Vivo dévoile le 16 septembre OriginOS 7, sa nouvelle couche logicielle basée sur Android 17, avec une refonte visuelle marquée par des transparences, un éclairage dynamique et des flous évoquant inévitablement le langage Liquid Glass d’Apple. Mais le changement ne se limite pas à l’apparence : la société prévoit également des améliorations de performance, de nouvelles fonctionnalités multitâches et une évolution de son assistant Blue Heart vers des tâches d’intelligence artificielle pouvant impliquer plusieurs applications.

Les points clés d’OriginOS 7 en 20 secondes

  • OriginOS 7 est basé sur Android 17 et inaugure une interface avec transparences, reflets et flous.
  • Atomic Workbench apporte aux smartphones classiques une fonction multitâche jusqu’ici réservée aux téléphones pliables.
  • Vivo annonce une amélioration de 14 % du rendu graphique et jusqu’à 12 % lors de l’ouverture des applications.
  • La consommation lors d’animations intensives pourrait diminuer d’environ 20 %.
  • Une partie des nouveautés provient de versions bêta et de fuites précédant le lancement.

La comparaison avec Apple est facilement compréhensible visuellement, mais il ne faut pas réduire OriginOS 7 à une copie de Liquid Glass. Vivo employait déjà dans OriginOS 6 des concepts tels que couleurs translucides, éclairage dynamique, profondeur et flou progressif, et cette nouvelle version amplifie une direction graphique déjà amorcée par la société.

OriginOS prend également une importance croissante en dehors de la Chine. Après avoir lancé son expansion internationale, Vivo maintient aussi Funtouch OS sur certains marchés et appareils. La disponibilité concrète d’OriginOS 7 dépendra donc du modèle et de la région.

Plus de cristal, de reflets et de mouvement dans l’interface

Le changement le plus évident d’OriginOS 7 réside dans son design.

Les versions présentées avant le lancement introduisent davantage de surfaces transparentes, d’effets de lumière réactive et de flous changeants en fonction des éléments affichés à l’écran.

Vivo concentre une partie de cette évolution autour d’une esthétique basée sur la lumière et l’ombre. Le rendu visuel rappelle Liquid Glass, le langage que Apple a étendu à ses systèmes d’exploitation, tout en intégrant également des éléments déjà présents dans OriginOS 6.


L’écran de verrouillage gagne en importance avec de nouveaux effets de cristal et de reflets. Des fonds d’écran et des éléments réagissent aussi aux mouvements du téléphone, tout comme davantage d’options pour personnaliser horloges et cartes.

Une autre nouveauté permet de créer des stickers à partir de photos. Le système identifie le sujet principal d’une image, supprime l’arrière-plan et permet de positionner directement le résultat sur l’écran d’accueil.

Super Pocket change également de présentation. Au lieu du défilement continu précédent, le contenu est désormais organisé sous forme de cartes empilées.

OriginPlayer, le lecteur musical du système, étend aussi son intégration pour fonctionner avec davantage de services et ne pas dépendre uniquement de QQ Music.

Ce sont de petits changements à l’échelle individuelle, mais qui, ensemble, montrent que Vivo cherche à faire de la personnalisation une partie intégrante de toute l’interface, et pas seulement du fond d’écran ou des icônes.

Atomic Workbench : la multitâche des pliables arrive sur le téléphone classique

L’une des fonctionnalités les plus intéressantes d’un point de vue pratique est Atomic Workbench.

Cet outil était déjà présent sur les appareils pliables de Vivo, où un écran plus grand permet de maintenir plusieurs applications visibles en même temps.

OriginOS 7 l’étend aux smartphones classiques.

Atomic Workbench permet d’avoir plusieurs applications accessibles sur les côtés ou en haut de l’écran pour passer de l’une à l’autre rapidement.

Cette idée est particulièrement utile pour les activités où l’utilisateur alterne continuellement entre deux ou trois applications : copier des infos depuis un navigateur, consulter un document en écrivant un message, ou garder une appli à portée de main pendant qu’on travaille avec une autre.

Il ne transforme pas un téléphone en bureau traditionnel, mais reflète une tendance de plus en plus visible sur Android : utiliser les grands écrans des smartphones pour autre chose qu’une application plein écran unique.

La multitâche a aussi un lien avec l’évolution de l’IA que prépare Vivo.

Les informations publiées sur OriginOS 7 évoquent une évolution de l’assistant Xiao V basé sur les modèles Blue Heart de la société. L’objectif est de passer d’une interaction principalement basée sur des questions/réponses à des conversations à plusieurs tours et à l’exécution d’actions entre applications.

C’est là que la différence est importante.

Un assistant classique peut expliquer comment réaliser une tâche. Un système avec un accès contrôlé à des applications peut tenter de l’accomplir une partie directement.

C’est la même logique que Google, Apple, Samsung et d’autres grands développeurs de modèles d’IA suivent : faire du assistant une couche capable de coordonner applications et services.

La vraie capacité de Vivo devra être évaluée quand OriginOS 7 sera disponible sur plus d’appareils et de services, surtout si certaines intégrations dépendent du marché chinois.

Vivo promet plus de vitesse sans en payer le prix avec une consommation accrue

Une interface avec plus de transparences, de flous et d’animations pose un problème évident : tous ces effets nécessitent des ressources graphiques.

Vivo affirme qu’OriginOS 7 compense cette charge par une mise à jour de son moteur de fluidité et du système de rendu.

Les chiffres communiqués par la société avant le lancement indiquent ces améliorations par rapport à la génération précédente :

Zone Amélioration annoncée par Vivo
Rendu graphique +14 %
Réponse au changement de page +19 %
Ouverture d’applications Jusqu’à +12 %
Consommation lors d’animations et rendu Environ -20 %
Espace récupérable sur certains mobiles de 256 Go Jusqu’à 20 Go

Ces chiffres proviennent de tests effectués par Vivo et ne sont pas encore des résultats indépendants dans des conditions réelles d’utilisation. Les performances peuvent varier considérablement selon le processeur, la mémoire, le stockage, la température, les applications et le modèle spécifique.

Cela ne signifie pas que OriginOS 7 rende un jeu 14 % plus rapide.

Le chiffre concernant le rendu concerne la représentation de l’interface et les optimisations du système graphique. Il ne traduit pas directement une augmentation de 14 % des performances GPU dans les jeux.

L’économie d’énergie annoncée de 20 % a une limite similaire : Vivo la relie à des scénarios exigeants en animation et rendu de l’interface, pas à une réduction générale de 20 % de la consommation du téléphone.

OriginOS 7 intègre aussi Storage Compression 2.0, conçu pour réduire l’espace occupé par certains types de données.

Les informations avant le lancement évoquent jusqu’à 20 Go récupérables sur un smartphone de 256 Go, mais il s’agit d’un maximum théorique qui dépend des fichiers, applications et données stockés dans chaque appareil.

Android 17 en bas, mais Vivo veut mettre en valeur la couche qui le surplombe

OriginOS 7 utilise Android 17 comme base, mais beaucoup des nouveautés visibles proviennent de la couche développée par Vivo.

Cela permet de distinguer deux niveaux.

Google fournit le système d’exploitation Android, ses API, ses éléments de sécurité et ses services essentiels. Vivo ajoute par la suite son design, ses applications, sa gestion de la mémoire, ses animations, ses outils multitâches et ses services d’intelligence artificielle.

La situation est comparable à One UI chez Samsung ou HyperOS chez Xiaomi.

OriginOS gagne aussi du poids dans la stratégie internationale de Vivo. La version européenne du site de l’entreprise montre déjà OriginOS comme partie de son offre, tandis que l’ancienne version comprenait des éléments comme l’éclairage dynamique, les couleurs translucides, le flou progressif, les cartes empilées et des fonctions de confidentialité.

Cela permet également de nuancer la comparaison avec Liquid Glass.

Apple a fait du cristal numérique un élément central de son identité visuelle, mais la transparence, le flou et les matériaux simulant la profondeur sont présents dans différentes interfaces depuis plusieurs années.

OriginOS 7 adopte désormais une combinaison particulièrement visible de ces ressources, mais son évolution peut en partie remonter à OriginOS 6.

La similitude esthétique existe. Affirmer que tout le design provient d’Apple serait toutefois beaucoup plus difficile à soutenir.

La liste définitive des smartphones sera aussi importante que les nouvelles fonctionnalités

L’autre grande question concerne la compatibilité des appareils.

Vivo a commencé durant l’été des tests en interne avec OriginOS 7, puis a élargi le programme bêta. Parmi les modèles impliqués durant ces phases figurent des appareils des gammes Vivo X, X Fold, Pad et iQOO.

Mais les essais bêta ne garantissent pas forcément le calendrier définitif de mise à jour stable.

La société devra préciser quels modèles recevront OriginOS 7, quand, et quelles fonctionnalités seront proposées sur chaque marché.

Ce dernier point pourrait être particulièrement crucial pour les capacités d’intelligence artificielle.

Les services basés sur Blue Heart et les intégrations entre applications peuvent dépendre de spécificités chinoises, alors que les smartphones vendus à l’international utilisent d’autres services et applications.

Des différences peuvent aussi exister selon la puissance de traitement locale de chaque appareil.

OriginOS 7 arrive à un moment où les couches Android retrouvent de l’importance. Après plusieurs années où les fabricants semblaient converger vers des interfaces de plus en plus semblables, l’IA, la multitâche et les nouveaux langages visuels inversent en partie cette tendance.

Vivo mise sur plus de transparences et de profondeur, mais aussi sur une réduction des temps de réponse, une compression du stockage, et la capacité de son assistant à réaliser des tâches plus complexes.

L’aspect visuel sera probablement la première chose que percevront les utilisateurs. Mais l’évolution la plus intéressante pourrait se situer ailleurs : voir jusqu’où OriginOS 7 parvient à faire que l’IA ne se limite pas à répondre, mais commence réellement à opérer entre les applications du téléphone.

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