Firma 0.12 arrive sur Windows : une alternative native à AutoFirma sans Java

Firma 0.12 arrive sur Windows : une alternative native à AutoFirma sans Java

rFirma 0.12.0 étend son engagement pour simplifier la signature électronique avec une version pour Windows qui ne nécessite pas Java. Ce projet, indépendant de l’administration espagnole, combine Rust, Tauri v2, React et un moteur cryptographique compilé via GraalVM Native Image pour offrir une application native capable d’utiliser les certificats du système.

Les points clés de rFirma 0.12 en 20 secondes

  • La version 0.12.0 intègre un support et un installateur pour Windows.
  • rFirma n’a pas besoin d’avoir Java installé pour fonctionner.
  • L’interface utilise React et Tauri v2, avec Rust pour la partie native.
  • Le moteur cryptographique provient de l’écosystème Cliente @firma et est compilé en une bibliothèque native.
  • Le projet est indépendant d’AutoFirma, du Gouvernement et de la FNMT.

L’approche de rFirma repose sur une idée claire : maintenir la compatibilité avec AutoFirma pour la signature électronique, tout en changeant l’architecture de l’application. Au lieu de s’appuyer sur Java sur le poste de l’utilisateur, le projet intègre un moteur cryptographique compilé en code natif et utilise Rust pour la communication avec le système d’exploitation.

Pour un utilisateur sous Windows, le changement le plus visible concerne l’installation. rFirma déploie l’application, sa bibliothèque cryptographique et ses dépendances dans le profil utilisateur, sans nécessiter de privilèges administratifs. Il enregistre également le protocole afirma:// lorsqu’aucune autre application n’y est associée.

Rust, React et GraalVM pour remplacer la dépendance à Java

L’architecture de rFirma sépare l’interface utilisateur et l’intégration au système des opérations cryptographiques.

L’interface graphique est construite avec Tauri v2, Rust, React et Vite. La partie backend en Rust gère la communication locale avec les services électroniques, le protocole afirma:// et l’accès aux certificats stockés sur l’ordinateur.

Ce qui est particulièrement innovant, c’est le moteur cryptographique. rFirma embarque des composants de Cliente @firma qu’il compile via GraalVM Native Image pour produire une bibliothèque native. Ce moteur est utilisé pour effectuer des opérations sur des formats comme CAdES, PAdES, XAdES et FacturaE.

Le résultat est une application ne nécessitant pas d’installation séparée de Java. Le moteur est distribué avec rFirma et chargé par l’application elle-même.

Sur Linux, cette architecture existait déjà via des paquets Flatpak, .deb et .rpm. Avec la version 0.12.0, Windows bénéficie également d’un installateur spécifique.

Le projet assure aussi que cette architecture réduit considérablement le temps de démarrage et la consommation mémoire par rapport à la version utilisant AutoFirma comme référence. Ces chiffres sont issus des spécifications du projet et non d’un test indépendant.

Windows bénéficie d’un installateur, des mises à jour et de l’accès aux certificats

L’arrivée de rFirma sur Windows ne se limite pas à une simple recompilation. Un installateur prévu pour fonctionner sans privilèges administratifs est inclus, utilisant %LOCALAPPDATA%rfirma pour stocker ses composants.

La version 0.12.0 offre aussi une intégration avec la boutique de certificats de Windows. Le projet prévoit également le support de dispositifs et de magasins compatibles avec PKCS#11, un standard pour interagir avec des modules cryptographiques et certains dispositifs de sécurité.

Une autre nouveauté est le système de mise à jour. rFirma peut vérifier l’existence de versions plus récentes depuis l’application elle-même, en utilisant des signatures miniSIGH pour authentifier les fichiers. Le projet publie aussi des sommes SHA-256 pour vérifier que l’installeur téléchargé correspond bien à l’original.

Il faut noter une particularité pour les utilisateurs Windows : l’installeur ne propose pas encore de signature Authenticode, le système standard de signature de code de Windows. Par conséquent, SmartScreen peut présenter une alerte lors de l’exécution du fichier d’installation.

Le projet expliquel cette situation et recommande de vérifier la somme SHA-256 publiée avant de poursuivre l’installation. C’est une différence notable par rapport aux applications commerciales déjà signées et reconnues par Windows.

Ce n’est pas une version officielle d’AutoFirma

Il est important de distinguer clairement rFirma d’AutoFirma en raison de leur ressemblance.

rFirma précise explicitement n’avoir aucune relation avec l’administration publique espagnole. Ce n’est pas un produit officiel, ni soutenu par le Gouvernement, ni associé à l’équipe derrière AutoFirma ou la FNMT. La référence à AutoFirma et à la FNMT sert uniquement à donner un contexte technique et à assurer la compatibilité.

La relation consiste en une compatibilité technique et le partage de composants. Le projet utilise des éléments du Cliente @firma pour la cryptographie, mais construit une application de bureau différente autour.

Ce choix permet à rFirma de conserver une grande partie de la logique cryptographique existante, tout en modernisant la couche applicative. La différence la plus visible pour l’utilisateur final est que le moteur cryptographique est distribué en code natif plutôt qu’en Java.

Le code est également ouvert, permettant à quiconque d’examiner l’architecture et les mécanismes de distribution dans le dépôt. La licence utilisée reprend en partie les conditions du Cliente @firma.

Une solution intéressante pour ceux qui utilisent la signature électronique sous Linux et Windows

La version 0.12.0 fait de Windows une plateforme à part entière dans la stratégie de rFirma. Le projet, qui disposait déjà d’une architecture pour Linux, ajoute désormais un installateur, la gestion des certificats et la mise à jour pour Windows.

L’intérêt technique réside moins dans la création d’une nouvelle interface de signature, mais dans découpler l’expérience de bureau de la technologie Java tout en conservant le moteur cryptographique spécifique à l’écosystème @firma.

Ainsi, l’application utilise des technologies modernes de bureau, pendant que les opérations de signature restent supportées par une base cryptographique adaptée aux formats de la signature électronique espagnole.

rFirma a encore un avenir devant lui. Son statut de projet indépendant signifie qu’il ne peut pas tout à fait remplacer le logiciel officiel, mais la version 0.12.0 marque un tournant : cette alternative ne se limite plus à Linux, elle couvre aussi Windows avec une application native, sans Java, et un système de mise à jour propre.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que rFirma ?

rFirma est un projet open source visant à développer une application de signature électronique native compatible avec l’écosystème AutoFirma. Il utilise Tauri, Rust et React, ainsi qu’un moteur cryptographique compilé via GraalVM Native Image.

rFirma nécessite-t-il Java ?

Non. Le moteur cryptographique est compilé en code natif et distribué avec l’application, ce qui évite toute nécessité d’installer Java pour utiliser rFirma.

rFirma est-il une application officielle du Gouvernement ?

Non. Il s’agit d’un projet indépendant, sans développement ni support par l’administration espagnole, l’équipe d’AutoFirma ou la FNMT.

Qu’apporte la version 0.12.0 pour Windows ?

Elle inclut un support pour Windows, un installateur pour l’utilisateur, l’accès au magasin de certificats du système, le support PKCS#11 et une fonction de mise à jour intégrée dans l’application.

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