ciel dégagé ; les obstructions impactent la connexion
Indépendant du ciel ; impacté par coupures physiques ou travaux
Installation
Antenne terminale + vue dégagée vers le ciel
Installation de boîtiers ONT et raccordement par opérateur
Mobilité
Très bonne (selon l’équipement et l’offre)
Forte limitation : fixe par définition
IP publique / accès entrant
Souvent avec CGNAT en plans résidentiels ; accès entrant nécessitant VPN ou configuration spécifique
Plus d’options pour IP publique (selon ISP) ; idéal pour héberger
Usage recommandé
Zones sans fibre, mobilité, scénarios de secours
Pour une utilisation résidentielle ou professionnelle nécessitant une stabilité maximale
Note pratique : dans les deux cas, certains opérateurs utilisent le CGNAT sur certains profils. Pour les sysadmins, cela peut poser problème pour les caméras, VPN entrants, serveurs personnels ou accès à distance.
Quels sont les effets au quotidien ? Cas typiques
1) Jeux en ligne et eSports
Fibre est souvent le choix naturel grâce à une latence plus basse et plus stable (moins de jitter).
Starlink peut être parfaitement jouable si l’installation est optimale (sans obstacles) et si le nœud local n’est pas saturé, mais il est plus sensible aux pics.
2) Visioconférences, télétravail et bureau à distance
Les deux options peuvent fonctionner efficacement.
La fibre se distingue par sa taux d’upload soutenu et sa stabilité ; Starlink peut connaître des micro-coupures ou des pics si des obstacles ou la météo perturbent la connexion.
3) Uploads volumineux, sauvegardes et fichiers lourds
La fibre l’emporte quasiment toujours : capacité soutenue et débit en upload élevé.
Starlink peut bien faire l’affaire, mais la variabilité complique si l’on doit respecter des fenêtres de sauvegarde strictes.
4) Zones sans fibre ou avec ADSL/4G peu fiable
Starlink représente souvent une avancée considérable comparé à des connexions anciennes ou saturées.
C’est la raison pour laquelle il devient une alternative crédible dans les zones rurales ou isolées.
5) Entreprise : continuité d’activité
Dans beaucoup d’entreprises, la meilleure réponse n’est pas “Starlink ou fibre”, mais Starlink + fibre :
la fibre comme ligne principale,
Starlink en secours automatique (failover) pour assurer la continuité en cas de panne ou coupure physique.
Recommandation simple (sans posture)
Si tu as une fibre correcte disponible, c’est généralement l’option privilégiée pour sa stabilité, sa faible latence et ses performances durables.
Starlink constitue une excellente alternative si :
la fibre n’est pas disponible,
tu es en zone isolée ou reculée,
ou si tu souhaites un backup fiable qui ne dépende pas du même tracé physique de ton fournisseur d’accès.
Questions fréquentes
Starlink est-il meilleur que la fibre pour jouer en ligne ? En général, non : la fibre offre souvent une meilleure latence et surtout moins de jitter. Starlink peut suffire et même être “très bon” en conditions idéales, mais sa variabilité est un point à considérer.
Quelle latence peut-on attendre avec Starlink ? En configurations favorables, la latence tourne souvent autour de “dizaines de ms” ; par exemple, un rapport cite une moyenne d’environ 29,8 ms en Australie.
Starlink est-il adapté comme Internet principal pour le télétravail ? Oui, surtout si la fibre n’est pas disponible. Pour les visioconférences et le travail quotidien, cela peut très bien fonctionner, mais il faut veiller à une installation optimale (ciel dégagé) et accepter une plus grande fluctuation de la latence comparé à la fibre.
Que choisir si je veux un accès distant entrant à mes services (VPN, caméras, serveur) ? La fibre est généralement plus pratique si vous disposez d’une IP publique ou de facilités pour en obtenir une. Avec Starlink, surtout en plans résidentiels, il faut souvent recourir à des VPN ou solutions spécifiques car les IP sont fréquemment en NAT (CGNAT).
Starlink contre la fibre optique : laquelle choisir, comment fonctionne chacune et à quoi s’attendre en termes de latence et de vitesse
La comparaison entre Starlink et la fibre optique (FTTH) ne se limite plus à un débat “rural contre urbain”. Avec la hausse du télétravail, du jeu en ligne et de la consommation de vidéos 4K, de plus en plus de ménages et d’entreprises se posent la même question : Une connexion satellite moderne en vaut-elle la peine ou devrais-je privilégier une ligne fixe en fibre ? La réponse dépend, presque toujours, d’un mot : constance.
La fibre gagne généralement en stabilité, faible latence et capacité soutenue. Starlink, en revanche, se distingue lorsqu’aucune fibre n’est disponible, ou pour la mobilité ou encore comme ligne de secours dans des points critiques. Bien que le satellite “de nouvelle génération” soit nettement supérieur aux satellites traditionnels (géostationnaires), sa physique diffère toujours de celle d’un câble enterré.
Comment fonctionne Starlink (et pourquoi sa latence peut être “variable”)
Starlink propose un accès à Internet via une constellation de satellites en orbite basse (LEO). Au lieu d’envoyer ton signal jusqu’à un satellite “très loin” (comme les géostationnaires), il est dirigé vers des satellites beaucoup plus proches, réduisant considérablement (voire éliminant) le retard. Cette architecture permet à Starlink d’être utilisable pour les visioconférences, le jeu et le télétravail, ce qui est souvent problématique avec les satellites classiques.
La connexion, en résumé, fonctionne ainsi :
Selon des études et rapports cités par la presse basée sur des données réglementaires en Australie (ACCC), Starlink présente une latence moyenne d’environ 29,8 ms, nettement inférieure aux systèmes satellites géostationnaires (centaines de ms).
En termes de débit, les publications générales indiquent des plages typiques allant de 100 à 200 Mb/s, avec une moyenne autour de 197,9 Mb/s dans le contexte australien.
Ce qu’il faut retenir : cette latence peut fluctuer à cause du changement de satellite, de la congestion, de la météo, des obstacles (arbres, bâtiments) ou de la charge locale. Autrement dit, la qualité peut être excellente… avec parfois des pics ou des ralentissements.
Comment fonctionne la fibre (et pourquoi elle est une référence pour la “faible latence”)
La fibre optique FTTH transporte Internet par un média physique directement jusqu’au logement (souvent via un réseau PON : GPON/XGS-PON, selon le déploiement). En pratique :
De plus, la fibre moderne offre un haut débit durable, souvent symétrique (débit en upload proche de celui en download) dans plusieurs offres, ce qui est essentiel pour les sauvegardes, les visioconférences et le télétravail avec des fichiers volumineux.
Tableau comparatif : Starlink vs fibre optique
Quels sont les effets au quotidien ? Cas typiques
1) Jeux en ligne et eSports
2) Visioconférences, télétravail et bureau à distance
3) Uploads volumineux, sauvegardes et fichiers lourds
4) Zones sans fibre ou avec ADSL/4G peu fiable
5) Entreprise : continuité d’activité
Recommandation simple (sans posture)
Questions fréquentes
Starlink est-il meilleur que la fibre pour jouer en ligne ?
En général, non : la fibre offre souvent une meilleure latence et surtout moins de jitter. Starlink peut suffire et même être “très bon” en conditions idéales, mais sa variabilité est un point à considérer.
Quelle latence peut-on attendre avec Starlink ?
En configurations favorables, la latence tourne souvent autour de “dizaines de ms” ; par exemple, un rapport cite une moyenne d’environ 29,8 ms en Australie.
Starlink est-il adapté comme Internet principal pour le télétravail ?
Oui, surtout si la fibre n’est pas disponible. Pour les visioconférences et le travail quotidien, cela peut très bien fonctionner, mais il faut veiller à une installation optimale (ciel dégagé) et accepter une plus grande fluctuation de la latence comparé à la fibre.
Que choisir si je veux un accès distant entrant à mes services (VPN, caméras, serveur) ?
La fibre est généralement plus pratique si vous disposez d’une IP publique ou de facilités pour en obtenir une. Avec Starlink, surtout en plans résidentiels, il faut souvent recourir à des VPN ou solutions spécifiques car les IP sont fréquemment en NAT (CGNAT).
Info Cloud
le dernier
Starlink contre la fibre optique : laquelle choisir, comment fonctionne chacune et à quoi s’attendre en termes de latence et de vitesse
BlackRock met l’accent sur un « supercycle » des infrastructures : l’IA se construit aussi avec du béton et du cuivre
Satya Nadella a-t-il « signé » la date de péremption des startups wrapper à Davos ?
La « chaîne Optimus » de Tesla vise les États-Unis, mais reste liée aux fournisseurs chinois
Le « thermomètre » de Huaqiangbei refroidit la fièvre de la DDR4 : corrections, nervosité et débat sur la bulle
DLSS, FSR, et le nouveau goulot d’étranglement : quand le suréchantillonnage transforme la CPU en la limite réelle