La nouvelle politique de licences de VMware suscite la frustration parmi les entreprises et les administrateurs informatiques.

La nouvelle politique de licences de VMware suscite la frustration parmi les entreprises et les administrateurs informatiques.

Broadcom tourne le dos aux petites entreprises avec les nouvelles licencies VMware

La récente restructuration des licences de VMware, suite à l’acquisition par Broadcom, suscite un profond mécontentement parmi les entreprises, les administrateurs systèmes et les fournisseurs de services. À partir d’avril, VMware by Broadcom exigera un achat minimum de 72 cœurs pour les renouvellements et les nouvelles licences. Cette mesure touche particulièrement les petites et moyennes entreprises, qui dépendent généralement de licences plus flexibles et adaptées à leurs besoins.

Cette nouvelle règle impose à toute entreprise souhaitant renouveler son contrat de se conformer à ce minimum, même si son précédent contrat était inférieur. De plus, il ne sera pas possible d’acheter moins de 72 cœurs lors de nouvelles acquisitions, sauf dans des cas très spécifiques tels que des extensions basées sur des contrats existants de moins de 72 cœurs. À cela s’ajoute une pénalité de 20 % pour les renouvellements non gérés dans le délai imparti.

Les petites entreprises, grandes victimes

L’assouplissement des conditions est perçu par beaucoup comme une stratégie visant à exclure progressivement les clients de petite taille, en privilégiant uniquement les grandes corporations. Pour les PME, les institutions éducatives et les organisations gérant des infrastructures limitées, ces changements engendrent des coûts insurmontables et les obligent à chercher des alternatives.

David Carrero, co-fondateur de Stackscale (Groupe Aire), une entreprise européenne spécialisée dans l’infrastructure cloud, s’est montré ferme : “VMware a décidé de tourner le dos aux petites entreprises, limitant ainsi leur capacité de choix et étouffant des budgets qui ne peuvent supporter de telles conditions. Chez Stackscale, nous optons pour des solutions telles que Proxmox, une alternative réelle, flexible et puissante pour ceux qui recherchent indépendance et liberté dans la gestion de leur infrastructure.”

Proxmox : l’alternative qui se développe

Dans un contexte où la souveraineté technologique et la scalabilité sont cruciales, des plateformes telles que Proxmox se présentent comme une solution robuste et de plus en plus prisée. “Chez Stackscale, nous constatons que de nombreux partenaires et clients migrent vers Proxmox pour éviter des politiques restrictives. Non seulement cela offre la capacité de virtualisation nécessaire, mais cela permet également une gestion transparente, sans surprises ni changements unilatéraux,” ajoute Carrero.

Un changement de paradigme forcé

Le secteur technologique traverse une période de transformation rapide. La décision de VMware by Broadcom d’imposer ce nouveau modèle a ouvert la voie à un changement de mentalité au sein des organisations, qui commencent à reconsidérer leur dépendance vis-à-vis de fournisseurs ne respectant pas la flexibilité requise par le marché.

Les organisations touchées font désormais face à deux choix : supporter les coûts et les limitations imposés ou choisir des plateformes open source et des solutions plus en adéquation avec leur réalité. La pression financière engendrée par la surtaxe de 20 % sur les renouvellements hors délai ne fait qu’aggraver le mécontentement, forçant à planifier avec une plus grande anticipation pour éviter des coûts superflus.

Conclusion : l’opportunité des alternatives ouvertes

Bien que cette politique de licences puisse offrir un bénéfice économique à court terme pour Broadcom, des experts du secteur mettent en garde contre le risque de voir VMware décliner dans des environnements où la flexibilité et l’optimisation des coûts sont indispensables.

Selon les mots de David Carrero : “C’est le moment pour les entreprises d’évaluer des alternatives. Proxmox, ainsi que des solutions cloud ouvertes comme OpenStack ou OpenNebula, permettent de garder le contrôle, sans impositions et avec un modèle qui évolue avec l’entreprise.”

Le marché semble déterminé : face à des politiques inflexibles et à des conditions draconiennes, la liberté technologique et la transparence deviennent le nouveau standard.