TD SYNNEX trace la voie pour 2026 : cinq tendances qui passent du test à la mise en œuvre réelle

6 tendances clés qui redéfiniront les expériences numériques en 2026

L’année 2026 se profile comme un tournant majeur pour le secteur technologique et, par extension, pour les entreprises qui s’appuient sur lui pour moderniser leurs opérations. Le discours ne tourne plus autant autour de l’expérimentation, mais plutôt autour de l’exécution. C’est la thèse défendue par TD SYNNEX dans sa dernière analyse des tendances : la technologie cesse d’être un laboratoire pour devenir un élément clé du business, avec des décisions influençant budgets, risques et compétitivité.

La société identifie cinq axes qui, selon elle, concentreront la majeure partie de la transformation digitale cette année : Intelligence Artificielle agente, cybersécurité prédictive, durabilité énergétique, infrastructure hybride et FinOps. Le fil conducteur est clair : plus d’automatisation, une pression réglementaire accrue, une exigence renforcée d’efficacité et un besoin grandissant de contrôle financier dans des environnements multiclouds.

1) Intelligence Artificielle agente : de l’assistant à l’exécution autonome

TD SYNNEX positionne l’Intelligence Artificielle agente comme la tendance phare de 2026, la définissant comme une avancée qualitative par rapport aux pilotes classiques. L’objectif est de passer d’outils qui « assistent » à des systèmes capables de planifier, raisonner et exécuter des flux de travail complexes avec une intervention humaine minimale.

Ce changement s’accompagne de deux concepts qui prennent de l’importance dans le secteur : les systèmes multiagent (plusieurs agents coordonnés pour différentes tâches) et les platesformes de développement natives à l’IA, conçues pour créer des automatisations de bout en bout. L’impact ne se limite pas à la technique. Pour les intégrateurs, MSPs et équipes internes, le défi consiste à gouverner ces agents : définir des limites, assurer la supervision, la traçabilité et attribuer des responsabilités lorsque l’automatisation devient « macro » et commence à prendre des décisions.

2) Cybersécurité prédictive : la course aux armements entre agents

Le second axe mis en avant par TD SYNNEX concerne une cybersécurité en mutation : passer de la réaction à l’anticipation. La société décrit 2026 comme une course aux armements numériques où des agents IA défensifs opèrent en temps réel face à des attaquants eux aussi utilisant l’IA pour rendre leurs campagnes plus sophistiquées, automatiser la reconnaissance et accélérer l’exploitation.

Parallèlement, le cadre réglementaire instaure une pression sur le marché. La pression exercée par des cadres comme le RGPD et la directive NIS2 renforce la nécessité de capacités défensives continues, incluant la surveillance, la réponse et la preuve de conformité. Dans ce contexte, TD SYNNEX anticipe un phénomène déjà perceptible dans certaines propositions commerciales : des solutions intégrées de type “CISO virtuel”, où l’IA cesse d’être un simple outil auxiliaire pour prendre en charge une partie du contrôle opérationnel en sécurité, toujours sous supervision et selon des politiques définies.

3) Énergie et durabilité : le nouveau critère de compétitivité

La troisième tendance revient à une approche réaliste : la croissance de l’IA et de l’informatique avancée engendre un coût énergétique dont la portée influence désormais les décisions d’investissement. TD SYNNEX qualifie l’énergie de « nouvel or » du secteur en 2026, un facteur différenciateur susceptible d’accélérer ou de freiner les projets.

La société relie cette pression à l’expansion des centres de données et à l’augmentation des investissements dans des serveurs optimisés pour l’IA, dont la consommation tend à s’accroître, nécessitant une gestion plus stricte de l’efficacité. Il ne s’agit pas uniquement de durabilité « d’image » ; pour de nombreuses organisations, équilibrer performance et responsabilité environnementale devient un critère pratique : optimiser les charges, réduire le gaspillage, dimensionner correctement et adopter des technologies permettant d’améliorer l’efficacité énergétique et de faciliter une gestion plus intelligente de l’infrastructure.

4) Infrastructure hybride : la plus grande modernisation en plusieurs décennies

Ce quatrième axe se connecte directement à l’impact de l’IA sur les systèmes traditionnels. TD SYNNEX affirme que l’IA entraîne le plus grand cycle de mise à niveau d’infrastructure depuis la naissance d’Internet et l’adoption du cloud, car les architectures héritées n’étaient pas conçues pour supporter des charges intensives de calcul, de données et d’accélération.

Selon leur analyse, la réponse sera une consolidation du modèle hybride : une combinaison d’environnements legacy, cloud, edge et datacenter pour placer chaque charge là où elle apporte le plus de valeur. Concrètement, cela implique de repenser l’opération : connectivité, latence, gouvernance des données, sécurité, continuité et résilience. En 2026, le débat ne porte plus sur l’utilisation ou non du cloud, mais sur la manière de l’intégrer aux autres environnements sans rompre la conformité, les coûts ou l’expérience utilisateur.

5) FinOps et gestion financière multicloud : l’optimisation devient incontournable

Ce dernier axe est sans doute le plus « discret », mais probablement l’un des plus déterminants pour les conseils d’administration : FinOps en tant que discipline visant à contrôler les dépenses cloud et soutenir la rentabilité lors de la montée en charge. TD SYNNEX voit la gestion financière multicloud comme une technologie stratégique : une visibilité accrue, une répartition des coûts, un contrôle de la consommation et une gouvernance adaptées à des architectures de plus en plus complexes.

Cette nécessité est renforcée par la transition vers des modèles as-a-service, qui influent sur la structuration des coûts et la trésorerie. Pour les intégrateurs et MSPs, FinOps devient aussi un service : aider les clients à éviter les surdimensionnements, organiser les étiquetages et projets, établir des politiques et justifier les investissements grâce à des métriques. La conclusion est claire : croître en cloud sans contrôle financier pertinent n’est plus viable à long terme.

Plus qu’une promesse, une réalité en 2026

Selon Santiago Mendez, Directeur des Solutions Avancées chez TD SYNNEX Iberia, 2026 marque le moment où le secteur quitte la phase de proof of concept pour entrer dans une étape de transformation opérationnelle concrète. La conclusion est claire : les organisations qui agiront avec détermination — en s’appuyant sur un canal spécialisé — seront mieux placées pour transformer l’innovation en résultats tangibles.

Si 2024 et 2025 ont été des années d’accélération et de narratives, 2026 sera marquée par la friction du monde réel : énergie, régulation, coûts, intégration et opération continue. Et c’est là, selon TD SYNNEX, que se joueront les avantages concurrentiels.


Questions fréquemment posées

Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle agente et comment s’applique-t-elle en entreprise en 2026 ?
Il s’agit d’une approche où des systèmes basés sur l’IA ne se contentent pas d’assister, mais planifient et exécutent des tâches complexes (par exemple, automatisation des processus, support, opérations IT) sous supervision et selon des règles métier définies.

Que signifie « cybersécurité prédictive » et pourquoi est-elle liée à NIS2 et au RGPD ?
Elle consiste à anticiper les attaques grâce à l’analyse et l’automatisation, en utilisant l’IA défensive pour détecter des signaux faibles et répondre plus rapidement. La pression réglementaire accentue la nécessité de contrôles continus, de preuves et de gestion du risque.

Pourquoi la durabilité énergétique est devenue prioritaire pour les centres de données et projets IA ?
Car l’IA augmente la demande en calcul, avec une consommation énergétique croissante. L’efficacité et la capacité à opérer de façon durable influencent coûts, évolutivité et acceptation sociale des nouvelles infrastructures.

À quoi sert FinOps dans des environnements multiclouds et pourquoi sera-t-il clé en 2026 ?
FinOps permet de maîtriser les dépenses cloud : visibilité, ventilation par équipes ou projets, optimisation des ressources et gouvernance pour éviter les dérives lors de la montée en charge des infrastructures et services.

via : TD Synnex

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