Arcep: le pilotage vert pour un environnement connecté

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) continue d’approfondir ses efforts pour mesurer et restituer l’empreinte environnementale du secteur numérique en France. Depuis 2020, elle opère une collecte minutieuse de données, année après année, pour témoigner de l’évolution des impacts écologiques engendrés par les principaux acteurs de ce domaine.

Dans sa volonté de peindre un tableau toujours plus précis, l’Arcep n’a eu de cesse d’élargir le périmètre de sa veille environnementale. Elle a commencé par les opérateurs télécoms, et étendu petit à petit son enquête aux fabricants de terminaux, aux gestionnaires de data centers, en passant par les équipementiers de réseaux mobiles. La dernière édition publiée en avril 2025 a bénéficié des contributions de ces derniers.

L’édition à paraître début 2026 promet d’apporter un éclairage nouveau, intégrant l’empreinte des équipementiers de réseaux fixes et fabricants de fibre optique. Mais c’est en 2027 que l’enquête annuelle « Pour un numérique soutenable » prendra toute son ampleur. Elle sera enrichie pour la première fois des données relatives aux fournisseurs de services d’informatique en nuage (cloud computing), y compris l’étude de l’impact de l’IA générative sur les consommations énergétiques et le renouvellement des infrastructures.

Cette évolution fait suite à une série de consultations, menées début 2026, avec les acteurs concernés et des institutions. Une dizaine de contributions ont été recueillies, dessinant les contours des nouveaux indicateurs environnementaux à collecter. Les fabricants de terminaux, et à présent les équipementiers de réseaux mobiles, se trouvent eux aussi dans le viseur de l’Arcep qui souhaitent évaluer les gaz à effet de serre émis tout au long du cycle de vie de leurs produits.

Les entreprises ciblées par cette collecte ont jusqu’au 31 mars 2026 pour transmettre les données environnementales requises. Il s’agit, pour l’Arcep, de quadrupler son action: informer la société sur les effets du numérique sur l’environnement, identifier les actions d’acteurs économiques particulièrement impactantes, inciter au changement vers des mesures efficaces, et enfin, suivre l’évolution des indicateurs pour mesurer l’efficacité de la protection de l’environnement.

Depuis 2020 et le lancement de la démarche « Pour un numérique soutenable », l’Arcep s’est positionnée comme un acteur central de la réflexion sur l’articulation entre le numérique et l’écologie. La « loi Chaize » et la récente « loi SREN » ont d’ailleurs étendu ses pouvoirs en termes de collecte d’informations.

Pour de plus amples informations sur cette démarche et le rôle de l’Arcep, le public est invité à consulter les travaux et publications de l’autorité via leur site officiel, qui propose un grand dossier sur l’empreinte environnementale du numérique.
Source d’information: Arcep.fr

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