Impulsa DATA, le projet de la Direction Générale du Dato visant à améliorer la gestion de l’information publique dans l’Administrations Générale de l’État, a finalisé sa phase de mise en œuvre avec 22 projets dans des ministères et organismes publics. Les actions ont été menées entre avril 2025 et juin 2026 et ont porté sur la gouvernance des données et la publication de données, qu’elles soient ouvertes ou soumises à une autorisation d’utilisation, selon le bilan publié sur le portail données.gob.es.
Les clés d’Impulsa DATA en 30 secondes
- La Direction Générale du Dato a clôturé Impulsa DATA après avoir réalisé 22 projets dans des ministères et organismes publics entre avril 2025 et juin 2026.
- Le programme a œuvré dans la gouvernance des données et la publication de données ouvertes ainsi que de données à accès restreint.
- L’IGN (Institut Géographique National) est passé de 12 à 941 ensembles catalogués, et le CSIC (Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique), de près de 50 à 6 300.
- Les services communs sont désormais accessibles à toute administration, et Ágora Data prend le relais.
La Direction Générale du Dato dépend de la Secrétaire d’État à la Numérisation et à l’Intelligence Artificielle, du Ministère de la Transformation Numérique et de la Fonction Publique. Le projet s’inscrit dans le Plan de Soutien aux Espaces Sectoriels de Données, intégré dans le Plan de Relance, de Transformation et de Résilience.
Le point de départ, tel que décrit sur datos.gob.es, est un défi commun à toute grande organisation : des données dispersées en silos, des données de référence non partagées entre organismes, une faible traçabilité, ainsi que des processus de nettoyage manuels, coûteux et peu efficaces. Le portail lui-même reconnaît que bon nombre de ces problèmes subsistent encore. À cela s’ajoute le nouveau cadre européen, avec le Règlement sur les Données (Data Act), le Règlement sur la Gouvernance des Données (Data Governance Act), la Directive sur l’Open Data, ainsi que la proposition de Règlement Omnibus Digital, qui encouragent l’ouverture et l’interopérabilité des données publiques. L’intelligence artificielle renforce cette nécessité : sans données bien gouvernées et de qualité, il est difficile d’obtenir des résultats fiables.
Services communs recyclables par toute administration
Impulsa DATA s’articule autour de trois axes. Le premier concerne une coordination centralisée, avec des services communs, des modèles et des guides pour tous les organismes participants. Le second porte sur une exécution spécialisée, avec des professionnels experts travaillant directement avec chaque organisme sur des projets sur mesure. La troisième consiste en une infrastructure technologique partagée basée sur quatre modèles techniques (avec ou sans outil de gouvernance des données et avec ou sans catalogue), tous prêts à se fédérer avec datos.gob.es.
Les services communs se regroupent en quatre blocs :
- Stratégie : évaluation de la maturité, conception de la stratégie des données, soutien à la gouvernance, la gestion et la qualité de l’information.
- Données : inventaires, glossaires et dictionnaires de données de référence, définition du cycle de vie des données et leur transformation selon des standards communs.
- Technologie : technologies de confidentialité renforcée (PET, pour Privacy-Enhancing Technologies) et support technique pour la mise en œuvre d’outils de catalogue et de gouvernance.
- Culture et cadre juridique : lignes directrices pour la gestion du changement, analyse de la demande sectorielle en données et conseil juridique.
Selon datos.gob.es, ces services sont accessibles pour que toute administration publique puisse les réutiliser, et pas seulement les organismes ayant participé au projet.
De l’INÉ à l’IGN : les données publiées
Les progrès les plus remarquables concernent le volume de données cataloguées. Le Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique (CSIC) possédait environ 50 ensembles de données sur datos.gob.es, il en a désormais 6 300. Il prévoit de dépasser les 10 000 en intégrant le dépôt Digital.CSIC et le catalogue de l’Institut Géologique et Minier d’Espagne. L’Institut Géographique National (IGN) est passé de 12 à 941 ensembles catalogués, comprenant notamment des images satellites et orthophotos utilisées pour l’analyse territoriale, l’intelligence artificielle et le Big Data.
L’Institut National de Statistique (INE) a enrichi son catalogue ES_DataLab avec 75 ensembles de données soumises à confidentialité, contenant des métadonnées détaillées. Parmi eux, le Panel de Revenus élaboré avec l’Agence Tributaire, et le Visualiseur de Multi-localisation Entrepreneuriale développé avec la Banque d’Espagne. En matière de Sécurité Sociale, le projet a coordonné quatre entités (Trésorerie Générale, Institut National, Institut Social de la Marine et Direction Générale de l’Organisation) pour fédérer 185 ensembles de données selon un modèle commun.
Voici d’autres exemples :
- Le Ministère du Logement et de l’Agenda Urbain a publié sept ensembles, dont l’estimation du parc immobilier, après nettoyage et migration des données vers une architecture par couches.
- Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation travaille sur un portail lié à datos.gob.es, avec trois ensembles publiés, notamment l’annuaire de la pêche maritime.
- Le Ministère de l’Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrants a publié sept nouveaux ensembles et renforcé la catalogisation des données de l’Observatoire Espagnol du Racisme et de la Xénophobie.
- La Secrétairie Générale de la Politique Intérieure et des Processus Électoraux a publié des résultats électoraux détaillés par bureau, municipalité et province.
- Le Ministère des Territoires et de la Mémoire Démocratique a catalogué Sentencias-LEXTER, contenant des résolutions sur des recours d’inconstitutionnalité et des conflits de compétences entre l’État et les autonomies, et a préparé ces données pour le système d’intelligence artificielle ALIA.
- La Secrétairie d’État à la Fonction Publique a publié la liste des postes de travail de l’administration centrale.
- Le Ministère de la Culture a réalisé une expérimentation pilote de gouvernance des données avec l’Enquête de l’Académie, un fonds du début du XXe siècle contenant des informations sur les naissances, mariages et décès.
Certaines données ont une utilisation très directe : la Direction Générale de la Circulation a ouvert des données sur la sinistralité pour analyser les zones à risques et planifier des campagnes de prévention. La Direction Générale de la Police a publié la localisation de ses bureaux d’accueil, tandis que l’Office Espagnol des Brevets et Marques a automatisé la publication de ses données d’inventions, utiles pour la veille technologique.
Normes communes et le relais d’Ágora Data
Les organismes participants concourent, selon le bilan, à la nécessité d’instaurer une culture organisationnelle orientée vers les données, avec des processus de gouvernance, de gestion et de qualité bien définis. Ils soulignent également l’importance d’adopter des normes communes, comme le profil de métadonnées DCAT-AP-ES ou les spécifications UNE de gouvernance des données, et d’automatiser la transformation et la publication des métadonnées.
Impulsa DATA a été une base pour d’autres initiatives en cours, telles que la création de bureaux de gestion des données ou la préparation de plans stratégiques pour renforcer la gouvernance à moyen terme. La Direction Générale du Dato a également lancé Ágora Data, qui vise à poursuivre les services fournis par Impulsa DATA. Le bilan publié ne mentionne pas le budget de ce nouveau projet ni son calendrier.
Ce travail s’inscrit dans d’autres axes du même ministère, dont la structure d’organismes et de portails est décrite dans cette guide sur l’organisation numérique du Gouvernement d’Espagne, ainsi que dans des programmes de Red.es comme RedCyTI, qui inclut plusieurs espaces de données municipaux.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’Impulsa DATA ?
C’est un projet de la Direction Générale du Dato, dans le cadre du Ministère de la Transformation Numérique et de la Fonction Publique, visant à améliorer la gouvernance des données et la publication des données publiques dans l’Administrations Générale de l’État.
Combien de projets Impulsa DATA a-t-il développé ?
22 projets ont été menés dans des ministères et organismes publics entre avril 2025 et juin 2026.
Quels organismes ont publié le plus de données grâce au programme ?
Les exemples clés incluent le CSIC, passant de 50 à 6 300 ensembles, et l’Institut Géographique National, passant de 12 à 941.
D’autres administrations peuvent-elles utiliser les ressources d’Impulsa DATA ?
Oui. Selon datos.gob.es, les services communs du projet sont accessibles à toute administration publique pour leur réutilisation.
Sources :