Commvault et CrowdStrike connectent le SIEM à l’« état réel » des copies : intégration bidirectionnelle pour une meilleure prise de décision en matière de récupération

Commvault présente « Data Rooms » : activez les données de sauvegarde pour l'IA avec gouvernance, traçabilité et formats ouverts

En cybersécurité, détecter rapidement une attaque ne suffit plus. La question cruciale qui détermine si un incident devient une crise existentielle survient généralement après : De quelle copie peut-on restaurer en toute confiance ? En toile de fond, Commvault a annoncé une extension de sa collaboration avec CrowdStrike pour offrir une visibilité bidirectionnelle entre Commvault Cloud et CrowdStrike Falcon Next-Gen SIEM. Ce pas vise à permettre aux équipes de sécurité et d’infrastructure de partager des signaux, d’accélérer le triage, et surtout, de vérifier l’intégrité des sauvegardes avant d’effectuer une restauration.

Datée du 25 février 2026, cette annonce met en lumière un enjeu toujours plus critique dans les incidents modernes : les attaquants évoluent rapidement dans des environnements hybrides, cherchent à escalader leurs privilèges, et nombreux sont ceux qui essaient de saboter ou de contaminer la « redondance » que représentent les sauvegardes. Dans ce contexte, récupérer rapidement peut s’avérer aussi risqué que de récupérer tard, si l’organisation restaure des données compromises et s’expose à une nouvelle infection ou à une réactivation de l’attaque.

De « signaler » à « coordonner » : pourquoi cette intégration est essentielle

Jusqu’à présent, Commvault disposait déjà d’une intégration avec la plateforme Falcon de CrowdStrike pour aider à identifier des données de backup potentiellement compromises, en marquant les copies à risque pour orienter une restauration plus sécurisée. La nouveauté réside dans le sens inverse : Commvault commencera à apporter ses propres capacités de sécurité — y compris des alertes d’anomalies alimentées par l’Intelligence Artificielle — directement au Falcon Next-Gen SIEM.

Concrètement, le SIEM, qui sert souvent de tableau de bord central pour la collecte et la corrélation des événements, pourra incorporer des signaux liés à la confiance et à la préparation à la récupération. Cela modifie la dynamique en pleine crise : il ne s’agit plus uniquement de savoir « où l’intrusion s’est produite » ou « ce qui a été touché », mais surtout de comprendre ce qui peut être restauré avec un degré de certitude accru.

Trois avantages concrets : moins de risques de réinfection, une réponse plus rapide, moins de silos

Commvault synthétise la valeur de cette intégration en trois principaux bénéfices, en phase avec les nouvelles pratiques de gestion d’incidents :

  1. Réduire le risque de réinfection et garantir des récupérations fiables
    En croisant les signaux du SIEM avec les fonctionnalités de Commvault telles que la détection de menaces, l’analyse d’intégrité des données, et Synthetic Recovery, l’organisation peut restaurer à partir de copies « connues comme propres » avec davantage de confiance. Lors d’attaques de ransomware, où le temps est compté et l’incertitude maximale, cette nuance est cruciale.
  2. Une détection et une investigation accélérées grâce à une télémétrie unifiée
    Grâce à la communication des signaux, les équipes IT et SecOps peuvent obtenir une visibilité sur l’état et l’intégrité des sauvegardes directement depuis le Falcon Next-Gen SIEM. Cela permet d’accélérer le triage, de délimiter le « rayon d’impact » et d’identifier plus rapidement les données sécurisées pour la restauration. En situation réelle, le gain de minutes ou d’heures provient souvent de l’élimination des aller-retours entre différentes consoles et de suppositions superposées.
  3. Une véritable cohérence entre sécurité et opérations en pleine crise
    L’un des écueils communs lors d’une réponse est la mauvaise coordination : les équipes de sécurité mènent l’enquête pendant que celles de l’IT veulent restaurer, sans outil commun. L’intégration vise à fournir une vue opérationnelle partagée pour coordonner la contention, l’investigation et la récupération, sans retards dus à des outils isolés.

« Récupération fiable » : un impératif stratégique

Le communiqué fait référence à deux déclarations illustrant une idée récurrente en 2026 : la résilience ne se limite plus à « faire des sauvegardes », mais à s’assurer que celles-ci sont utiles lorsque la nécessité survient. Pranay Ahlawat, CTO et Chief AI Officer de Commvault, insiste sur le fait que réussir des récupérations propres et fiables est devenu un impératif commercial. L’intégration des insights de CrowdStrike avec l’intelligence de données de Commvault permet de simplifier des décisions éclairées et coordonnées.

De son côté, Daniel Bernard (Chief Business Officer de CrowdStrike) souligne l’importance du duo « rapidité et confiance », présentant Falcon Next-Gen SIEM comme le point de convergence des décisions : relier signaux de sécurité et confiance dans les données pour appréhender l’impact réel, hiérarchiser la réponse, et passer plus vite de détection à récupération.

Impacts sur le fonctionnement d’un SOC

En pratique, cette intégration s’inscrit dans une tendance plus large : la frontière entre détection (SIEM/XDR) et récupération (backup/cyber-récupération) devient floue. Les SOC ne peuvent plus se contenter d’éliminer le malware ; ils doivent aussi s’assurer que l’organisation peut restaurer ses services critiques sans risques de corruption, portes dérobées ou manipulations.

Le fait que la télémétrie d’« intégrité des copies » soit intégrée dans le SIEM répond à un autre aspect organisationnel : dans beaucoup d’entreprises, le SIEM est la plateforme où l’on documente, audite et orchestre une partie du processus. En intégrant l’état des sauvegardes dans ce flux, on réduit la friction entre équipes et on améliore la maîtrise du processus de récupération.

Disponibilité et déploiement

Commvault indique que cette intégration avec CrowdStrike Falcon Next-Gen SIEM est disponible dès aujourd’hui via le CrowdStrike Marketplace, sans coût supplémentaire. Les clients peuvent l’activer dans leur environnement actuel. Par ailleurs, CrowdStrike propose déjà dans son marketplace un connecteur spécifique pour intégrer les capacités de Commvault Cloud (détection, chasse aux menaces et récupération) avec Falcon Next-Gen SIEM.


Questions fréquentes (FAQ)

À quoi sert une intégration bidirectionnelle entre SIEM et plateforme de sauvegarde lors d’une attaque par ransomware ?
Elle permet de faire le lien entre signaux de sécurité et l’état d’intégrité et de confiance des sauvegardes, ce qui accélère la prise de décision sur ce qui doit être restauré et limite les risques de réinfection ou d’échecs de restauration.

Que permet de faire le transfert des alertes d’anomalies de Commvault vers Falcon Next-Gen SIEM ?
Il apporte un contexte opérationnel supplémentaire dans le SIEM : pas seulement « ce qui s’est passé », mais aussi « quelles données de récupération sont prêtes et fiables », aidant à prioriser la contention et la restauration avec moins d’allers-retours entre équipes.

Qu’est-ce que Synthetic Recovery et pourquoi est-ce mentionné comme un gage de récupération sécurisée ?
C’est une capacité de Commvault destinée à valider les processus de récupération (et leur intégrité) avant ou pendant le processus d’intervention, permettant de restaurer plus confiant à partir de copies vérifiées.

Où s’active cette intégration et y a-t-il un coût supplémentaire ?
Selon Commvault, elle se déploie via le CrowdStrike Marketplace et est disponible sans coût additionnel, intégrée dans l’environnement actuel du client.

via : commvault

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