Meta cède 80 % d’un campus d’IA de 14 milliards à BlackRock pour accélérer son expansion

Meta cède 80 % d’un campus d’IA de 14 milliards à BlackRock pour accélérer son expansion

Meta a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie visant à construire l’infrastructure qui soutiendra sa prochaine génération de modèles d’intelligence artificielle. La société de Mark Zuckerberg a annoncé un partenariat avec BlackRock pour développer et exploiter conjointement un vaste campus de centres de données à El Paso (Texas), une opération évaluée à environ 14 milliards de dollars, illustrant la nouvelle échelle de financement de l’infrastructure IA.

Ce partenariat confère à BlackRock une propriété de 80 % de la société créée pour le développement du complexe, tandis que Meta détient 20 %. Cependant, Meta restera le seul occupant initial des installations lorsque celles-ci entreront en service à partir de 2028.

Les points clés du partenariat entre Meta et BlackRock en 20 secondes

  • Meta et BlackRock développeront conjointement un campus d’IA d’1 GW au Texas.
  • La dépense totale prévue s’élève à près de 14 milliards de dollars.
  • BlackRock détiendra 80 % de la société, Meta 20 %.
  • Meta continuera à exploiter le centre et sera son seul locataire initial.
  • Ce modèle ouvre une nouvelle voie pour financer l’infrastructure mondiale croissante de l’intelligence artificielle.

Cette opération confirme une tendance de plus en plus visible : les grandes entreprises technologiques cherchent des moyens d’étendre leur capacité de calcul sans supporter entièrement le coût colossal de la construction de nouveaux centres de données.

Un campus de 1 GW pour la prochaine génération d’IA

Le complexe d’El Paso disposera de 1 gigawatt de capacité informatique, ce qui en fait l’un des plus grands campus de centres de données annoncés à ce jour.

Meta explique que cette infrastrcture sera destinée à accélérer le développement de ses modèles d’IA et à renforcer les services supportant des applications telles que Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger.

Bien que BlackRock apportera la majorité du capital, Meta continuera à gérer la construction, l’administration et l’exploitation du campus.

La société signera également des contrats de location pour utiliser l’intégralité des installations pendant une période initiale de quatre ans, renouvelable jusqu’à vingt ans maximum.

L’IA modifie aussi le mode de financement des centres de données

L’un des aspects les plus intéressants de cette annonce ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans le financement.

Il y a encore quelques années, les grands acteurs hyper-scalables assumaient directement la majorité des investissements pour de nouveaux centres de données.

Désormais, un modèle similaire à celui utilisé depuis longtemps pour les infrastructures telles que autoroutes, aéroports ou parcs éoliens commence à s’imposer : le capital provient de fonds spécialisés importants, tandis que l’entreprise technologique assure la gestion opérationnelle et garantit l’utilisation des installations via des contrats à long terme.

Concrètement :

Concept Détails
Investissement total Environ 14 milliards de dollars
Participation de BlackRock 80 %
Participation de Meta 20 %
Capacité prévue 1 GW
Démarrage prévu À partir de 2028
Occupation initiale Meta sera le seul client du campus

Cette structure permet à Meta de libérer des ressources financières pour continuer à investir dans les puces, les modèles d’IA et de nouveaux projets, tandis que BlackRock intègre à son portefeuille un actif d’infrastructure avec des revenus prévisibles sur plusieurs décennies.

Une tendance qui se renforce dans toute l’industrie

Ce partenariat intervient quelques jours seulement après que d’autres géants aient annoncé des investissements multimillionnaires dans l’infrastructure AI.

Microsoft, Google, Amazon, Oracle et OpenAI poursuivent des projets d’expansion de leurs centres de données pour des dizaines de milliards de dollars, alimentés par la demande croissante d’entraînement et d’inférence avec des modèles de plus en plus volumineux.

Ce qui diffère ici, c’est que Meta mise désormais explicitement sur l’intégration d’un gestionnaire d’actifs majeur comme partenaire financier.

BlackRock, qui a récemment intégré Global Infrastructure Partners (GIP) et HPS Investment Partners, cherche à se positionner comme l’un des principaux financiers de la nouvelle infrastructure numérique mondiale.

Plus de 4 000 emplois pendant la construction

Selon Meta, le projet générera :

  • Plus de 4 000 emplois pendant la phase de pic de construction ;
  • Environ 300 emplois permanents une fois le campus opérationnel ;
  • Plus de 2 300 travailleurs actuellement impliqués dans les travaux.

La société a également annoncé des investissements dans la formation professionnelle liée à l’électricité, la construction et les infrastructures critiques, ainsi que des programmes éducatifs STEM pour les écoles publiques d’El Paso.

Une infrastructure aussi importante que les modèles

Au cours des trois dernières années, l’attention s’est principalement portée sur les modèles d’intelligence artificielle.

Mais le vrai défi commence à migrer vers l’infrastructure nécessaire pour les exécuter : centres de données, alimentation électrique, refroidissement, réseaux et financement.

Le partenariat entre Meta et BlackRock illustre ce changement. L’avantage concurrentiel ne reposera désormais plus uniquement sur le développement de modèles IA plus performants, mais aussi sur la capacité à construire et financer rapidement la puissance de calcul indispensable à leur déploiement à grande échelle.

Questions fréquemment posées

Que viennent d’annoncer Meta et BlackRock ?

La création d’une joint-venture pour développer et exploiter un campus de centres de données dédié à l’IA à El Paso (Texas).

Quel sera le coût du projet ?

Le coût total prévu s’élève à environ 14 milliards de dollars.

Qui sera propriétaire du campus ?

Les fonds gérés par BlackRock détiendront 80 % de la société, tandis que Meta conservera 20 %.

Quand le campus sera-t-il opérationnel ?

Meta prévoit de commencer à mettre en service la capacité à partir de 2028.

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