Broadcom accélère le réseau pour l’IA avec son premier DSP optique de 400G par voie

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Broadcom concentre ses efforts sur l’un des principaux goulets d’étranglement de l’infrastructure dédiée à l’Intelligence Artificielle : l’interconnexion optique. La société a annoncé la disponibilité du Taurus BCM83640, un DSP optique PAM-4 en technologie 3 nm et capable de 400 Gbit/s par canal. Selon l’entreprise, il s’agit du premier de sa catégorie dans l’industrie, conçu pour des modules de nouvelle génération 1,6 Tbit/s. Cette solution ne se limite pas à augmenter la vitesse : elle vise aussi à établir les bases techniques pour de futurs transceivers 3,2 Tbit/s et des réseaux pouvant atteindre 204,8 Tbit/s de capacité de commutation.

Ce lancement revêt une importance particulière dans le contexte actuel. Les clusters d’IA continuent de croître en taille, en consommation énergétique et en densité de trafic interne, rendant indispensable l’optimisation du débit par liaison optique. Broadcom propose que le passage de 200 Gbit/s/lane à 400 Gbit/s/lane constitue l’évolution logique suivante pour faire évoluer la connectivité dans les centres de données spécialisés en IA et en cloud. À son sens, les modules 1,6 Tbit/s basés sur Taurus permettent de doubler la bande passante par canal optique, tout en facilitant la mise en service de systèmes 102,4 Tbit/s au format 1U. Par ailleurs, cette avancée prépare aussi le terrain pour la prochaine génération de modules 3,2 Tbit/s et de commutateurs 204,8 Tbit/s.

Le BCM83640 est décrit par Broadcom comme un DSP monolithique capable de 1,6 Tbit/s (8:4), intégré d’un driver laser, doté d’interfaces optiques série supportant 400 Gbit/s par canal et compatible avec des modules optiques allant de 1,6 Tbit/s à 3,2 Tbit/s. La société souligne que le chip offre une performance « leader » en termes de consommation et de BER, bien que ces affirmations proviennent du fabricant lui-même, sans validation indépendante publiée. Il est clair néanmoins que ce dispositif a été conçu pour s’intégrer aux composants optiques de Broadcom, notamment ses EML 400G et photodiodes, et qu’il respecte les standards IEEE et OIF pour assurer la compatibilité avec des liens LR à l’interface électrique entre le chipset et le module.

L’intérêt du 400G par canal dans les réseaux pour l’IA

Ce lancement répond à une problématique très concrète : comment continuer à augmenter la capacité sans multiplier le nombre de canaux, la consommation ou la complexité du système. Dans les réseaux dédiés à l’IA, la densité est aussi critique que la vitesse brute. Si chaque canal optique peut transporter le double, l’opérateur peut concentrer plus de capacité dans le même espace physique ou atteindre des performances équivalentes avec moins d’éléments intermédiaires. Broadcom insiste sur cet angle en présentant Taurus comme une solution clé pour des transceivers plus denses et plus efficaces.

Ce mouvement s’inscrit aussi dans l’évolution de l’écosystème de standards. Fin 2025, l’OIF a annoncé un cadre initial pour le CEI-448G, destiné précisément à définir la prochaine génération d’interfaces électriques de 448 Gbps orientées IA, HPC et communication. Bien que cela ne corresponde pas exactement à la technologie optique de 400 Gbit/s par canal présentée par Broadcom, cela montre que l’industrie se prépare activement à cette étape cruciale. Taurus arrive donc dans un contexte où la transition vers des débits de 400G/448G par canal est déjà en cours dans les forums et feuilles de route techniques.

Broadcom ne présente pas Taurus comme un simple produit isolé. Lors d’une autre communication liée à OFC 2026, l’entreprise indique que cette technologie s’inscrit dans une gamme plus large destinée à faire évoluer l’infrastructure d’IA, intégrant des solutions telles que des switches Ethernet 102,4 Tbit/s, des optiques co-packagées, et d’autres éléments de connectivité haut débit. Cela suggère que le BCM83640 ne constitue pas une innovation ponctuelle, mais une pièce essentielle d’une stratégie globale couvrant divers niveaux de l’architecture réseau pour l’IA, du module optique à la commutation à très haut débit.

De 1,6 Tbit/s aujourd’hui à 3,2 Tbit/s demain

Un message central de cet annonce est que Taurus ne se limite pas au présent. Broadcom affirme que sa technologie 400G/lane servira de fondation pour de futurs modules 3,2 Tbit/s dotés d’interfaces électriques équivalentes, permettant ainsi de faire évoluer vers des réseaux 204,8 Tbit/s. En résumé, le BCM83640 vise non seulement à répondre à la prochaine vague de transceivers optiques pour centres de données IA, mais aussi à anticiper la suivante.

Ce point est crucial car l’industrie optique pour centres de données connaît des cycles de transition de plus en plus courts. Un fournisseur n’intégrant pas une roadmap reliant le 1,6 Tbit/s au 3,2 Tbit/s risque de se limiter à une amélioration incrémentale. Broadcom cherche à éviter cette logique en présentant Taurus comme une plateforme de transition vers une nouvelle génération complète d’interconnexion optique.

La société a déjà commencé le processus d’échantillonnage de son chip auprès de clients et partenaires précoces, signalant une étape commerciale concrète plutôt qu’un simple concept. Toutefois, aucun prix n’a été communiqué, et il est conseillé de contacter directement leur réseau commercial pour toute demande de démonstration ou d’achat.

Une avancée significative dans la course à l’interconnexion optique pour l’IA

Il est important de contextualiser : bien que nombreuses des affirmations les plus ambitieuses proviennent de Broadcom et relèvent d’une stratégie commerciale, cet annonce marque néanmoins une avancée concrète dans la quête d’un plus grand débit optique dans les centres de données pour l’IA. La combinaison du processus en 3 nm, du saut à 400 Gbit/s par canal et de l’orientations vers des modules 1,6 T et 3,2 T positionne Taurus comme un indicateur clair des axes de développement du marché de l’interconnexion dans les années à venir.

Si l’IA continue de propulser des clusters plus volumineux, plus denses et plus gourmands en bande passante, le succès ne dépendra plus uniquement des GPU ou des switches, mais aussi de la capacité à transmettre plus de données, avec moins de consommation et moins de friction, entre nœuds et racks. Et là, Broadcom entend jouer un rôle de leader avec Taurus.

Questions fréquentes

Qu’a exactement annoncé Broadcom ?

Broadcom a annoncé la disponibilité du Taurus BCM83640, un DSP optique PAM-4 en technologie 3 nm, capable de 400 Gbit/s par canal, destiné aux transceivers 1,6 Tbit/s pour les réseaux d’IA et de cloud.

Pourquoi le passage à 400 Gbit/s par canal est-il crucial ?

Parce qu’il permet de doubler la capacité par canal par rapport aux architectures de 200 Gbit/s/lane, améliorant ainsi la densité et la capacité dans les réseaux hautes performances orientés IA.

Quelle capacité réseau cette technologie pourrait-elle supporter ?

Selon Broadcom, les modules 1,6 Tbit/s basés sur Taurus permettront des systèmes 102,4 Tbit/s dans un format 1U. La même base technologique pourrait également faire évoluer vers des modules 3,2 Tbit/s et des réseaux 204,8 Tbit/s.

Ce Broadcom Taurus BCM83640 est-il déjà disponible ?

Oui, Broadcom a indiqué que des échantillons ont déjà été distribués à des clients et partenaires en phase d’accès anticipé, mais il n’a pas encore publié de prix officiellement. Il est conseillé de contacter leur réseau commercial pour plus d’informations.

source : Broadcom

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