Nouvelles Tendances et Pratiques en Matière d’Équipement Numérique

L’Arcep, le Conseil général de l’économie (CGE), l’Arcom et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) ont dévoilé les chiffres clés du Baromètre du numérique, une enquête de référence menée par le CREDOC en juin 2025 qui éclaire les tendances en matière de numérisation et d’usage technologique en France.

Selon l’étude, l’intelligence artificielle (IA) générative a conquis près de la moitié de la population française, avec 48 % des personnes déclarant faire usage de telles technologies, marquant une progression remarquable de 15 points en un an. Cette avancée rapide surpasse celle des smartphones à leur époque, qui avait nécessité sept ans pour atteindre un tel déploiement. L’utilisation quotidienne de l’IA générative s’élève à un tiers des usagers, avec une adoption particulièrement élevée chez les jeunes adultes (85 %) et les cadres (76 %).

Les applications de l’IA générative embrassent une gamme variée de fonctionnalités. Les recherches d’informations (73 %), l’aide à la rédaction et à la traduction de textes (58 %), ainsi que la stimulation pour de nouvelles idées (57 %) figurent parmi les usages les plus courus. Constat marquant, l’IA tend à supplanter les moteurs de recherche traditionnels dans bien des domaines, y compris pour des tâches telles que le traitement de texte ou la création de contenus.

La popularité de ces outils est notable chez les plus jeunes, qui les emploient massivement pour l’assistance dans leurs devoirs, avec 68 % des 12-17 ans et 73 % des 18-24 ans s’y référant. Le gain de temps et la facilité d’utilisation sont les moteurs principaux de cette adoption rapide pour 74 % des personnes sondées.

Cependant, une certaine méfiance subsiste envers cette technologie naissante. Plus de la moitié de la population exprime encore des réticences, bien que ce chiffre soit en déclin (-5 points en un an). Les doutes concernent la fiabilité des renseignements obtenus de l’IA et l’incertitude liée à l’utilisation des données personnelles, des motifs d’hésitation cités par environ un tiers des non-utilisateurs. Par ailleurs, 26 % des personnes n’utilisent pas l’IA, invoquant un manque de connaissances techniques.

Les préoccupations environnementales ne sont pas en reste, une majorité (46 %) estimant l’impact écologique de l’IA supérieur à celui des moteurs de recherche conventionnels.

Les messageries instantanées, comme WhatsApp, Messenger et Instagram, sont elles aussi très utilisées : 86 % des personnes se servent de ces plateformes et deux tiers y recourent quotidiennement. Les utilisateurs n’hésitent pas à jongler entre les applications, influencés principalement par les choix de leur entourage.

D’autre part, le Baromètre révèle une progression remarquable de la couverture en fibre optique dans les zones moins denses, avec un taux d’équipement désormais équivalent à celui des grandes villes. À l’échelle nationale, 86 % des foyers sont abonnés à internet fixe, et parmi eux, 78 % bénéficient d’une connexion en fibre optique.

En matière de mobilité, l’usage des smartphones compatibles avec le réseau 5G a aussi connu une croissance significative, attestant d’un appétit grandissant pour des connexions internet mobiles de plus en plus rapides.

Finalement, dans une économie marquée par des considérations budgétaires et environnementales, la réparation d’équipements numériques apparaît comme une tendance montante, avec près d’un quart des sondés ayant fait réparer au moins un appareil dans les trois dernières années pour des raisons économiques ou écologiques.

Tous ces constats reflètent un paysage numérique en constante évolution, où les avancées technologiques redéfinissent les habitudes et dessinent de nouvelles formes de fracture numérique, à mesure que les citoyens adoptent, à différents rythmes, les innovations de leur époque.
Source d’information: Arcep.fr

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