Lorsqu’une entreprise évoque la souveraineté cloud, la conversation tourne généralement toujours autour du lieu où se trouvent les serveurs. Si la réponse est «Europe», beaucoup d’organisations considèrent que le problème est résolu.
Mais la réalité est beaucoup plus complexe.
L’infrastructure physique n’est qu’une partie de l’équation. Il est également crucial de savoir qui possède cette infrastructure, qui exploite le réseau, sous quel cadre législatif opère le fournisseur, qui gère les systèmes et quelles certifications attestent réellement cette gestion.
La souveraineté numérique ne commence pas lorsque la machine virtuelle se lance. Elle débute bien plus tôt, dès la conception et le contrôle de toute la chaîne technologique qui soutient le service.
Les clés de la souveraineté cloud en 20 secondes
- L’emplacement du centre de données est important, mais il ne suffit pas pour parler de souveraineté numérique.
- La propriété de l’infrastructure, la législation applicable et l’opérateur des systèmes sont également déterminants.
- Stackscale fait partie de Groupe Aire, un opérateur européen de télécommunications et d’infrastructure numérique doté de son propre réseau et de ses services.
- Groupe Aire détient des certifications telles que ENS Alto, ISO 27001, ISO 27017, ISO 27018, ISO 22301, ISO 9001 et ISO 14001, entre autres.
- Choisir un fournisseur cloud revient également à sélectionner un modèle de contrôle sur les données et l’infrastructure.
Depuis plusieurs années, le marché se concentrait sur la capacité de calcul, le nombre de services disponibles ou le coût horaire d’une machine virtuelle. Cependant, avec l’accélération de l’intelligence artificielle, la montée en puissance de la réglementation européenne et les tensions géopolitiques, le débat s’est déplacé vers une question bien plus profonde : qui contrôle réellement l’infrastructure sur laquelle reposent les données critiques d’une organisation.
La localisation du serveur ne suffit plus
Une entreprise peut déployer ses charges de travail à Madrid, Paris ou Francfort tout en restant dépendante de décisions technologiques ou juridiques prises en dehors de l’Europe.
L’emplacement physique reste important pour des raisons de latence, de conformité réglementaire et de résidence des données, mais il ne répond pas seul à des questions fondamentales telles que :
- Qui gère la plateforme ?
- Quelle législation affecte le fournisseur ?
- Qui contrôle le réseau sur lequel circulent les données ?
- Où sont stockées les copies de sauvegarde ?
- Que se passe-t-il si une organisation décide de changer de fournisseur ?
Ces enjeux relèvent du concept de souveraineté cloud, qui prend une importance croissante dans des secteurs comme la gouvernance publique, l’industrie, la santé, la défense ou les services financiers.
Il ne s’agit pas seulement de respecter une réglementation, mais aussi de réduire la dépendance technologique et de conserver la capacité décisionnelle sur des infrastructures jugées stratégiques.
L’infrastructure fait aussi partie de la souveraineté
Souvent, le cloud est perçu comme un service abstrait où il suffit de déployer des ressources via une console web.
Derrière cette simplicité se cache une infrastructure physique constituée de centres de données, réseaux en fibre optique, dispositifs de stockage, systèmes électriques, refroidissement, plateformes de virtualisation et équipements opérationnels assurant une activité 24/7.
Plus un fournisseur exerce un contrôle important sur cette infrastructure, moins il dépend de tiers pour fournir ses services.
C’est l’un des éléments différenciateurs majeurs entre les grands opérateurs spécialisés et les modèles où divers composants critiques dépendent d’entreprises différentes.
Stackscale et Groupe Aire : une infrastructure européenne intégrée
En Espagne, un exemple illustre ce modèle intégré.
Stackscale fait partie de Groupe Aire, un opérateur européen spécialisé en télécommunications et infrastructures numériques, fournissant des services aux entreprises, aux administrations publiques et aux opérateurs.
L’appartenance à ce groupe permet de combiner une infrastructure cloud avec un réseau privé de communication, une connectivité d’entreprise, une interconnexion entre centres de données et des services managés, le tout dans un écosystème technologique unifié.
Stackscale fournit l’infrastructure cloud via des solutions telles que serveurs dédiés, cloud privé, stockage, plateformes de virtualisation, GPU pour l’intelligence artificielle et architectures adaptées aux charges critiques en entreprise.
Cette intégration réduit la dépendance vis-à-vis de multiples fournisseurs pour bâtir une infrastructure hybride et facilite une évolution coordonnée de la connectivité et de la puissance de calcul.
Les certifications font aussi partie de l’infrastructure
Parler de souveraineté ne se limite pas à indiquer où sont situés les serveurs.
Il s’agit également de prouver que l’infrastructure est gérée selon des standards reconnus internationalement.
Dans cette optique, les certifications du Groupe Aire prennent une importance particulière, notamment :
| Certification | Ce qu’elle garantit |
|---|---|
| Esquema Nacional de Seguridad (ENS) Alto | Assure le respect des exigences pour les systèmes à haute criticité des administrations publiques espagnoles. |
| ISO 27001 | Système de gestion de la sécurité de l’information. |
| ISO 27017 | Contrôles de sécurité spécifiques pour les services cloud. |
| ISO 27018 | Protection des données personnelles dans les environnements cloud. |
| ISO 22301 | Gestion de la continuité des activités. |
| ISO 9001 | Gestion de la qualité. |
| ISO 14001 | Gestion environnementale. |
Ces certifications ne remplacent pas une architecture technique solide, mais apportent des preuves objectives sur la gestion de l’infrastructure selon des standards reconnus.
L’association de certificats comme ENS Alto, ISO 27017 et ISO 27018 est particulièrement pertinente, car elle combine exigences spécifiques pour les services cloud avec des contrôles orientés vers la protection des informations et des données personnelles.
L’intelligence artificielle remet l’infrastructure au premier plan
L’émergence de l’IA générative a de nouveau révélé que le véritable goulet d’étranglement ne se limite pas au logiciel.
Les modèles peuvent tourner sur toute plateforme compatible, mais la disponibilité des GPU, la capacité électrique, la connectivité à faible latence, le stockage haute performance et la proximité entre ces éléments dépendent directement de l’infrastructure.
C’est pourquoi, les grands fournisseurs mondiaux investissent des dizaines de milliards d’euros dans de nouveaux centres de données et des réseaux à haute capacité.
De son côté, l’Europe doit relever ce défi avec une perspective différente : renforcer sa capacité technologique sans dépendre exclusivement d’infrastructures extérieures.
Dans ce contexte, disposer d’opérateurs européens propriétaires d’infrastructures devient une évidence, une dimension qui, il y a quelques années, paraissait secondaire.
La bonne question n’est plus où sont les données
Beaucoup d’organisations commencent encore leur processus de sélection en demandant où sont physiquement situés les serveurs.
C’est une question pertinente.
Mais elle ne suffit plus.
Il faut également considérer d’autres aspects tout aussi fondamentaux, tels que :
- Qui contrôle l’infrastructure ?
- Qui exploite le réseau ?
- Quelles certifications garantissent le service ?
- Quelle législation s’applique ?
- Comment pourrait-on migrer toute l’infrastructure si nécessaire ?
Répondre à ces questions permet d’évaluer la souveraineté cloud sous un angle bien plus large que la simple localisation géographique.
Car la souveraineté numérique ne commence pas lorsque l’on crée une machine virtuelle.
Elle débute bien antérieurement, avec la capacité à contrôler l’infrastructure qui rend possible l’existence de cette machine.
Questions Fréquentes
La souveraineté cloud dépend-elle uniquement du pays où se trouve le centre de données ?
Non. La propriété du fournisseur, la législation applicable, la gestion de l’infrastructure, la connectivité et les certifications jouent aussi un rôle essentiel.
Quels avantages y a-t-il à ce que Stackscale fasse partie du Groupe Aire ?
Cela permet d’intégrer des services cloud sur une infrastructure soutenue par un opérateur européen doté de son propre réseau, d’une solide expérience en télécommunications et de nombreuses certifications en sécurité et continuité des activités.
Pourquoi des certifications comme ISO 27017 ou ENS Alto sont-elles importantes ?
Car elles attestent que l’infrastructure et les processus respectent des exigences spécifiques pour les services cloud et pour les organisations manipulant des données sensibles ou fournissant des services au secteur public.
La souveraineté cloud élimine-t-elle tous les risques ?
Non. Des mesures complémentaires telles que le chiffrement, les sauvegardes, la segmentation des réseaux, la gestion des identités et une architecture de sécurité adaptée restent indispensables. La souveraineté réduit certains risques, mais s’inscrit dans une stratégie globale plus étendue.