BMC renforce son engagement envers l’IA sur mainframe avec de nouvelles fonctionnalités pour le développement, les opérations et les certificats

BMC renforce son engagement envers l'IA sur mainframe avec de nouvelles fonctionnalités pour le développement, les opérations et les certificats

BMC Software a présenté une nouvelle série de capacités d’IA pour sa gamme d’outils mainframe, avec un message clair : il ne s’agit plus seulement de moderniser l’IBM Z, mais de le faire à un moment où une partie du savoir-faire expert s’en va en retraite, et où les organisations doivent transférer leur contexte opérationnel à des équipes plus jeunes sans rompre la continuité des activités. La société a annoncé, le 8 avril 2026, de nouvelles fonctionnalités dans BMC AMI et une extension de Control-M, toutes centrées sur l’intégration de l’IA « purpose-built » directement dans les flux de travail quotidiens des opérateurs et développeurs mainframe.

La nouveauté la plus visible en développement est zAdviser Enterprise Application Analysis, une capacité nouvelle construite sur BMC AMI zAdviser Enterprise. Selon BMC, cette fonctionnalité combine l’analyse du code source, la télémétrie de BMC AMI DevX et les données de productivité de développement pour générer un rapport narratif alimenté par l’IA, portant sur le risque, la complexité, la stabilité en production et des recommandations de modernisation. L’objectif est d’offrir aux responsables une vue unifiée des applications critiques, ce qui auparavant exigeait de corréler manuellement des données dispersées dans plusieurs outils et équipes.

Ce contexte s’appuie sur des enjeux démographiques. Dans son 20e Rapport Annuel sur le Mainframe de BMC, la société indique que 66 % des professionnels interrogés en mainframe s’identifient comme millennials ou Gen Z, contre 37 % en 2018. Ce chiffre ne reflète pas une crise immédiate, mais il renforce l’idée d’un renouvellement générationnel : davantage de profils jeunes arrivent, alors que le savoir tacite sur les applications critiques demeure concentré chez des professionnels expérimentés. BMC tente de combler cette lacune en intégrant l’IA dans les outils du quotidien.

C’est dans ce cadre qu’intervient BMC AMI Assistant, que la société décrit déjà comme une composante « omniprésente » dans toute sa gamme AMI. La nouveauté consiste en l’extension de Knowledge Hub et Knowledge Expert Chat, deux fonctionnalités pensées pour faire remonter le savoir institutionnel dans le flux de travail en langage naturel. BMC affirme que ces capacités peuvent s’appuyer sur runbooks, tickets, logs, résolutions précédentes et autres actifs internes pour aider opérateurs et développeurs à prendre des décisions avec plus de contexte et moins de dépendance à une seule personne experte. Lors de sa présentation d’avril, BMC insiste sur le fait que l’objectif est de réduire le risque opérationnel et d’accélérer la prise de décision en fournissant des guides spécifiques à chaque environnement.

Autre grande nouveauté : la sécurité et la gestion des certificats. BMC a lancé BMC AMI Digital Certificate Management, une solution automatisée pour la gestion des certificats, conçue spécialement pour les environnements mainframe et prête à s’intégrer à diverses plateformes d’entreprise, telles que Venafi et Keyfactor. La société souligne aussi que cet outil est conçu pour fonctionner avec des environnements comme RACF, ACF2 et Top Secret sans nécessiter de modifications d’infrastructure, ce qui est particulièrement important dans les environnements z/OS où toucher au périmètre de sécurité n’est pas trivial.

Ce choix de timing n’est pas anodin. Le CA/Browser Forum reflète déjà dans ses Exigences de Référence (Baseline Requirements) le calendrier officiel de réduction de la durée de vie des certificats publics : la validité maximale passe à 200 jours en mars 2026, puis à 100 jours en mars 2027, et enfin à 47 jours en mars 2029. BMC inscrit son nouveau produit dans ce contexte, en avertissant que la gestion manuelle des certificats sur mainframe n’est plus viable à mesure que les cycles se raccourcissent et que les risques d’indisponibilité et de non-conformité augmentation.

En parallèle de la gamme AMI, BMC a également élargi sa ligne d’orchestration avec une nouvelle fonctionnalité pour Control-M : Control-M Archive Service. Selon l’annonce, ce service archive automatiquement les logs de travaux et les données de sortie pour constituer un référentiel cloud-native à long terme, dédié à l’audit, la conformité réglementaire et l’analyse après exécution. Même si cette innovation est moins visible que l’IA appliquée au développement ou à la connaissance institutionnelle, elle s’inscrit dans la vision plus large de BMC : faire évoluer l’automatisation au-delà de la simple exécution technique, en intégrant la gouvernance et la traçabilité dans des environnements hybrides.

Globalement, cette offensive de BMC vise une évolution significative du rôle de l’IA dans le mainframe. Il ne s’agit plus simplement d’un assistant qui explique du code ou résume des alertes, mais d’une couche qui tente de relier l’analyse des applications, le savoir interne, l’automatisation de la sécurité et l’orchestration gouvernée. Pour un environnement comme le mainframe, où le coût d’une erreur reste élevé et la dette de connaissances importante – plus encore que dans beaucoup de plateformes distribuées – cette approche pourrait avoir davantage de potentiel que des propositions d’IA plus génériques.

Foire aux questions

Qu’a annoncé précisément BMC pour le mainframe ?
BMC a présenté de nouvelles capacités d’IA dans sa gamme BMC AMI, incluant zAdviser Enterprise Application Analysis, l’expansion de AMI Assistant avec Knowledge Hub et Knowledge Expert Chat, une nouvelle solution de gestion des certificats appelée BMC AMI Digital Certificate Management, ainsi qu’un nouveau service pour Control-M nommé Archive Service.

Pourquoi BMC insiste-t-il tant sur la problématique de la pénurie de talents dans le mainframe ?
Car son rapport annuel 2025 montre que 66 % des professionnels interrogés sont déjà millennials ou Gen Z, alors qu’une partie du savoir plusPointu sur les applications critiques reste concentrée chez des profils expérimentés. BMC voit dans l’IA un moyen de capturer et réutiliser ce savoir institutionnel.

Quelle problématique la nouvelle solution de gestion des certificats cherche-t-elle à résoudre ?
BMC souhaite automatiser le cycle de vie des certificats en réponse au raccourcissement des durées de validité. Le calendrier officiel du CA/Browser Forum prévoit 200 jours dès mars 2026, puis 100 jours à partir de mars 2027, et 47 jours à compter de mars 2029.

Que permet le Service d’Archive Control-M ?
Il archive automatiquement les logs et résultats de travaux pour constituer un référentiel cloud-native à long terme destiné à l’audit, à la conformité et à l’analyse post-mortem.

via : bmc

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