EuroHPC signe l’extension de MareNostrum 5 pour accélérer l’IA européenne

EuroHPC signe l'extension de MareNostrum 5 pour accélérer l'IA européenne

L’Europe souhaite que l’Intelligence Artificielle ne se limite plus à une simple promesse, mais devienne une infrastructure essentielle. Dans cette course, Barcelone reprend une place de premier plan : le European High Performance Computing Joint Undertaking (EuroHPC JU) a signé le contrat d’achat visant à augmenter les capacités en IA du MareNostrum 5, le superordinateur hébergé et géré par le Barcelona Supercomputing Center (BSC).

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’initiative BSC AI Factory, l’une des “usines d’IA” pilotées par EuroHPC pour soutenir les PME et startups européennes dans leur travail avec des données prêtes pour l’IA, en leur donnant accès à des ressources de supercalculation optimisées, à la formation et à une assistance technique. Ces efforts couvrent des secteurs variés tels que la santé, le climat, la finance, le droit, l’énergie, les médias ou encore l’administration publique.

Un contrat de 129 millions d’euros pour faire un bond en avant en matière de charges de travail en IA

Ce projet s’inscrit dans un cadre européen ambitieux : un budget total de 129 millions d’euros destiné à l’acquisition, la livraison, l’installation et la maintenance du nouveau système. La moitié de ce financement vient d’EuroHPC (via le programme Digital Europe), l’autre moitié étant contribué par l’Espagne, le Portugal et la Turquie au sein du consortium BSC AI Factory.

Selon EuroHPC, le consortium retenu est mené par FSAS Technologies et Telefónica, sélectionnés suite à un appel d’offres lancé en juillet 2025.

Quels changements concrètement ?

EuroHPC affirme clairement que cette extension vise à transformer MareNostrum 5 en une plateforme davantage orientée “IA-first”, équipée pour gérer des charges exigeantes. Parmi les améliorations prévues figurent des GPUs nouvelle génération, du matériel accélérant l’apprentissage profond et le traitement du langage naturel, des interconnexions à haute vitesse, une capacité de stockage accrue et des technologies de refroidissement plus efficaces pour permettre une recherche intensive plus durable.

Par ailleurs, la communication officielle concernant le projet indique une conception visant à distinguer “cuisine” et “service” : deux nouvelles partitions de calcul, l’une dédiée à l’entraînement de grands modèles de langage (LLM) et l’autre à l’inférence. Des améliorations seront aussi apportées au stockage, avec un système de fichiers haute performance orienté IA, ainsi qu’un ensemble de logiciels spécialisés.

Calendrier : lancement prévu début 2026, déploiement sur les sites du BSC

EuroHPC prévoit le début de l’installation du nouveau système pour début 2026. Le déploiement s’appuiera sur deux installations connectées du BSC, intégrant des technologies de fournisseurs tels que Supermicro, IBM, VAST et NVIDIA (selon l’annonce).

Pourquoi cela compte-t-il ? Ce n’est pas seulement “plus de puissance”, c’est aussi accès et compétitivité

La dimension stratégique dépasse le simple orgueil technologique. L’objectif déclarée est de renforcer la capacité européenne à innover et concurrencer dans le domaine de l’IA, en mettant l’accent sur une vision très pragmatique : permettre aux petites entreprises (et aussi aux administrations) de tester, former et déployer sans que l’accès à une informatique avancée constitue une barrière insurmontable.

De plus, EuroHPC insiste sur le fait que, bien que le système soit “principalement conçu” pour les startups et PME, il restera également accessible à la communauté de la recherche. Les ressources seront distribuées conjointement par EuroHPC JU et le consortium BSC AI Factory, en cohérence avec leurs investissements.

source : bsc.es

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