Alors que la majorité du marché pense que le Blu-ray est destiné à disparaître, I-O Data et Verbatim Japan ont annoncé renforcer leur partenariat pour continuer à fournir des unités Blu-ray et des disques gravables au Japon. Leur objectif : assurer aux utilisateurs encore dépendants du format la possibilité de graver, archiver et reproduire du contenu. Cette décision intervient alors que plusieurs fabricants historiques abandonnent ce secteur.
Il ne s’agit pas d’un retour du Blu-ray vers une utilisation massive. Ce que disent I-O Data et Verbatim est plus concret : une base réelle de clients au Japon continue de nécessiter un support physique pour des copies de sauvegarde, une conservation à long terme ou certains usages professionnels. Ce besoin d’archivage physique coexiste avec les innovations numériques, comme le stockage holographique assisté par l’IA, qui explore de nouvelles voies pour la densité de stockage.
Un marché petit, mais toujours présent
La JEITA prévoit que les envois domestiques de graveurs Blu-ray atteindront 623 000 unités en 2025. Le segment perdure car il répond à des besoins précis que d’autres supports ne couvrent pas. Au Japon, où l’enregistrement d’émissions sur support physique est plus développé, le stockage local conserve une valeur en dehors du cloud.
| Donnée | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Graveurs Blu-ray envoyés au Japon en 2025 | 623 000 unités | JEITA |
| Fin production disques Blu-ray Sony | février 2025 | Sony |
| Fin expédition graveurs Blu-ray Sony | février 2026 | Sony |
| Fin ventes Blu-ray Buffalo | juillet 2026 | Buffalo |
| Fin ventes Blu-ray externes Elecom | juin 2026 / épuisement stock | Elecom |
| Renforcement production Panasonic DMR-ZR1 | oui, demande supérieure aux prévisions | Panasonic |
Le problème n’est plus seulement les disques, mais les lecteurs
Sony a cessé la production de disques gravables en février 2025 puis de tous ses graveurs en février 2026. Buffalo arrête en juillet 2026. Elecom vide ses stocks. Le vrai problème n’est plus les disques mais le matériel. C’est pourquoi I-O Data et Verbatim maintiennent aussi la disponibilité de lecteurs, pour éviter l’effondrement de l’écosystème.
Panasonic reste l’un des derniers grands noms avec le DMR-ZR1, dont la demande a dépassé les prévisions. Quand plusieurs concurrents se retirent, la demande restante se concentre, rendant viables des niches qui semblaient condamnées. Parallèlement, les innovations en stockage flash comme le SSD QLC 321 couches de SK hynix montrent que le stockage numérique progresse vite, mais le physique conserve sa niche.
Le Blu-ray ne retrouvera pas son impact passé, mais le Japon montre que les supports physiques ne disparaissent pas simplement parce qu’une nouvelle technologie arrive. Ils persistent car ils résolvent des problèmes spécifiques.
Questions fréquentes
Verbatim et I-O Data vont-ils continuer le Blu-ray ?
Oui, ils renforcent leur partenariat pour fournir disques et lecteurs Blu-ray au Japon.
Sony a-t-elle abandonné le Blu-ray ?
Oui, fin de production des disques en 2025 et des graveurs en 2026, sans successeur.
Le marché est-il toujours actif ?
Oui, 623 000 unités en 2025 selon JEITA. Petit mais persistant.
Pourquoi le Blu-ray reste-t-il utile ?
Pour la sauvegarde locale, l’archivage à long terme et certains usages professionnels où le support physique a encore une valeur.