En l’espace d’une décennie, la consommation moyenne de données mobiles par tête a connu une progression fulgurante en France, bondissant de 530 Mo à pas moins de 17 Go, soit une augmentation de plus de 3100 %. Une réalité qui traduit l’appétit grandissant pour l’internet mobile et la nécessité d’une évolution constante des infrastructures de réseaux.
Face à ce défi, les opérateurs du secteur télécoms sont contraints de se réinventer pour éviter la saturation de leurs réseaux, synonyme de dégradation de la qualité de service. Cette adaptation passe inévitablement par l’équipement de leurs infrastructures avec de nouvelles bandes de fréquences et le déploiement accru de sites radio tels que des antennes et des pylônes.
Dans un effort pour garder une longueur d’avance et anticiper les exigences futures du marché, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a initié une étude prospective en collaboration avec le cabinet Analysys Mason. Le but étant de simuler les besoins en dimensionnement des réseaux sans fil suivant divers scénarios envisageables pour les années à venir.
L’étude commandée par l’Arcep porte donc sur plusieurs axes centraux :
– Évaluation des risques de congestion des réseaux sans fil en fonction des différentes projections de croissance des usages.
– Analyse des bénéfices éventuels de l’utilisation du haut de la bande 6 GHz – c’est-à-dire entre 6425 MHz et 7125 MHz – pour l’établissement de réseaux Wi-Fi ou de réseaux cellulaires.
L’autorité régulatrice a désormais rendu public la synthèse des résultats détaillés de cette étude, ainsi que l’avis de son comité consultatif, missionné pour soumettre une évaluation critique de ceux-ci.
Bien que ces conclusions n’influencent pas directement les prises de décision futures de l’Arcep concernant la gestion du spectre radio électrique, elles ont vocation à éclairer et à nourrir le débat public sur les orientations à prendre pour répondre efficacement aux besoins croissants liés à l’usage des technologies sans fil.
Le document, disponible publiquement, s’inscrit dans une démarche de transparence et d’approche exploratoire. Il vise à offrir une vision claire et datée – sous réserve des hypothèses fixées – des impacts des évolutions des usages sans fil sur l’infrastructure des réseaux radio et le rôle du spectre de fréquences dans ce cadre. La publication de ces données vient ainsi appuyer la réflexion sur l’optimisation et l’avenir des réseaux télécoms en France.
Source d’information: Arcep.fr